Produire quand cela compte

mercredi, 11.06.2014 / 9 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Produire quand cela compte
Produire quand cela compte

MONTRÉAL – Que ce soit par sa saison régulière en dent de scie ou ses solides performances en séries éliminatoires, la saison 2013-2014 de Lars Eller fut mémorable.

Amorçant la dernière campagne aux côtés des jeunes Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk, Eller était la bougie d’allumage en offensive du Tricolore en levée de rideau, inscrivant cinq buts et quatre mentions d’aide au mois d’octobre. Toutefois, ce début de saison fumant a été suivi d’une longue panne sèche. Affichant une efficacité de 16 % sur ses tirs lors du premier mois de la saison, le taux de réussite d’Eller a ensuite glissé sous sa moyenne de 10 % de sa carrière lors des cinq prochains mois. La baisse au niveau de sa production offensive et un malheureux différentiel de moins-14 affiché par Eller entre novembre et janvier lui ont fait regarder quelques rencontres du haut de la passerelle. Il a conclu 2013-2014 avec 26 points en 77 rencontres, un recul décevant dans son développement considérant qu’il en avait obtenu 30 en 46 matchs durant la saison écourtée en raison du lock-out, en 2012-2013.

« La clé est d’être constant. Vous ne pouvez pas jouer deux matchs à votre meilleur et ensuite lever le pied. Ça ne fonctionne pas comme ça dans la LNH », admet l’attaquant de 25 ans qui semble avoir pris du recul à l’approche de son apogée au niveau professionnel. En réalité, aussi difficile qu’a été la mi-saison pour le talentueux joueur de centre, une partie s’explique seulement par le fait qu’Eller n’ait pas obtenu de rebonds favorables entre l’Halloween et la pause olympique. Ne possédant pas la vitesse de David Desharnais ou la vision de Tomas Plekanec, Eller a tout de même réussi à protéger longtemps la rondelle et a été assez polyvalent pour aider ses nombreux compagnons de trio dans différentes facettes, sans se soucier de ses statistiques personnelles.

Alors que l’acquisition de Thomas Vanek à la date limite des transactions a eu un effet boule de neige au niveau des trios de Michel Therrien, Eller a été réuni à Brian Gionta et Rene Bourque. Ces derniers aimaient lancer souvent en direction du filet adverse et avaient quelque chose à offrir sur le plan défensif. Plutôt que de vouloir à tout prix compléter lui-même ses jeux, comme il l’a fait durant la majorité de la saison lorsqu’il a été utilisé au sein de trios défensifs, Eller avait maintenant l’option de remettre la rondelle à Gionta, auteur d’une saison de 48 buts au New Jersey, ou à Bourque, qui a réussi des saisons consécutives de 27 buts à Calgary.

Il a eu besoin de 82 rencontres pour trouver ses repères, mais cela a donné comme résultat les meilleures semaines au hockey qu’il a connues depuis qu’il a appris les rudiments du sport de son père, à Rodovre, au Danemark. Grâce au flair d’Eller, Bourque a été le meilleur buteur des siens suite aux affrontements contre Tampa Bay, Boston et New York avec huit buts en trois rondes, tandis que Gionta a obtenu de son côté sept points. En un rien de temps, Eller est redevenu un joueur sur lequel les Canadiens pouvaient compter.

« Je me vois comme un attaquant du Top 6 », insiste Eller, qui a vu son temps d’utilisation passer d’en dessous de la barre des 15 minutes par rencontre à un sommet de 16:30 lors des séries. « Mon objectif est de gravir les échelons et devenir un joueur qui peut évoluer aux deux extrémités de la glace dans les situations importantes.

« L’expérience aide toujours. Maintenant nous savons ce qui est nécessaire pour remporter deux rondes, cela nous fait davantage vouloir aller encore plus loin », admet le Danois, qui a mené les attaquants des Canadiens avec une récolte de 13 points en 17 parties éliminatoires. Pour l’ancien choix de première ronde, c’était la conclusion parfaite d’une saison qui l’a fait grandir.

Jack Han écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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