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Séance de questions-réponses exclusive de la Première Ligne

samedi, 23.11.2013 / 16 h 33 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
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S\u00E9ance de questions-r\u00E9ponses exclusive de la Premi\u00E8re Ligne
Les membres de la Premi\u00E8re Ligne, le fan club pour adultes officiel des Canadiens, ont eu la chance de rencontrer et de poser des questions \u00E0 Guy Lafleur et \u00E0 Marc Bergevin.

MONTRÉAL – Les membres de la Première Ligne, le fan club pour adultes officiel des Canadiens, ont eu la chance de rencontrer et de poser des questions à Guy Lafleur et à Marc Bergevin.

Samedi, les membres du fan club officiel pour adultes des Canadiens de Montréal, la Première Ligne, ont pu profiter d’une heure et demie en compagnie de l’ancien joueur étoile des Canadiens, Guy Lafleur, et de l’actuel directeur général de l’équipe, Marc Bergevin. Ils ont eu la chance de leur poser plusieurs questions sur leurs carrières respectives, ainsi que sur le hockey et l’équipe d’aujourd’hui. C’est Guy Lafleur qui a ouvert le bal, répondant à toutes sortes de questions : son rôle au sein de l’organisation à l’époque et de nos jours, ses meilleurs souvenirs et son opinion sur plusieurs sujets d’actualité reliés au hockey, comme les bagarres et les changements qu’il apporterait à l’équipe s’il était le grand patron. Voici quelques-unes de ses meilleures réponses.

Vous êtes un des seuls joueurs connus ailleurs dans le monde. Je voulais vous poser une question que plusieurs personnes vous ont sûrement déjà posée : comment on se sent quand on est une icône des Canadiens et du hockey en général?

GUY LAFLEUR: Je ne me sens pas autrement que les autres! [rires] C’est sûr qu’on est des personnages qui sont connus et reconnus lorsqu’on voyage au Canada ou dans certaines villes européennes où le hockey est très populaire. C’est comme si on était deux personnages. Tu as le personnage du joueur de hockey qui évolue sur la patinoire et qui a une réputation de vedettariat, et lorsque tu sors de la patinoire, moi, mon feeling à moi, c’était ça et ça l’est encore, c’est que tu redeviens une personne normale. Oui, tu as eu une belle carrière, mais après ça il y a d’autres choses dans la vie.

Dans la formation d’aujourd’hui, aux côtés de quel joueur de l’équipe vous pensez que vous joueriez?

GL: Pas si mal ça! [rires] C’est difficile de se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre, mais le joueur qui, je pense, va avoir un très, très grand avenir dans le hockey professionnel, et j’espère qu’il restera avec les Canadiens de Montréal, c’est Alex Galchenyuk. C’est le style qui, je dirais, est le plus rapproché du mien.

Pensez-vous qu’une série comme 24CH aurait été possible à votre époque?

GL: Certains seraient en prison aujourd’hui! [rires] Disons qu’à notre époque, on avait pas mal plus de fun qu’aujourd’hui! Je regarde ça et je compare ça et je suis très content qu’il n’y en ait pas eu!

Qui étaient vos influences et vos héros en grandissant?

GL: Mes idoles étaient Jean Béliveau, Bobby Orr et Gordie Howe. Je me souviens, quand j’avais 5, 6 ou 7 ans, mon père m’avait acheté un livre de Gordie Howe qui montrait des exercices qui expliquaient comment avoir des plus gros poignets. À l’époque, on mettait les bâtons, une pesée, on roulait et on déroulait… J’ai arrêté de faire ça par exemple! [rires] Mais Jean Béliveau et Bobby Orr étaient vraiment de super joueurs qui m’ont beaucoup influencé dans ma carrière. Bobby Orr, en 1976, est devenu mon compagnon de chambre à la coupe Canada. J’ai appris à le connaître et Bobby est devenu le meilleur joueur de cette série en ne jouant que sur une jambe seulement. C’était un super athlète.

C’était ensuite à Marc Bergevin de prendre place dans le siège de son idole de jeunesse. Le directeur général des Canadiens a passé près d’une heure à répondre aux partisans, qui lui ont posé des questions sur son approche face au marché des agents libres, sur la manière dont il réagit aux rumeurs d’échanges, sur son statut de blagueur à travers la ligue et sur son implication dans le cadre de Movember.

Avec toute l’importance que prennent les médias sociaux aujourd’hui, vous est-il déjà arrivé qu’une entente soit ruinée par une fuite? Comment faites-vous pour que les joueurs et vous ne soyez pas affectés par les choses qui se disent sur Twitter lorsque vous entrez dans la chambre?

MARC BERGEVIN : Pour répondre à votre première question, la réponse est non. Rien ne sort de notre bureau. Nous sommes un groupe de personnes qui travaillent ensemble qui est très serré et nous nous faisons confiance. Les choses qui sortent ne sont pas vraies, donc je ne fais pas attention aux rumeurs. Pour les joueurs, les médias sociaux représentent une réalité avec laquelle nous devons vivre aujourd’hui, mais je n’y porte pas attention. Je fais confiance aux gens avec qui je travaille et je sais que je peux leur faire confiance. Rien ne sort. Si je commençais à m’en faire avec toutes les rumeurs qui courent, je ne m’en sortirais pas. D’ailleurs, si vous entendez parler d’une rumeur échange, c’est qu’elle n’est pas vraie.

En tant que directeur général, j’imagine que vous avez un plan en place pour l’équipe. À quel point est-ce que les émissions sportives, les journaux et l’opinion des partisans et des journalistes ajoutent de la pression et vous influencent dans votre travail? Et comment faites-vous pour suivre votre plan et ne pas vous laisser affecter pour tout cela?

MB: C’est facile pour moi car je n’ai pas de télévision à la maison; je ne regarde pas la télé. Je respecte les médias et je comprends les médias sociaux, mais je n’y porte aucune attention. Je m’entoure de bonnes personnes qui connaissent le hockey et qui vivent pour le hockey. Ce dont vous parlez n’est pas exclusif à Montréal. Les gens ici ne voient que ce qui se passe ici, mais c’est pareil dans tous les marchés. Nous avons des dépisteurs et des gens à travers la ligue qui voient comment ça se passe ailleurs. Il y a de la pression ici, mais il y en a partout. J’ai un plan dans ma tête et c’est le plan que je vais suivre et je suis confiant que nous allons dans la bonne direction.

Vous avez aidé l’équipe nationale canadienne à gagner une médaille d’or en 1994 au Championnat du monde de hockey sur glace en Italie, donc vous comprenez l’honneur et la fierté de représenter votre pays sur la scène internationale. Avec environ dix joueurs qui sont des candidats potentiels pour les Jeux olympiques… qui compétitionnent ensemble et qui créent des relations dans le vestiaire des Canadiens de Montréal et qui, en même temps, se battent pour une place pour représenter leur pays à Sotchi, pensez-vous que les personnalités fortes de ces joueurs [aux Jeux olympiques] pourraient diminuer leur lien dans la deuxième partie de la saison, lorsque certains joueurs des Canadiens reviendront des Jeux olympiques avec des médailles, contrairement à d’autres. Si oui, quel message leur direz-vous?

MB: J’étais à Chicago avec [Jonathan] Toews, [Brent] Seabrook, [Duncan] Keith et [Patrick] Kane qui ont joué les uns contre les autres pour la médaille d’or. C’était difficile, mais une fois que la partie est jouée, tout le monde est revenu à la normale. Nous avions aussi [Marian] Hossa et [Tomas] Kopecky. C’était une belle expérience pour ces joueurs et il n’y avait pas de ressentiments. À Chicago, il n’y a pas eu de problème. Pour les joueurs concernés, j’espère qu’ils seront tous choisis pour représenter leurs pays. C’est un grand honneur et c’est quelque chose que j’ai pu faire à beaucoup plus petite échelle au Championnat du monde. Nous avions gagné la médaille d’or et ça faisait une trentaine d’année que le Canada ne l’avait pas gagnée, donc c’était une très belle expérience de pouvoir représenter le Canada à l’international.

Vous étiez à Pittsburgh et Chicago. Qu’avez-vous ramené de ces organisations quand vous êtes arrivé ici?

MB : Une chose qui est vraiment importante pour moi, c’est la transparence à l’intérieur de l’organisation et la communication. Quand tu diriges une équipe, il n’y a pas que l’équipe qu’il faut diriger; il faut aussi penser au dépistage, au repêchage et au développement des joueurs. Nous avions beaucoup de succès avec ça à Chicago. Des gars comme Kane, Toews, Keith, Seabrook, [Corey] Crawford; nous les avons repêchés à Chicago et nous nous sommes occupés de leur développement. Ça a pris du temps, mais c’est la meilleure façon de développer une équipe qui a du succès. C’est une chose que j’ai amenée à Montréal.

Ça fait un an et demi que vous êtes ici, et je me demandais s’il y avait une entente que vous aviez faite – ou que vous n’aviez pas faite – ou quelque chose que vous n’auriez pas dû faire et que vous regrettez. Y a-t-il quelque chose que vous avez fait que vous aimeriez avoir la chance de refaire?

MB : Non. [rires]

La deuxième séance officielle de questions-réponses de la Première Ligne pour la saison 2013-2014 aura lieu le 1er mars prochain et mettra en vedette Chris Chelios et Geoff Molson. Rendez-vous au premiereligne.canadiens.com pour vous inscrire et recevoir un accès exclusif aux séances, à de l’information pour les préventes de billets, à des concours et plus encore.

Élise Robillard écrit pour canadiens.com.