Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google

Enfant de la patrie

mardi, 18.02.2014 / 15 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
X
Partagez avec vos amis


Enfant de la patrie
MONTR\u00C9AL -- Plusieurs chemins peuvent mener \u00E0 la cons\u00E9cration olympique. Pierre Allard en sait quelque chose.\r\n

MONTRÉAL -- Plusieurs chemins peuvent mener à la consécration olympique. Pierre Allard en sait quelque chose.

Seize ans après avoir porté les couleurs de la France lors des Jeux olympique de Nagano en 1998, l’entraîneur en conditionnement physique des Canadiens se souvient très bien comment son rêve de jouer dans le plus grand tournoi de la planète est devenu réalité. Même si c’est arrivé de façon plus non-conventionnelle.

«J’ai rencontré ma femme à Montréal et elle est Française. Elle m’a aidé à comprendre qu’il fallait toujours poursuivre ses rêves. Mon rêve était de jouer dans la LNH. Quand je me suis rendu compte que ce n’était pas possible, nous avons convenu d’un plan B », a laissé savoir l’homme originaire de Montréal, qui en est à sa quatrième saison à Montréal après avoir accroché ses patins en 2003. «Ma femme et moi sommes allées en France et ça m’a pris 14 ou 15 mois pour obtenir ma citoyenneté française. Le fait que nous soyons mariés et que nous avions des enfants a accéléré le processus. Le fait que je vienne du Québec a aussi aidé. »

Avec un passeport français en poche, le gradué de l’Université de Montréal, qui a joué professionnellement en France et en Angleterre pendant 10 saisons, a saisi l’opportunité de joindre l’équipe nationale de son pays d’adoption, lorsque ceux-ci ont eu besoin d’un attaquant qui n’avait pas froid aux yeux.

«En grandissant, j’ai toujours vu les Olympiques comme quelque chose de gros et je voulais en faire partie », a confié le vétéran qui a participé à cinq Championnats du monde et qui a passé sept saison en tant que membres de ceux qui se font affectueusement appeler Les Bleus. « Quand je suis arrivé en France, j’ai réalisé que je pouvais faire partie de l’équipe nationale. Mon premier match avec eux était contre Équipe Canada, à Bordeaux, en 1996. C’était un peu bizarre de me tenir à la ligne bleue et de voir tous ces Canadiens de l’autre côté. C’était étrange comme premier match. »

D’affronter l’équipe de son pays natal sur une patinoire internationale a certainement été unique, mais ça n’a pas empêché celui qui est aujourd’hui âgé de 41 ans, de rêver aux Olympiques, deux ans plus tard. À Nagano, en 1998, il s’est aligné avec la France, qui a terminé 11e, dans les premiers Jeux auxquels les joueurs de la LNH pouvaient prendre part.

Bien que le résultat final n’ait pas été celui espéré par Allard et ses nouveaux compatriotes, celui-ci rappelle toujours que c’est l’expérience d’une vie.

«D’être là, de voir les professionnels et de jouer contre autant de gros noms, c’était génial. D’être dans le village olympique aussi. Après notre tournoi, il nous restait cinq jours, alors je me suis promené et je suis allé voir certaines compétitions, notamment du patinage de vitesse. J’ai vu Équipe Canada affronter Team USA et je suis allé voir quelques matchs des femmes aussi », se souvient Allard, qui s’est retrouvé dans le même groupe que l’Allemagne, le Japon et la Biélorussie lors des Jeux de 1998.

«La plupart des athlètes vous dirait que lors de leurs premiers Jeux, ils étaient partout. Tu regardes dans toutes les directions et tu perds beaucoup de ta concentration tellement il y a de distractions », a-t-il poursuivi. «Si j’avais une chance d’y retourner, je serais beaucoup plus concentré sur la tâche. Tu veux vivre l’expérience, mais d’une façon différente. Tu veux performer, mais tu sais que tu risques de n’y aller qu’une seule fois alors tu veux en tirer le maximum. C’est difficile d’y aller deux fois. »

Avec cette philosophie, ça ne devrait surprendre personne de savoir que l’homme qui est en charge de garder les troupes de Michel Therrien prêtes au combat a également joué un rôle important dans l’atteinte de leur rêve par sept des joueurs du Tricolore.

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

VOIR AUSSI
La Fondation des Canadiens pour l’enfance aménagera une patinoire BLEU BLANC BOUGE à Longueuil
Le dernier mot : Hugh Jackman
Résumé olympique: 18 février