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Quand les chiffres parlent – Les contraires s’attirent

mardi, 21.01.2014 / 1 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Quand les chiffres parlent \u2013 Les contraires s\u2019attirent
Ketchup et moutarde; petits pois et carottes; rythme et blues. Certaines choses sont faites pour bien aller ensemble. C\u2019est le cas pour deux des attaquants de premier plan des Canadiens, Max Pacioretty et David Desharnais. Diff\u00E9rents sur plusieurs facettes, leur combinaison produit un des duos offensifs les plus spectaculaires et productifs des cinq derni\u00E8res saisons.\r\n
MONTRÉAL – Ketchup et moutarde; petits pois et carottes; rythme et blues. Certaines choses sont faites pour bien aller ensemble. C’est le cas pour deux des attaquants de premier plan des Canadiens, Max Pacioretty et David Desharnais. Différents sur plusieurs facettes, leur combinaison produit un des duos offensifs les plus spectaculaires et productifs des cinq dernières saisons.

Au premier coup d’œil, un fossé de différences sépare les deux hommes. David Desharnais, 5-pieds-7, né à Laurier-Station, près de Québec, alors que Max Pacioretty, 6-pieds-2, provient du Connecticut. L’ailier gauche n’a jamais joué dans un circuit junior majeur et a été repêché par Montréal en première ronde en provenance de l’Université du Michigan. De son côté, même après avoir dominé la LHJMQ avec les Saguenéens, le joueur de centre a été ignoré au repêchage de la LNH, avant de signer un contrat en tant qu’agent libre avec les Canadiens.

Sur la glace par contre, ce qui différencie principalement Pacioretty et Desharnais est représenté par leurs tendances au niveau des tirs. Tel que vu dans un texte précédent, Pacioretty a été le tireur le plus fréquent des Canadiens depuis ses débuts à temps plein avec l’équipe en 2009, envoyant en moyenne 3,11 tirs vers le filet adverse par match. Tous les joueurs détenant une moyenne de plus de trois tirs font généralement partie des tireurs d’élite. C’est donc sans surprise que l’Américain ait dominé l’équipe au niveau des buts au cours des trois dernières saisons. Pour un joueur qui voit son tir comme un atout de taille, il prouve qu’il sait s’en servir à merveille.

Tirs : Mi-saison 2013-2014 (5 vs. 5, à la mi-saison)

Nom                Tirs              Distance moyenne (pieds)   % eff.
Desharnais        48            22.9                                           14.5
Galchenyuk       77            24.4                                           12.2
Brière                  48            26.0                                           14.4
Eller                     81            26.4                                           11.3
Gallagher           112          27.7                                           11.4
Pacioretty           128          32.0                                           10.6
Plekanec           114           33.0                                           10.9


Ce que Pacioretty présente en force et en volume, Desharnais le présente en intelligence et en opportunisme. Pour un joueur qui tire en moyenne 1,23 fois au filet par match, le joueur de centre est tout de même une menace constante autour du filet, grâce à sa capacité à garder la rondelle au milieu de la circulation dense et de s’amener aussi près que possible du gardien adverse avant de tirer. Le tableau ci-contre présente la relation existante entre la distance de laquelle les tirs sont pris et le pourcentage d’efficacité. Cette corrélation pourrait expliquer l’efficacité remarquable de Desharnais en carrière de 14,8%. Dans l’histoire récente des Canadiens, seul Mike Ribeiro s’approche d’un tel résultat à 14,7%. Les deux joueurs sont d’habiles manieurs de rondelles qui tirent rarement (1,61 tir en moyenne pour Ribeiro.)

Tirs: Mi-saison 2013-14 (5 vs. 4, mi-saison)
Nom               Tirs en AN    Distance moyenne (pieds)    % eff.
Galchenyuk      18            16.4                  11.1
Gallagher          19            19.6                  21.1
Plekanec           12            22.2                  25.0
Eller                    12            25.8                  16.7
Pacioretty           27          
  26.0                 22.2

En allant encore plus loin, en avantage numérique on peut voir que Pacioretty est bien servi par l’espace supplémentaire sur la glace. En tirant la rondelle à partir d’un point plus près du filet en avantage numérique, son taux d’efficacité fait plus que doubler. De son côté, le côté passeur ressort encore plus chez Desharnais avec l’avantage d’un homme. Après 42 matchs, il avait seulement tiré trois fois au but en supériorité numérique, à une moyenne de 22,7 pieds du filet, marquant une fois.

Jack Han écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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