Price a répondu à toutes les questions à son sujet en blanchissant les Américains

vendredi, 21.02.2014 / 18 h 39 / Nouvelles olympiques 2014
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Price a r\u00E9pondu \u00E0 toutes les questions \u00E0 son sujet en blanchissant les Am\u00E9ricains
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SOTCHI – Carey Price n’avait jamais joué dans un match aussi important. Ni même rien de proche.

Il y a peut-être eu le match pour la médaille d’or remporté au Championnat du monde de hockey junior en 2007. Mais depuis qu’il est devenu professionnel, le plus proche que le gardien du Canadien est venu de disputer un match aussi crucial que la demi-finale des Jeux de Sotchi est lorsqu’il a été impliqué dans deux septièmes matchs des séries de la Coupe Stanley, chaque fois en première ronde et contre les Bruins de Boston, en 2008 et 2011.

Price s’est retrouvé sur une bien plus grande scène vendredi contre les Etats-Unis, le même pays qu’il avait battu en 2007. Et c’est comme s’il avait été conçu pour vivre ce grand moment.

Il a effectué 31 arrêts pour grandement aider le Canada à l’emporter 1-0, ayant su résister malgré la lourde circulation devant lui pour empêcher les Américains de prendre une avance rapide et demeurer alerte quand ses coéquipiers ont commencé à contrôler le jeu pendant de plus longues périodes.

« Je suis vraiment heureux, a-t-il déclaré après la rencontre. Je veux juste profiter du moment pour tout de suite. C’est pour cette raison qu’on pratique ce sport. Nous croyons que c’est le plus beau sport au monde et on est bien récompensé si on y consent les efforts. »

C’est exactement ce qu’a fait Price, même si ça n’a pas toujours été facile.

Il a été hué par ses propres partisans. Il a vu Jaroslav Halak non seulement prendre sa place en 2010 mais mener ensuite le Canadien le plus loin en séries qu’il ne s’était rendu en 17 ans et devenir le chouchou de la ville, avant d’être échangé à St. Louis.

Sur la glace, Price a dû se réinventer à plusieurs reprises, mais peut-être jamais plus que cette saison avec Stéphane Waite, son troisième entraîneur de gardiens depuis sa venue à Montréal. Il garde maintenant le filet plus accroupi, ce qui lui permet de bondir plus rapidement d’un poteau à l’autre. Il contrôle mieux les retours de lancer. Il prend de meilleures décisions.

« J’ai joué devant plusieurs bons gardiens, mais aujourd’hui il a été remarquable, l’a vanté le défenseur Jay Bouwmeester. Il est tellement calme. Rien ne le dérange. Il n’a jamais été hors position et c’est impressionnant quand vous le regarder. »

Malgré son jeu amélioré, il était impossible pour l’entraîneur Mike Babcock et son personnel de prévoir comment Price allait réagir devant l’immense pression d’un match si crucial. On n’avait pas de références.

Jonathan Quick, tout aussi impressionnant devant le filet des Etats-Unis, a pris part à 38 matchs éliminatoires depuis deux ans et Price à 30 dans toute sa carrière et jamais plus loin que la deuxième ronde.

On ne savait pas à quoi s’attendre donc, mais Price a passé le test avec les plus grands honneurs.

« Mission accomplie », a-t-il d’ailleurs constaté.

Babcock a reconnu que lui et ses adjoints ont passé beaucoup de temps à discuter de l’inexpérience de Price dans des matchs aussi importants. Et comme son auxiliaire Roberto Luongo a gagné une médaille d’or à Vancouver en 2010, la réflexion s’imposait.

Mais Babcock a finalement jugé que Price en avait fait assez pour mériter sa chance.

Et jusqu’ici il ne s’est pas trompé.

« Il a été formidable, a dit Babcock. C’est comme dans d’autres domaines, vous vous dotez d’un curriculum vitae en cours de carrière de carrière, et cela vous inspire confiance. C’est ce qu’il a fait avec le temps.

« C’est un gars qui est gros devant son filet, il se tient droit et il est souple à la fois. Il donne confiance à ses coéquipiers. Il a été vraiment bon ce soir. »

Tellement bon en fait que Luongo, le gars à qui il a volé le job, a écrit tout de suite après le match sur Twitter: « JESUS PRICE!!!! ».

Price va donc passer du plus gros match de sa carrière à un plus gros encore, avec la médaille d’or comme enjeu contre la Suède dimanche.

Il sera alors opposé à un des meilleurs gardiens au monde en Henrik Lundqvist de même qu’au meilleur jeu de puissance du tournoi olympique.

Ce sera un autre test pour lui, sauf que cette fois on se ne posera plus de questions à savoir s’il peut contrôler la pression.

Price a répondu à toutes les questions vendredi en blanchissant les Etats-Unis.

- LNH.com.

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