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Le dernier mot : Shawn Ashmore

vendredi, 30.08.2013 / 9 h 00 / Canadiens de Montréal - Magazine CANADIENS
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Le dernier mot : Shawn Ashmore

Souvent confondu avec son frère jumeau Aaron, Shawn Ashmore a acquis sa notoriété grâce à Jake, son rôle dans la série télévisée Animorphs, en plus de camper l’un des rôles les plus « cool » au grand écran en incarnant Iceman dans la mythique série X-Men. De passage à Montréal pour le tournage de X-Men : Days of Future Past, dont la sortie en salles est prévue en 2014, nous avons discuté avec l’acteur canadien afin d’en connaître davantage sur l’homme qui se cache derrière le superhéros.

Tu es né en Colombie-Britannique, tu as grandi à Edmonton puis tu as déménagé à Toronto. Étais-tu un amateur de hockey confus dans ta jeunesse ?
SHAWN ASHMORE :
J’étais un fan de hockey de hockey vraiment confus. (rires) Si j’avais à faire des choix, j’irais avec les Oilers et les Leafs. Lorsque j’avais 10 ans, c’était l’époque des [Wayne] Gretzky, [Mark] Messier et tous les autres. Edmonton gagnait la coupe. C’était mon introduction au hockey : être en mesure de me souvenir des matchs et aller au West Edmonton Mall pour regarder les Oilers s’entraîner. J’ai un faible pour les Oilers. Cependant, lorsque tu déménages à Toronto, tu te dois de porter le bleu. Je suis définitivement un partisan des Maple Leafs.

Est-ce que tu détestais les Canadiens?
SA :
Je ne les haïssais pas du tout. Non, pas du tout. Je ne suis pas un fan fini. Ce n’est pas comme si j’allais me battre pour cela. (rires)

Qui était ton joueur de hockey préféré durant ta jeunesse?
SA :
Gretzky. Il était ce joueur iconique. Quand tu as 10 ans, tu l’admires et évidemment il est « La Merveille ».

Est-ce que tu jouais au hockey durant ta jeunesse? Est-ce que tu te débrouillais ?
SA :
Je jouais au hockey, mais je n’étais pas bon. J’étais souvent défenseur. Je jouais souvent dans la rue avec mon frère et nous étions toujours dans la même équipe.

Tu vis maintenant à Los Angeles. Combien de matchs de hockey assistes-tu par année?
SA :
J’ai tendance à aller voir plus de matchs lorsque je suis à Toronto parce que j’ai des amis qui ont des billets et on va voir des matchs. Honnêtement, lorsque je suis à L.A., je ne vois pas autant de matchs que je le voudrais.

Ashmore (à l'extrême gauche) a assisté à un match des Canadiens avec quelques autres acteurs de X-Men en avril dernier.

Étant jumeau, est-ce que tu as un penchant pour les frères Sedin ?
SA :
Je crois que c’est incroyable qu’ils soient en mesure de faire ce qu’ils voulaient faire. Mais de le faire ensemble, c’est extraordinaire. Mon frère et moi avons travaillé ensemble par le passé. C’est une situation idéale. J’ai toujours envié cette relation.

Quel est le meilleur tour que tu as joué en tant que jumeau ?
SA :
Lors de X-Men 2, qui était filmé à Vancouver, mon frère Aaron est venu me visiter sur le plateau. Tout le monde pensait que ça serait drôle de piéger [le réalisateur de X-Men] Bryan Singer. Ils ont alors déguisé Aaron comme mon personnage et il s’est avancé vers le moniteur où Bryan était assis pour diriger. Tout le monde regardait avec anticipation et voir ce qui allait se passer. Bryan a tout de suite dit : « Tu n’es pas Shawn ! » C’était la fin. C’était notre plus grande tentative et ça n’a pas fonctionné. La plupart du temps, nous n’avons pas besoin d’essayer, les gens nous mélangent tout le temps. Chaque fois qu’on essaie, ça ne marche pas.

Te sens-tu comme dans tes pantoufles lorsque tu filmes X-Men ?
SA :
Je suis de plus en plus relaxe lors des tournages. Il y a beaucoup de pression sur ces films. Tu sais combien de gens vont les voir. Tu sais combien d’argent le studio a investi. Il y a toujours ce sentiment de pression, mais le retour de Bryan Singer – nous avons travaillé avec lui lors des deux premiers films – fait en sorte que nous sommes plus confortables. Nous lui faisons confiance et il nous a dirigés par le passé alors nous savons qu’il nous fait confiance également. C’est comme une réunion de famille sur le plateau avec les acteurs et le cinéaste, ce qui est très bien.

Quelle est la chose la plus « cool » à propos d’être Iceman?
SA :
C’est d’être un superhéros. D’avoir la chance de dire que tu fais partie des X-Men.

Tu campes souvent des rôles de bon gars tandis que ton frère Aaron incarne des vilains. Comment est-ce possible puisque vous êtes des jumeaux identiques ?
SA :
En tant qu’acteur, tu trouves le rythme avec lequel tu es confortable. Je croyais que cette tendance que lui jouait ce genre de personnage et moi qui joue les gentils aurait changé au cours des années. C’est une constance lorsque nous étions plus jeunes. Les gens te voient dans un certain genre de rôle et tu es identifié comme cela. C’est naturel et agréable. C’est aussi un défi de briser ce moule pour garder les choses intéressantes.

Avec tous les matchs présentés à l’extérieur par la LNH cette saison, crois-tu qu’Iceman pourrait leur donner un coup de main pour créer ces patinoires en un instant?
SA :
Absolument! La glace est son habitat naturel. Iceman pourrait certainement les aider.

Ashmore et son frère jumeau Aaron (à droite).

Tu as incarné Terry Fox. Selon toi, est-il l’ultime athlète canadien ?
SA :
Terry Fox l’est, et de loin. Il est mon héros. Probablement l’un des plus grands Canadiens que je connaisse et probablement l’ultime athlète. J’ai parlé à plusieurs athlètes professionnels. D’avoir la force de courir un marathon chaque jour, si vous leur demandez, ils diront que c’est presque impossible. Le corps a besoin de récupérer. Il a couru, couru et couru. Il est un vrai Superman. Il est l’un des plus grands athlètes de tous les temps.

Qu’est-ce qui était le plus difficile pendant le tournage de Terry Fox?
SA :
C’est probablement le film le plus difficile que j’ai tourné et le plus satisfaisant à la fois. Nous avons filmé en Ontario et à Terre-Neuve, et à chaque fois que nous filmions des séquences de course, les gens sortaient de leur maison et s’alignaient le long des rues avec les larmes aux yeux, simplement en voyant la caravane et moi en train de courir. Tout le monde avait une histoire, que ce soit qu’ils avaient rencontré Terry lorsqu’ils étaient jeunes ou encore leurs parents. C’était une expérience très émotive. Et ça m’a nourri. Il me regardait comme si j’étais lui, avec les cheveux frisés, avec la même émotion comme si j’étais lui. Cela a vraiment aidé ma performance, de ressentir cette émotion. C’était tellement un beau cadeau et une expérience irréelle. Lorsqu’il me voyait, il voyait lui. Personne ne mérite tout l’amour que les gens envers lui. C’était une expérience vraiment étrange. Cela a aidé ma performance. J’étais très émotif tout au long du tournage.

Tu as été de la distribution de plusieurs films d’horreur tels The Ruins, Frozen et Mother’s Day. Est-ce que tu as un faible pour le genre ?
SA :
J’adore les films d’horreur. J’adore avoir peur. Il y a ce sentiment lorsque tu es assis au cinéma, que ton cœur bat très vite et que tu as les mains moites, que tu ne peux pas avoir avec une autre sorte de divertissement. C’est une réaction physique très palpable. Je crois aussi que c’est plaisant de faire peur au monde. C’est plaisant d’essayer de créer ça pour les gens. C’est difficile de le faire de façon réaliste. Ça ne réussit pas toujours.

Tes personnages à l’écran ont connu des fins abruptes dans The Ruins et Frozen, et tu as pris quelques coups dans The Following aussi. Est-ce que c’est plaisant pour un acteur de faire ces scènes ou c’est plus exténuant qu’autre chose?
SA :
C’est plaisant et exténuant. C’est intéressant de te voir mourir plusieurs fois. J’ai l’impression de faire face à la mort et d’y penser tout au long de ma carrière. Ça peut être difficile. Par exemple, dans The Following, la scène de combat où j’ai presqu’été tué, c’était très physique et éreintant. Je me suis levé le lendemain matin avec des bleus sur tout mon corps après m’être jeté au sol pour la scène.

Tu as beaucoup partagé l’écran avec Kevin Bacon dans The Following. Est-ce qu’il y avait une règle sur le tournage de ne pas faire de blagues à propos de Footloose ?
SA :
(rires) Elles ne sont pas interdites! Lorsque nous filmions le pilote à Atlanta, lors de la deuxième journée de tournage, je me suis surpris à siffler la chanson de Footloose. Je me disais : « Oh ! Mon Dieu! J’ai fait ça devant lui ? » J’en avais aucune idée. Kevin a un excellent sens de l’humour à propos des six degrés de séparation. Il est très ouvert et il a une œuvre de charité qui en implique le thème. Il est un bon gars qui parvient à en rire.

Est-ce cool d’être au « premier degré » dans le jeu « Les six degrés de Kevin Bacon »?
SA :
C’est plaisant. Tu fais partie d’un groupe élite qui n’est qu’à un degré d’être Kevin. En toute honnêteté, il est un acteur incroyable. Il est vraiment un bon gars. Je me considère chanceux d’avoir la chance de travailler avec lui sur une base quotidienne pour l’émission. Il te met au défi en tant qu’acteur. C’est vraiment agréable de le côtoyer.

Découvrez les projets de Shawn sur imbd.com, ne ratez pas la saison 2 de The Following à l’hiver 2014 ou encore suivez ses faits et gestes sur Twitter.

Cet article, écrit par Alexandre Harvey, est publié dans le numéro 27.5 du magazine CANADIENS.