En profondeur

mercredi, 07.05.2014 / 14 h 38 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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En profondeur
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BROSSARD – En série, la profondeur est d’une importance capitale. Ça, Marc Bergevin le savait lorsqu’il a fait l’acquisition de Dale Weise et de Mike Weaver en cours de saison.

Et maintenant, ces acquisitions du directeur général du Tricolore commencent à payer des dividendes. D’un côté, vous avez Weise, qui compte déjà à sa fiche deux buts gagnants, dont un sur une superbe manœuvre en échappée contre les Bruins dans le match de mardi soir. De l’autre, vous avez Mike Weaver qui, en plus de ses trois points accumulés, domine les Canadiens dans la colonne des plus-moins et n’hésite jamais à se lancer tête première sur la glace pour bloquer un tir.

«Marc Bergevin avec son groupe ont fait un travail remarquable pour aller chercher la profondeur qu’on voulait avoir. On est très fiers de cette profondeur », a mentionné Michel Therrien, qui a vu un impressionnant total de 18 joueurs noircir la feuille de pointage jusqu’ici lors des séries 2014. «Ces joueurs-là se sont intégrés vraiment rapidement à notre groupe. Notre groupe est vraiment uni et il y a une belle chimie au sein de celui-ci. Et ils ont acheté rapidement notre façon de jouer. Tout ça mis ensemble fait que ce sont des acquisitions exceptionnelles pour nous.»

Pour Dale Weise, un petit gars de Winnipeg, les Canadiens ont toujours représenté une équipe avec laquelle il rêvait de jouer. Et maintenant qu’il en fait partie et qu’il contribue, il doit parfois de pincer pour être certain que ce qui lui arrive est bel et bien réel.

«Les partisans sont passionnés ici. Le Centre Bell était fou mardi soir. C’est la meilleure atmosphère possible dans laquelle jouer. C’est un rêve devenu réalité pour moi », a mentionné Weise qui a disputé les trois dernières saisons avec les Canucks de Vancouver avant de se voir échangé au Tricolore en retour de Raphael Diaz. «Je ne crois pas qu’on puisse comparer les deux marchés, Montréal et Vancouver. Là-bas, tu peux marcher dans la rue et personne ne sait qui tu es. Ici, tu ne peux pas faire cinq pieds sans que quelqu’un te reconnaisse. J’adore ça. »

Son style de jeu robuste et sa rapidité lui ont d’ailleurs valu des louanges de la part de son entraîneur-chef, qui n’a pas hésité à l’utiliser dans les dernières minutes du match #3 contre les Bruins, alors qu’il voulait protéger une avance d’un but face à une équipe qui attaquait de toutes parts.

«Depuis son acquisition, c’est un joueur qui nous apporte beaucoup. C’est un athlète qui semble très heureux de jouer avec notre équipe. Il ne faut pas oublier qu’à Montréal, la passion de nos partisans, encore plus en séries, pousse certains joueurs à se sentir à l’aise. Depuis qu’il est avec nous, il joue du hockey inspiré, avec les résultats qu’on connaît», a insisté Therrien.

En vrac: Dale Weise

Si Weise est passé d’un marché où le hockey était tout de même important, la situation est complètement différente pour Weaver, qui a principalement joué à Atlanta, Los Angeles et en Floride au cours de sa carrière avant de s’amener avec les Canadiens. Et Weaver, originaire d’Ontario, n’est pas mécontent d’aboutir dans le plus gros des marchés de hockey qui existe.

«Je crois qu’ici, les gens connaissent le hockey. En Floride, les partisans ne prêtaient pas vraiment attention aux petits détails qu’on faisait sur la glace. C’est certain que les marqueurs vont marquer des buts, mais il y a aussi de petits jeux qu’on ne remarque pas. Ici, les gens s’en rendent compte », souligne celui qui compte 20 tirs bloqués à son actif en séries 2014. «Je suis très chanceux d’avoir pu intégrer la structure aussi facilement. C’est difficile d’arriver d’une autre équipe en milieu de saison. Je fais seulement des jeux simples et je donne la rondelle à des gars qui peuvent marquer. »

Et apparemment il réussit à le faire à merveille, tout en empêchant l’adversaire de marquer, comme en fait foi son différentiel de plus-6 jusqu’ici en séries.

«Je n’ai pas la même pression que les gars qui doivent marquer ont. Vous savez, ceux qui doivent marquer à chaque match. Mon travail c’est seulement de me jeter devant les tirs », a lancé Weaver, qui est maître dans l’art de se jeter sur la glace pour bloquer des tirs à plus de 100 miles à l’heure. «Ce n’est pas si compliqué. C’est sûr que tu dois quand même te jeter devant ces tirs, mais la plupart du temps, mon jeu est très simple. »

Avec encore tout le chemin qui reste à parcourir en séries, les deux joueurs, qui ont déjà le chandail des Canadiens collés sur le dos, risquent fort bien de l’avoir tatoué sur le cœur dans quelques semaines. Si ce n’est pas déjà fait…

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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