De l’ombre à la lumière

vendredi, 11.04.2014 / 14 h 30 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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De l\u2019ombre \u00E0 la lumi\u00E8re
Brian Gionta, r\u00E9cipiendaire du troph\u00E9e Jacques-Beauchamp-Molson pour la saison 2013-2014.

BROSSARD – «Je ne suis pas toujours d’accord avec vous, mais cette fois-ci, je vous donne raison. »

Voilà le premier commentaire que Michel Therrien a lancé à la blague aux journalistes au sujet de leur choix pour la nomination de Brian Gionta comme récipiendaire du trophée Jacques-Beauchamp-Molson pour la saison 2013-2014.

Le trophée Jacques-Beauchamp-Molson est remis au héros obscur de l’équipe qui joue un rôle déterminant, sans toutefois se retrouver sous les projecteurs. C’est exactement ce que le capitaine du Tricolore a fait, récoltant au passage 17 buts et 22 mentions d’aide.

La réaction de Gionta

«Tu joues d’une certaine façon pour tes coéquipiers. C’est bien de voir que des gens à l’extérieur de l’équipe le voient et le reconnaissent », a mentionné Gionta qui succède à Brandon Prust, le récipiendaire de 2012-2013. «Je suis très chanceux d’avoir déjà joué cinq ans ici. C’est une ville superbe avec un bel environnement pour vivre et j’apprécie chaque jour passé ici. »

Ayant dû subir une reconstruction du biceps droit le 11 janvier 2012, puis du biceps gauche en mai 2013, le vétéran de 35 ans était bien heureux d’être de retour au jeu lorsque la saison 2013-2014 s’est mise en branle.

«La première fois, j’ai eu un an complet pour me remettre en forme », a souligné Gionta qui avait bénéficié du lock-out pour revenir à 100%. «La deuxième fois, je peux dire que j’ai commencé à être vraiment confortable en novembre-décembre. C’est là que j’ai senti que j’avais retrouvé toute la puissance dans mon tir. »

Non seulement a-t-il dû travailler dur pour retrouver toute sa mobilité et sa force, mais il a également dû composer avec un changement de rôle au sein de l’équipe.

«Je ne crois pas que mon style ait changé. De jouer contre les meilleurs trios adverses et en désavantage numérique, ça fait une différence, mais mon approche par rapport aux matchs est toujours la même », a soutenu celui qui s’est amené à Montréal en tant que joueur autonome en 2009. «Je ne vais rien changer à mon style. »

C’est justement cette constance et cette éthique de travail qui font que Gionta est apprécié de tous, dans le vestiaire, comme à l’extérieur de celui-ci.

«Brian est un joueur respecté dans cette équipe, que ce soit par les entraîneurs ou par les joueurs. Je suis très content qu’il ait été choisi pour cet honneur», a lancé Michel Therrien au sujet de son capitaine, à qui il n’a pas hésité à donner des missions défensives importantes, en compagnie de Tomas Plekanec tout au long de la saison. «Il fait beaucoup de bonnes choses. Il peut remplir plusieurs rôles et ne va jamais s’en plaindre. Il va la faire avec beaucoup de fierté et il va l’accepter au bénéfice de l’équipe. Et je respecte ça. »

Visiblement, Michel Therrien n’est pas le seul à respecter ça.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.