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Quand les chiffres parlent: Gallagher, contre toute attente

mardi, 17.06.2014 / 10 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
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Quand les chiffres parlent: Gallagher, contre toute attente
Avec une deuxi\u00E8me saison maintenant derri\u00E8re lui, Brendan Gallagher rejoint d\u00E9j\u00E0 un groupe de joueurs rep\u00EAch\u00E9s tard qui ont laiss\u00E9 leur marque dans la LNH.

MONTRÉAL – Avec une deuxième saison maintenant derrière lui, Brendan Gallagher rejoint déjà un groupe de joueurs repêchés tard qui ont laissé leur marque dans la LNH.

De prédire l’avenir est un travail plutôt difficile. Les météorologues à la télé et les courtiers de Wall Street y arrivent parfois. De prédire qu’un adolescent jouant contre d’autres adolescents patinera cinq ans plus tard aux côtés de vétérans de la LNH est encore plus difficile. C’est pourquoi le travail des dépisteurs est si difficile.

Même si les choix de premier tour sont souvent mis sur la sellette, il n’y a qu’une chance sur deux qu’un choix de première ronde devienne un contributeur de premier plan dans la LNH. En fait, des 40 premiers choix des Canadiens au cours des 25 dernières années, seulement la moitié d’entre eux participeront à plus de 200 matchs dans la LNH, ce qui, en soi, n’est pas une indication des capacités d’un joueur au niveau professionnel.

En 1980, la dernière fois où les Canadiens ont eu le tout premier choix au repêchage, l’équipe a jeté son dévolu sur le joueur de centre Doug Wickenheiser des Pats de Regina dans la WHL. Deux rangs plus tard, un futur membre du Temple de la renommée était choisi par les Hawks, Denis Savard. Wickenheiser a toutefois disputé 556 rencontres dans la LNH, ce qui le place au milieu des 21 choix de première ronde de 1980 en termes de matchs joués.

Si une carrière longue et productive dans la LNH n’est pas garantie pour un choix de première ronde, la route vers la gloire est encore plus périlleuse pour un athlète repêché plus tard. Brendan Gallagher (5e ronde en 2010), Andrei Markov (6e ronde en 1998), Michael Ryder (8e ronde en 1998), Mark Streit (9e ronde en 2004) et Jaroslav Halak (9e ronde en 2003) sont autant d’exemples qui ont contribué grandement aux succès des Canadiens au travers des années, défiant tous les pronostics des experts à leur endroit.

Les cinq exemples ont fait froncer les sourcils des dépisteurs lors de la saison précédant leur repêchage. Gallagher était toute une force offensive avec l’attaque des Giants de Vancouver dans la WHL, mais beaucoup croyaient que son gabarit de 5-pieds-8 ne serait pas assez pour se battre pour une place dans la LNH. Ryder était déjà reconnu comme un tireur d’élite avec les Olympiques de Hull dans la LHJMQ, mais son coup de patin laissait à désirer, tout comme son manque d’assurance dans le jeu défensif. Markov était dans le processus le transformant d’attaquant à défenseur dans la Superligue Russe. De son côté, Halak jouait loin des regards dans la deuxième division slovaque alors que Streit, âgé de six ans de plus que la plupart des autres joueurs repêchés le même jour, jouait en Suisse.

Et tous ces joueurs ont réussi à mieux performer que les joueurs «à ne pas rater» des rondes précédentes. Avant le jour J, ils ne savaient probablement pas qu’ils n’avaient que 10 % des chances de disputer plus de 200 matchs dans la LNH, mais peu importe comment on regarde les chiffres, il y a toujours une exception qui confirme la règle.

Jack Han écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.