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Le déclic

jeudi, 12.06.2014 / 10 h 10 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Le d\u00E9clic
MONTR\u00C9AL \u2013 Bien que les temps aient \u00E9t\u00E9 durs en d\u00E9but de saison pour David Desharnais, celui-ci a trouv\u00E9 un moyen de sortir de sa torpeur et n\u2019a plus jamais regard\u00E9 derri\u00E8re lui.

MONTRÉAL – Bien que les temps aient été durs en début de saison pour David Desharnais, celui-ci a trouvé un moyen de sortir de sa torpeur et n’a plus jamais regardé derrière lui.

Le 1er octobre 2013, David Desharnais était gonflé à bloc pour entreprendre cette saison 2013-2014 avec aplomb. Débutant une première saison complète avec son nouveau contrat en poche, le joueur de centre des Canadiens voulait faire oublier la fin de la campagne précédente qui lui avait laissé un goût amer et un désir indéniable de se racheter. Malgré toutes ses bonnes intentions, le Laurierlois s’est buté à ses démons dès le début de la saison, ne réussissant pas à toucher le fond du filet lors des 20 premiers matchs. Toutefois, ayant connu des situations similaires ou même pires au cours de sa carrière, il est plus que jamais demeuré déterminé à vouloir s’en sortir. Cette période creuse a pris fin un certain 15 novembre alors que Michel Therrien a tenté quelque chose pour remettre son attaquant sur les rails.Bilan 2013-2014: Desharnais

« Mon but à Columbus a été le déclic, même si c’était en fusillade », admet Desharnais, qui voit ce but comme le moment qui a changé sa saison. « J’ai saisi la chance qui m’était offerte et j’ai emmagasiné la confiance qu’on a eue en moi en m’envoyant dans cette situation. C’est à partir de ce moment-là que la machine est repartie. »

À partir de ce moment-là, tout a déboulé pour Desharnais. Il est revenu le fabricant de jeu hors-pair que Max Pacioretty avait besoin pour atteindre le plateau des 39 buts. La confiance était de retour à son maximum. Il a amassé 51 points à ses 60 derniers matchs de la saison, une statistique qui peut être comparée à des joueurs comme James Neal, Logan Couture ou même Zach Parise. Cette spectaculaire renaissance est due notamment à la force de caractère du numéro 51 du Tricolore, mais également au support de ses coéquipiers qui ont toujours cru en lui.

« C’est certain que ça aurait été plus difficile de m’en sortir sans le support de mes coéquipiers », confesse l’attaquant qui aura 28 ans lors du prochain camp d’entraînement. « Juste le fait de sentir qu’ils ont confiance que tu t’en sortes, ça m’a donné espoir même si les temps étaient difficiles. Max [Pacioretty] m’a beaucoup aidé et Daniel [Brière] aussi m’a soutenu à travers ça. »

Desharnais en fusillade contre Columbus

Tout allait bon train pour Desharnais et Pacioretty quand Marc Bergevin a réussi à mettre la main sur le joueur d’impact qu’il manquait pour compléter ce trio qui allait devenir l’un des meilleurs de la LNH en fin de saison. L’acquisition de Thomas Vanek a amené le duo à un tout autre niveau. La chimie a opéré instantanément entre les trois joueurs et rien n’a pu les arrêter, surtout dans une course aux séries éliminatoires des plus féroces.

« C’est un joueur qui a presqu’un point par match dans la Ligue nationale », rappelle Desharnais, qui ne tarissait pas d’éloges envers son compagnon de trio autrichien. « C’est un gars qui aime essayer beaucoup de choses. Offensivement, il nous a aidés Max et moi, à être plus créatifs grâce à la confiance qu’il dégageait sur la patinoire. »

La persévérance et le dévouement de David Desharnais lors de cette saison rocambolesque n’ont pas passé inaperçu. Il était le candidat tout désigné pour être finaliste pour l’obtention du trophée Bill-Masterton remis à la fin juin au joueur qui a démontré une force de caractère exceptionnelle dans une période difficile. Max Pacioretty peut en témoigner, lui à qui cet honneur a été décerné en 2012 après être revenu au jeu suite à sa grave blessure subie face aux Bruins, en 2011.

David Desharnais entamera cet automne sa sixième saison avec les Canadiens et il peut désormais dire qu’il a passé par toutes les gammes d’émotions jusqu'à maintenant dans sa carrière. En tant que vétéran, il pourra, à partir de la prochaine campagne, aider les jeunes poulains de l’organisation à bâtir leur confiance grâce à toute son expérience et il est définitivement prêt à relever le défi.

Philippe Frenette-Roy écrit pour canadiens.com

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