Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google

L’homme de toutes les saisons

mardi, 10.06.2014 / 11 h 45 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
X
Partagez avec vos amis


L\u2019homme de toutes les saisons
MONTR\u00C9AL \u2013 Pour ceux qui le connaissent, Tomas Plekanec est v\u00E9ritablement le Rodney Dangerfield du hockey.

MONTRÉAL – Pour ceux qui le connaissent, Tomas Plekanec est véritablement le Rodney Dangerfield du hockey.

Pour un joueur qui remplit autant de rôles au sein d’une équipe ayant atteint la finale de l’Association de l’Est en 2013-2014, on ne pourrait pas en vouloir au Tchèque de dire « On ne me respecte pas! » Ses statistiques de 20 buts, 43 points et un différentiel positif de plus-11 en 81 matchs en saison régulière sont solides pour un centre de deuxième trio. Elles ne satisferont peut-être pas certains partisans qui se rappellent de ses 69 points aux côtés d’Alex Kovalev et d’Andrei Kostitsyn en 2007-2008, mais ce serait d’ignorer la grande valeur de Plekanec pour le Tricolore.

En effet, David Desharnais, Max Pacioretty et Brendan Gallagher, les membres du premier trio des Canadiens, feraient mieux d’envoyer une bonne bouteille de vin à Plekanec cet été. En prenant la majorité des mises au jeu en zone défensive, neutralisant les meilleurs joueurs de centre des équipes adverses comme David Krejci, Steven Stamkos ou John Tavares, et récoltant un peu d’un point par tranche de deux matchs, le vétéran attaquant permet à Michel Therrien de déployer Desharnais et son trio en zone offensive contre le deuxième trio de l’équipe adverse. C’est donc sans surprise que ces trois joueurs aient réalisé des sommets cette année au chapitre des buts (39 pour Pacioretty et 19 pour Gallagher) ou ont égalé une marque personnelle (Desharnais, 16). Le numéro 14 n’obtient peut-être pas de crédit sur la feuille de pointage pour le travail d’un autre trio, mais le résultat final n’aurait pas été possible sans son excellent jeu aux deux extrémités de la patinoire.

Repêché par les Canadiens en 2001, Plekanec constitue un élément vital de l’attaque depuis son arrivée à temps plein dans la LNH suite au lock-out de 2005. Depuis, l’équipe n’a manqué les séries éliminatoires qu’à deux reprises et a produit bon nombre de moments mémorables en séries.

« L’atmosphère est toujours spéciale à l’intérieur d’une équipe lorsqu’on se rend aussi loin, » explique celui qui a été capitaine de l’équipe tchèque aux Jeux de Sotchi, à propos de sa deuxième finale d’Association de l’Est. Moyennant 20:19 de temps de glace dans toutes les situations imaginables, Plekanec a continué de produire à son rythme habituel, récoltant neuf points en 17 matchs. À 31 ans, Plekanec a joué un peu plus lors des séries que lors de sa dernière apparition en finale de l’Est, où il avait été utilisé en moyenne durant 19:57, amassant 11 points lors du parcours en séries des Canadiens en 2009-2010.

« En 2010, nous avions beaucoup moins de profondeur. Nous avions peut-être deux bons trios. Cette année, tout le monde a contribué », confie Plekanec. Plutôt que de se fier sur Scott Gomez pour faire le travail alors qu’il était sur le banc, Plekanec, qui vient de compléter sa neuvième année dans la ligue, pouvait maintenant compter sur l’aide de David Desharnais et de Daniel Brière en zone offensive et sur celle de Lars Eller pour ses qualités défensives. D’ailleurs, si la moyenne de buts des Canadiens était de 2,42 par match lors des séries en 2010, elle était de 3,00 cette saison.

On peut s’attendre à ce que Tomas Plekanec continue de remplir ses fonctions défensives pour les Canadiens en 2014-2015. Il ne gagnera peut-être jamais le trophée Art Ross, il ne marquera peut-être jamais 50 buts par saison et ne dépassera peut-être plus jamais le cap des 60 points par saison, mais comme il vous l’expliquerait en prenant un café, ce n’est pas son but.

Jack Han écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Élise Robillard.

VOIR AUSSI
Une quête inachevée
Quand les chiffres parlent : La taille n’est pas toujours ce qui compte
Ouvrez bien les yeux