Une pièce du casse-tête

jeudi, 09.01.2014 / 9 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com

MONTRÉAL – Raphael Diaz sera un des piliers de la Suisse à la ligne bleue à Sotchi. L’entraîneur de l’équipe helvète, Sean Simpson, ne pouvait s’imaginer autre scénario.

Connaissant le défenseur de 28 ans depuis bon nombre d’années et l’ayant dirigé dans plusieurs compétitions internationales de grande envergure, Simpson sait parfaitement ce qu’un joueur du calibre de Diaz peut amener à l’équipe ayant remporté la médaille d’argent au Championnat du monde, sur une patinoire olympique, en Russie.

«Son intelligence. Son talent. Il est tellement calme avec la rondelle. Il a cette façon de se tirer d’embarras. Il donne ce petit coup de bassin et de tête et il se déplace aisément sur la glace. On dirait qu’il va se faire prendre et soudainement, il est parti avec la rondelle et fait un bon jeu », a expliqué le pilote de l’équipe nationale suisse, au sujet de celui qu’il appelle affectueusement «Cam » - pour Cameron - un surnom qu’il lui a donné tôt dans leur relation de travail, alors qu’il avait de la difficulté à se souvenir de son nom. «La première chose qui vient en tête, c’est son amour pour le sport. Il adore jouer. Je crois que si vous le laissiez à l’aréna, il resterait là volontiers. »

Faisant partie des nombreux défenseurs de la LNH qui patrouilleront la ligne bleue de la Suisse aux Jeux d’hiver de 2014, Diaz en sera à une deuxième participation de suite sur la plus grande scène du hockey international, en février. S’alignant aux côtés de défenseurs tels que Mark Streit, Roman Josi et Yannick Weber, Diaz sera en bonne compagnie dans sa quête d’aider son équipe à remporter une première médaille olympique au hockey, depuis 1948, mais également d’améliorer la huitième position obtenue en 2010 à Vancouver.

«Il jouera un rôle important au sein de notre équipe. Il fera partie de nos meilleurs joueurs. C’est une bonne défensive que nous avons », a souligné Simpson qui pourra aussi compter sur l’apport de quelques armes offensives plutôt intéressantes en Damien Brunner et Nino Niederreiter. «C’est un leader silencieux. C’est sa façon de jouer, d’agir et sa vision par rapport au sport. Il mène par l’exemple. Tout le monde en Suisse connaît ses qualités, alors ils s’attendront à ça de lui aux Jeux olympiques. »

En se fiant aux prouesses de Diaz de ce côté-ci de l’Atlantique avec les Canadiens en 2013-2014, le vétéran de trois saisons dans la LNH pourrait bien remplir les attentes élevées de ses compatriotes. Ce n’est pas une surprise pour Simpson que Diaz a eu une progression aussi fulgurante en Amérique du Nord, surtout en raison de son habileté à absorber l’information rapidement et d’incorporer des changements dans son style de jeu avec aisance.

«J’ai toujours aimé l’entraîner et j’aime toujours ça quand il fait partie de l’équipe nationale parce qu’il est très facile à diriger. Il démontre beaucoup d’acharnement et de talent », a laissé tomber Simpson, qui a vu Diaz se métamorphoser pour devenir un défenseur qui dispute plus de 19 minutes de jeu par rencontre. «Avec lui, c’est toujours l’équipe qui passe en premier, peu importe à quel point il est devenu bon. C’est le même bon vieux Raphy Diaz quand je le vois. »

«Il a toujours été très professionnel », a poursuivi Simpson qui se souvient très bien du jeune Diaz qui faisait le trajet entre la maison et l’aréna de Zoug à vélo. «On dirait qu’il laisse autant sa marque à Montréal qu’il l’a fait avec nous.»

Même s’il est parti à la conquête de partisans au Québec, les performances de Diaz ont tout un impact sur le hockey dans son pays.

«Nous avions besoin que des Streit, Jonas Hiller et Martin Gerber fassent leur chemin jusqu’à la LNH. Ils ont ouvert la voie pour des gars d’ici, comme Raphy », a mentionné Simpson, qui est derrière le banc de l’équipe nationale suisse depuis 2010. «Maintenant c’est au tour des plus jeunes comme Raphy, Josi et [Luca] Sbisa de travailler dur et de rester dans la LNH pour que d’autres joueurs suisses suivent leurs traces. Il y a quelques années, ce n’était pas intéressant pour un Suisse de venir jouer en Amérique. Mais, comme Raphy, ils veulent jouer où le hockey est à son meilleur et ils sont prêts à faire le voyage. »

Simpson est convaincu qu’avec presque trois ans d’expérience dans la LNH derrière la cravate, Diaz possède tous les atouts nécessaires pour faire une différence pour son pays lorsque ça compte le plus.

«C’est un jeune homme humble qui garde les pieds sur terre », a offert l’homme derrière le banc des Suisses. «Il veut toujours fait le bien. C’est dans son for intérieur. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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