Montagne russe à l’américaine

jeudi, 06.02.2014 / 23 h 45 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Montagne russe \u00E0 l\u2019am\u00E9ricaine
Max Pacioretty a connu une soir\u00E9e de travail qui passera \u00E0 l\u2019histoire. Pour les bonnes raisons, mais aussi pour des raisons plut\u00F4t inusit\u00E9es.

MONTRÉAL -- Max Pacioretty a connu une soirée de travail qui passera à l’histoire. Pour les bonnes raisons, mais aussi pour des raisons plutôt inusitées.

L’attaquant de puissance a terminé la rencontre avec un tour du chapeau, ce qui fait partie des bonnes raisons. En complétant son tour du chapeau dans un filet désert, Pacioretty portait son total de buts à 26 cette saison, à seulement sept buts de sa meilleure récolte en carrière. Il s’agissait pour l’ailier gauche de 25 ans d’un deuxième tour du chapeau cette saison, lui qui avait réussi l’exploit également le 19 novembre 2013 contre le Wild au Centre Bell.

Tour du chapeau de Pacioretty
«Je crois qu’avec mes deux tours du chapeau il y a eu un maximum de six casquettes sur la patinoire. Je ne sais pas si les partisans sont fâchés après moi ou quelque chose du genre », a lancé à la blague Pacioretty, qui a vu seulement une dizaine de casquettes atterrir sur la surface glacée après son exploit. «Je pourrais peut-être aller leur acheter des casquettes pour qu’ils les lancent quand j’ai un tour du chapeau. Je crois qu’il y en avait eu plus à Long Island pour mon premier tour du chapeau.»

Chose certaine, si Max Pacioretty avait su profiter de ses occasions en deuxième période, les casquettes auraient été beaucoup plus nombreuses au rendez-vous. En effet, la soirée de l’attaquant  passera également à l’histoire en raison des deux tirs de pénalité qui lui ont été accordés au cours de la deuxième période. Il s’agissait d’une première dans les annales du hockey de la LNH. Malheureusement pour lui toutefois, il n’a pas été en mesure de trouver le fond du filet ni à la première, ni à la deuxième occasion.

«C’est très embarrassant que ce soit arrivé et que je n’aie pas marqué sur aucun des tirs. C’est certain que je vais en entendre parler», a lancé celui qui y est allé d’une feinte pour le moins inusité pour sa deuxième tentative, qu’il a obtenue seulement 1 minute 51 secondes après la première. «Je ne suis pas vraiment certain de ce que je voulais faire. Il y a quelques trucs que tu pratiques à l’entraînement. Je ne rate pas souvent à l’entraînement. Dans un match, c’est une question de momentum. Éventuellement, je vais devenir bon à ce jeu-là.»

Toutefois, l’étonnement d’avoir raté ces occasions s’est rapidement dissipé en troisième période, lorsqu’il a marqué en ouverture du troisième vingt pour redonner une priorité de deux buts au Tricolore.

S’il croyait avoir passé l’éponge sur ses déboires en tirs de pénalité aussi facilement après avoir obtenu son tour du chapeau, c’était bien mal connaître ses coéquipiers. Sa tenue lors des duels avec Luongo lui a valu les railleries de ses coéquipiers, notamment de son compagnon de trio Brendan Gallagher, qui s’est fait complice de deux de ses filets.

«Je crois qu’on va commencer à décliner les tirs de pénalité et à prendre l’avantage numérique à la place », a lancé Brendan Gallagher à la blague, faisant référence à la possibilité de refuser des pénalités au football. «Sérieusement, il est incroyable. Vous le voyez aller. Il suffit de lui donner la rondelle et il marque. Il est vraiment très efficace. »

Avec les Jeux olympiques qui approchent, Pacioretty, digne représentant de l’équipe américaine a avoué qu’il n’avait pas vraiment hâte d’affronter un ou l’autre des gardiens qui étaient présents sur la glace jeudi soir.

«Carey et Roberto sont deux gardiens incroyables et je ne suis pas capable de marquer ni contre un ni contre l’autre en échappée », a avoué le numéro 67. «La prochaine fois je vais seulement fermer mes yeux et tirer.»

Qui sait avec le compas qu’il a dans l’œil, ça pourrait bien fonctionner, même en fermant les yeux…

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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