De père en fils

jeudi, 07.11.2013 / 11 h 51 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
X
Partagez avec vos amis


De p\u00E8re en fils
Certaines exp\u00E9riences marquent une vie, sp\u00E9cialement quand la famille est impliqu\u00E9e.

MONTRÉAL -- Certaines expériences marquent une vie, spécialement quand la famille est impliquée.

Pour les hommes qui ont pris part au voyage père-fils des Canadiens au Minnesota et au Colorado, l’opportunité de voir les tenants et les aboutissants de la vie sur la route en compagnie de leurs enfants a été une occasion hors du commun de penser au passé, d’apprécier le présent et de réfléchir à ce que l’avenir a à offrir.

Quarante invités des joueurs des Canadiens et du personnel ont embarqué dans l’avion de l’équipe le 31 octobre. Direction Minnesota pour une virée de trois jours dans ce qu’est la vie sur la route dans la LNH. Une expérience unique qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.

Tel père, tel fils

«Seulement le fait que l’organisation des Canadiens nous ait donné l’occasion d’expérimenter la vie des joueurs pendant trois jours est à mon avis incroyable. Ça dépasse toutes les attentes et plus encore », a lancé Ian Gallagher qui a vu son fils, Brendan, marquer deux buts en deux matchs au cours du voyage. «C’est une occasion que peu de gens vont vivre. »

Selon Karl Subban, qui verra bientôt ses trois fils jouer dans la LNH, incluant le gagnant du trophée Norris, P.K., la beauté de ce voyage dépasse largement le cadre des activités qui se retrouvent sur l’itinéraire.

«Mon fils a toujours rêvé de jouer dans la LNH. Mais les gens oublient que les pères ont également des rêves. C’est certain qu’un de ses rêves est de le voir jouer à domicile, mais aussi de le voir jouer sur la route », a offert Subban, qui a conduit ses fils au Nathan Phillips Square de Toronto pendant de nombreuses années pour qu’ils puissent parfaire gratuitement leurs talents de hockeyeur. «Les Canadiens ont vraiment aidé les pères à atteindre ce rêve. Je sens que je fais vraiment partie de la famille.»

En plus de voir les matchs au Xcel Energy Center et au Pepsi Center, les invités ont eu droit à un accès illimité aux entraînements et aux rencontres d’avant-match. Ils ont également pu profiter de l’expérience «Gangster Tour » à St-Paul, de même que d’une visite de la brasserie Coors de Denver. Des activités de groupe ont été prévues pour que tout le monde se sente à la maison… sur la route.

Pour les pères en particulier, ce voyage a eu une signification spéciale. Ayant lacé les patins de leurs fils dans des arénas froids du Nord de la Colombie-Britannique jusqu’à Bromma, en Suède, les fiers papas ont pu revivre quelques moments qui ont fait les fondations de la carrière de leur enfant dans la LNH.

«Ça te ramène à l’âge où ils jouaient dans le hockey mineur. Les papas sont toujours les mêmes, peu importe la ligue dans laquelle leur enfant joue», a noté Jerry Price, qui a joué un rôle majeur dans le développement de son fils, Carey, en pilotant un avion pour l’amener aux matchs et aux entraînements à Williams Lake, à 300km du domicile familial. «Ça ramène plusieurs années en arrière, quand il était plus jeune.»

Voyageant aux côtés de son fils Brian pour la première fois depuis que ce dernier a joint la LNH en 2001-2002, Sam Gionta n’a pu s’empêcher de deviser sur le temps qui passe, faisant remarquer que les choses ont bien changé depuis que le champion de la coupe Stanley a joué son hockey mineur dans son patelin de Rochester dans l’État de New York.

«Tout ce qui concerne la route est génial. La nourriture est excellente. On est à des années-lumière de conduire l’auto pour aller à des tournois», a blagué Gionta, qui a partagé la chambre de son fils pour la durée du voyage. «Depuis qu’il est professionnel, on n’est pas aussi près qu’avant, lorsqu’il jouait dans les niveaux inférieurs et au collège. C’est bien de se retrouver dans la même chambre que lui. Je ne crois pas qu’il apprécie parce que je ronfle pas mal, mais c’était une belle expérience.

«Je crois que les joueurs retirent une grande fierté du fait de pouvoir montrer à leurs pères comment est la vie sur la route », a ajouté Gionta. «Ils sont bien traités lors de ces voyages.»

Tout comme les joueurs au cours d’une longue saison dans la LNH, les pères se sont rapidement aperçus qu’ils avaient beaucoup en commun, forgeant de nouvelles amitiés qu’ils comptent bien garder dans le futur.

«Dans ce genre de voyage, tu te rends compte que c’est juste une grande famille. C’est ce qui frappe le plus. Nous savons que nous sommes ici en raison des joueurs, mais il y a aussi une plus grande famille : la famille des Canadiens», a souligné Subban, maintenant à la retraite, lui qui a été longtemps directeur d’école. «Nous portons tous le même chandail. Nous portons tous les mêmes couleurs. Nous avons tous le même logo sur le devant de nos chandails. C’est la preuve que faisons partie de la famille des Canadiens.»

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.