Le dernier mot: Jean Pascal

mardi, 14.01.2014 / 11 h 34 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Le dernier mot: Jean Pascal
N\u00E9 en Ha\u00EFti avant d\u2019avoir grandi \u00E0 Laval (QC), le champion du monde des mi-lourds du WBC Jean Pascal a pris tous les moyens pour gravir l\u2019\u00E9chelle mondiale de la boxe. Suite \u00E0 son impressionnante victoire sur Chad Dawson et \u00E0 l\u2019aube de son affrontement face \u00E0 Bernard \u00AB The Executioner \u00BB Hopkins, le partisan des Canadiens de 28 ans et actuel meilleur mi-lourd sur la plan\u00E8te continue de prendre d\u2019assaut le monde de la boxe, un coup de poing \u00E0 la fois.

Né en Haïti avant d’avoir grandi à Laval, l’ancien champion du monde des mi-lourds du WBC Jean Pascal a pris tous les moyens pour gravir l’échelle mondiale de la boxe. À la veille du très attendu combat où il affrontera Lucian Bute, voici l’entrevue que nous avions effectuée avec  le partisan des Canadiens de 31 ans pour notre magazine afin d’en apprendre un peu plus sur son amour pour le bleu-blanc-rouge.

Tu es arrivé au Québec alors que tu étais tout jeune. À quel moment es-tu devenu un partisan des Canadiens ?

JEAN PASCAL : J’ai commencé à jouer au hockey dès l’âge de 5 ans et comme tous les jeunes Québécois, je voulais un jour évoluer pour les Canadiens. Je gardais toujours espoir en grandissant mais quand j’ai eu 13 ans, j’ai été rétrogradé parce que j’étais trop petit. J’ai donc suivi les traces de mon grand frère qui pratiquait la boxe.

Quel était ton joueur préféré chez les Canadiens à l’époque ?

JP : C’était Patrick Roy. J’aimais sa fougue, son franc-parler, c’était un gagnant qui détestait perdre et qui était à son meilleur dans les moments importants. Je me suis beaucoup identifié à lui en tant qu’athlète parce qu’il a toujours été un guerrier.

Quelques joueurs des Canadiens ont suivi des cours de boxe au fil des dernières années. En quoi penses-tu que cela les aidera? Serais-tu disponible si l’on te demandait de devenir consultant pour eux ?

JP : Ça va les aider grandement puisque la boxe est un sport complet qui permet de travailler toutes les parties du corps, incluant le cerveau. La boxe leur permettra d’accentuer leur vitesse et leur puissance sur la glace. S’ils demandaient mon aide, je serais très flatté et je pourrais leur apporter une source de motivation supplémentaire.

Y a-t-il quelque chose de plus cool que d’avoir entendu le légendaire Michael Buffer t’annoncer comme vainqueur sur kles ondes de HBO?

JP : Sincèrement, j’ai rêvé à ce moment là depuis le début de ma carrière. Mais pour être honnête, j’étais tellement en extase après ma victoire que je ne l’ai même pas entendu! Lorsque j’ai réécouté le combat, c’est là que je l’ai réalisé et je me suis dit : « Oh mon dieu, c’est Michael Buffer qui m’a annoncé comme vainqueur. »

Il semble que ce ne sont pas seulement les joueurs des Canadiens qui ont du succès à domicile puisque tu présentes une fiche de 8-1 au Centre Bell. Comment t’es tu senti devant de si grosses foules ?

JP : Chaque fois que je me suis battu au Centre Bell, ça a été « écœurant »! J’adore boxer ici et les partisans m’ont toujours appuyé à 110 %.

Sois honnête avec nous, quel pourcentage de tes succès peux-tu attribuer aux heures passées à jouer à Mike Tyson’s Punchout sur Nintendo?

JP : (rires) J’aurais aimé donner un pourcentage élevé à cette question, mais ce n’est pas aussi facile que ça! Je dois plutôt attribuer mes succès aux nombreuses heures passées au gymnase avec mon grand frère. Nous continuions à nous entraîner à la maison où nous avons brisé de nombreux vases sur le passage! Disons que ma mère n’appréciait pas trop! Maintenant je pourrai les lui rembourser!

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Lequel des adversaires que Rocky Balboa a affronté était le plus impressionnant : Apollo Creed, Clubber Lang, Ivan Drago, ou Hulk Hogan ?

JP : Au niveau des qualités athlétiques et des techniques de boxe, c’est de loin Apollo Creed. On peut voir que l’acteur Carl Weathers avait déjà fait de la boxe auparavant contrairement aux autres. Par contre, si on parle de l’ampleur du défi, le fait que Rocky se soit déplacé en Russie à l’époque de la Guerre froide pour affronter Drago, c’était impressionnant.

Crois-tu que les bagarres ont toujours leurs places dans la LNH ?

JP : Certainement. Le hockey c’est le hockey. Les joueurs de la LNH ne jouent pas à la ringuette! (rires) Je ne veux rien enlever à la ringuette, mais le hockey a toujours été un sport physique. Par contre, je suis contre les coups vicieux et les gestes visant à blesser un autre joueur.

Tu n’as jamais évité les combats difficiles ni choisi des adversaires plus modestes au cours de ta carrière. Selon toi, en quoi est-ce si important d’affronter les meilleurs boxeurs sur la planète ?

JP : Si on veut devenir le meilleur, il faut affronter les meilleurs. J’ai toujours été un gars qui aime les défis. En plus de prouver au public que je fais partie de l’élite, je veux également le prouver à moi-même que j’ai ma place parmi les plus grands.

Quel boxeur admirais-tu lorsque tu étais plus jeune?

JP : Sans contredit Roy Jones Jr. Il est un boxeur extrêmement talentueux, beau à voir boxer et à son meilleur représentait la perfection sur le ring. Son intelligence et sa rapidité m’ont attiré vers la boxe.

Lequel de ces boxeurs a réalisé la meilleure « performance » en dehors du ring? Mike Tyson dans le film The Hangover ou George Foreman dans ses publicités promouvant ses barbecues?

JP : Je pense que c’est George Foreman avec ses démonstrations de barbecues. Il a tellement été convaincant que je m’en suis acheté un et il fonctionne à la perfection!

Comment expliques-tu les récents succès de différents boxeurs à l’émission Dancing with the Stars ? Y participerais-tu si on t’y invitait?

JP : Tout comme la danse, la boxe est un sport qui demande beaucoup de coordination. Si l’on est habile sur un ring, on devrait l’être sur une piste de danse. Si on me demandait d’y participer, j’accepterais avec joie. Comme je l’ai mentionné, j’adore relever les défis! (rires)

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Tu t’es beaucoup impliqué avec certains organismes visant à aider Haïti suite aux tremblements de terre. Parles-nous en et de l’importance de ton implication dans ce projet.

JP : Ça l’a été très important de m’impliquer dans la reconstruction d’Haïti puisque les événements qui se sont déroulés ont été très difficiles pour moi et ma famille. J’ai encore plusieurs membres de ma famille qui vivent là-bas et heureusement et ils sont tous sains et saufs. Je suis Québécois, mais je suis avant tout Haïtien. J’ai voulu démontrer mon support à mon peuple et la meilleure façon de le faire n’était pas seulement avec des paroles, mais avec des gestes comme en effectuant des dons et en venant en aide aux différents organismes. Je n’ai pas encore eu l’occasion de me rendre sur place depuis ces événements, mais je vais le faire bientôt et je tenterai d’y emmener un message d’espoir.

Tu as fais des études en techniques policières. Pourrais-tu devenir un jour le premier policier qui n’aura pas besoin de son arme ?

JP : (Rires) Peut-être, sait-on jamais! Les gens me demandent souvent si un jour je vais devenir policier, je leur réponds à la blague que cela dépendra du nombre de zéros dans mon compte de banque à la fin de ma carrière!

Soyez au courant des dernières nouvelles de Jean en visitant son site Web officiel au www.jeanpascalboxing.com, ou suivez-le sur Twitter (@jeanpascalchamp).

Cet article, écrit par Hugo Fontaine, est publié dans le numéro 25.1 du magazine CANADIENS.