Repartir la machine

mercredi, 26.02.2014 / 23 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Repartir la machine
Une \u00E9quipe de hockey est une machine bien huil\u00E9e. Par contre apr\u00E8s deux semaines d\u2019inactivit\u00E9, il faut souvent \u00E9liminer un peu de rouille.

MONTRÉAL – Une équipe de hockey est une machine bien huilée. Par contre après deux semaines d’inactivité, il faut souvent éliminer un peu de rouille.

Si la pause olympique a permis à la plupart des joueurs de recharger les batteries, le redémarrage a été un peu plus difficile mercredi soir, alors que les Red Wings de Detroit étaient en ville.

«Nos deux premières périodes n’ont pas été très bonnes. Ce n’était pas ce que nous voulions, mais nous sommes revenus de l’arrière en troisième en mettant de la pression et en allant chercher un point », a mentionné le capitaine Brian Gionta, auteur du seul but du Tricolore, le but égalisateur, avec 29 secondes à écouler au cadran. «Ça aurait été bien d’aller en chercher deux.»

À la dernière seconde

Après un période de 17 jours, 23 heures et 5 minutes sans fouler une patinoire de la Ligue nationale en tant qu’équipe, le Tricolore a eu besoin d’un certain moment d’adaptation avant de retrouver une chimie. Même si des entraînements ont fait partie du régime quotidien de la plupart des joueurs au cours des derniers jours, rien ne vaut la pression d’un match pour mettre en application les concepts et surtout, retrouver ses repères.

«C’est toujours une situation qui est normale. On ne veut pas que ça arrive, on travaille beaucoup là-dessus, on met beaucoup d’efforts. Mais les entraînements ce n’est pas comme les matchs, ce n’est pas naturel. Ça va prendre un certain temps et plus on va jouer de matchs, plus la cohésion va revenir», a souligné Michel Therrien qui s’est dit plus qu’heureux que sa troupe s’envole directement en direction de Pittsburgh après le match, pour y affronter les Penguins jeudi soir. «Plus on joue de matchs, plus l’exécution va revenir. Alors je n’ai rien contre le fait qu’on joue deux matchs en deux soirs. »

Pour Alex Galchenyuk, la quantité de rouille à faire disparaître était un peu plus grande, lui qui n’avait pas joué depuis 51 jours, soit depuis qu’il s’était fracturé la main contre les Panthers de la Floride, le 6 janvier. Mais l’habile attaquant a rapidement retrouvé ses facultés au cours du match, terminant notamment la rencontre avec un temps de jeu de 15:15 et un différentiel de plus-1.
En vrac: Alex Galchenyuk

« En troisième, j’ai commencé à vraiment bien me sentir. Mes jambes étaient de retour et le synchronisme également, ce qui est très important », a souligné Galchenyuk, qui s’est longuement entraîné en compagnie de l’entraîneur en conditionnement physique Pierre Allard, au cours des dernières semaines. «Tu peux t’entraîneur et patiner comme un fou autant que tu veux, mais tant que tu ne joues pas, ça ne fait aucun sens. Je me sentais de mieux en mieux à mesure que le match progressait. »

Au final, le point amassé par le Tricolore lui permet de prendre une priorité d’un point sur les Maple Leafs de Toronto, eux qui se retrouvent au cinquième rang dans l’Est. Avec un peu plus d’une vingtaine de matchs à disputer au calendrier, chacun de ces points revêt une importance de plus en plus grande. 

«La bonne chose dans le hockey, c’est que tu peux perdre un match et tu peux te reprendre le lendemain », a lancé Galchenyuk, à propos du match de jeudi soir au Consol Energy Center de Pittsburgh. «Il faut nous regrouper, nous concentrer, oublier ce match et commencer à penser au suivant.»

Et le suivant représentera un beau défi pour la troupe de Michel Therrien, qui affrontera l’équipe numéro un dans l’Association de l’Est. Une belle façon de voir si la mise au point a été bien effectuée.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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