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Quand les chiffres parlent – La Fête des gardiens

mercredi, 01.01.2014 / 10 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
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Quand les chiffres parlent \u2013 La F\u00EAte des gardiens
Les gardiens actuels du Tricolore n\u2019ont rien \u00E0 envier \u00E0 leurs pr\u00E9d\u00E9cesseurs.

MONTRÉAL – Lorsqu’on regarde les bannières et les photographies mettant en vedette des légendes passées du Tricolore comme Georges Vézina, Bill Durnan, Jacques Plante et bien d’autre autour du Centre Bell, il est évident que les Canadiens ont compté dans leurs rangs, leur lot de gardiens de but extraordinaires. Par contre, les gardiens actuels du Tricolore n’ont rien à envier à leurs prédécesseurs.

Des gardiens avares de buts

À l’approche de la saison des festivités et avec le dernier match à domicile de 2013 disputé, les gardiens Carey Price et Peter Budaj ont fait ce qu’aucun autre gardien des Canadiens n’avait réussi à faire depuis Patrick Roy lors de sa saison 1991-1992, alors qu’il avait mis la main sur le trophée Vézina. Ils ont alloué moins de 80 buts lors des 36 premiers matchs de la saison régulière. En 2013-2014, au cours de la même période, ils ont alloué 76 buts, soit le même nombre qu’en 1975-1976 et qu’en 1977-1978, les plus bas totaux dans l’histoire des Canadiens.

But alloués après 36 matchs
Année %vic BA Gardiens
2013-14 .577 76 Price/Budaj
1977-78 .750 76 Dryden/Larocque
1975-76 .778 76 Dryden/Larocque
1991-92 .639 78 Roy/Melanson
1976-77 .806 78 Dryden/Larocque

Ces statistiques remarquables placent le duo de Price, Budaj dans le même genre de situation avec des performances similaires à un Ken Dryden ou un Patrick Roy. En fait, les deux anciens gardiens ont remporté le trophée Vézina chaque fois qu’ils ont amorcé la saison avec des chiffres de la sorte. Dryden l’a remporté en 1976, partageant les honneurs avec Michel Larocque lors des deux saisons suivantes. De son côté, Roy l’a remporté en 1992, après avoir disputé 65 rencontres au cours de la saison régulière.

Le secret du Père Noël

Au niveau de la LNH, il est difficile pour un gardien d’être constant au travers d’une longue saison de 82 matchs. Après avoir accordé 78 buts en 36 matchs (MBA de 2,17), le duo de gardiens composé de Roy et d’André Racicot a cédé 129 fois lors des 44 matchs suivants (MBA de 2,93) en 1991-1992.

La hausse marquée du nombre de buts n’a pas grand-chose à voir avec le changement de gardien auxiliaire. En fait Roland Melanson avait accordé 22 buts en neuf matchs avant les Fêtes, alors que Racicot en a accordé 23 en autant de rencontres après. Elle n’a également rien à voir avec un laisser-aller de la part du gardien partant. Après tout, il a remporté le trophée Vézina l’été suivant, et la coupe Stanley un an plus tard. Il s’agit plutôt d’une fluctuation normale qui va avec les aléas d’une saison de la LNH, les blessures, la chance, etc. Après un départ canon, même selon ses standards, Roy a vu son jeu revenir à un niveau plus représentatif de l’ensemble de sa carrière. En chiffre, Roy avait accordé quatre buts ou plus à seulement trois reprises avant Noël (9% du temps), alors qu’il en a concédé autant à 12 reprises après Noël en 35 matchs (34%).

Il ne fait aucun doute que Price et Budaj font le travail devant la cage du Tricolore cette saison. Que la raison de ce succès provienne du travail impeccable des entraîneurs, de la diligence incroyable de leurs coéquipiers en défensive ou d’un peu d’aide de la chance, ça ne change pas la nature même du travail que doit accomplir un gardien; rester calme et stopper les rondelles.

Jack Han écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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