La muraille suédoise

vendredi, 23.08.2013 / 13 h 20 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com

MONTRÉAL – En allant chercher Douglas Murray sur le marché des joueurs autonomes, les Canadiens ont ajouté un solide gaillard à leur brigade défensive.

Vétéran de huit saisons dans la LNH, Murray connaît bien son rôle et sait que son gabarit de 6-pieds-3, 240 livres, peut être très utile dans une équipe comme Montréal, qui cherche à s’imposer physiquement et qui sera privée d’un certain Alexei Emelin, pour une bonne période de temps.

«Je suis un joueur assez simple. Avec moi, il n’y a pas de surprise », a avoué Murray, considéré comme un défenseur à caractère défensif. «Pour connaître du succès, je dois être efficace en défensive et je dois surtout être une présence physique sur la glace. J’ai le désir de gagner et je travaille fort. Je ne suis pas flamboyant. En fait, je crois que personne n’a jamais utilisé ce qualificatif pour me décrire. Je suis un joueur constant et je me démarque surtout sur le plan physique.»

Murray étampe Boyle

Avec les ajouts de Brandon Prust en 2012 et celui de George Parros au cours de l’été 2013, les Canadiens présenteront une équipe qui aura quelques livres et quelques pouces de plus sur la patinoire lorsque la saison s’amorcera. En 43 matchs l’an dernier, Murray a décerné 89 mises en échec, en plus de bloquer 98 tirs. Il a également laissé tomber les gants à trois reprises en 2012-2013, portant son total à 27 bagarres en carrière. Même si son corps a été mis à l’épreuve au cours de ses 465 matchs joués en saison régulière et de ses 72 rencontres en séries, Murray assure qu’il se sent à 100 %.

«Au cours des dernières saisons, je me suis bien senti. Pas la saison dernière, mais la saison d’avant, j’ai eu quelques blessures bizarres. J’ai reçu une rondelle sur la main et une autre dans la gorge. C’était de la malchance, ça n’avait rien avoir avec mon état de santé », a rappelé le défenseur suédois de 33 ans. «Je me sens mieux que jamais. Je peux jouer autant, sinon plus que par le passé. Je ne me sens pas vieux. Les gens qui me connaissant savent que je suis tout, sauf une vieille âme. »

Même s’il a passé la majorité de sa carrière dans l’Association de l’Ouest, Douglas Murray sait très bien à quoi s’attendre dans un marché comme Montréal, lui qui a gardé contact avec Josh Gorges, avec qui il a disputé deux saisons à San Jose. D’ailleurs, Gorges n’a pas pris trop de temps avant de féliciter le principal intéressé via son compte Twitter. Il a mentionné aux fans montréalais qu’ils allaient adorer cette bête (You guys are gonna love this beast in #Mtl - @jgorges26)

«Je ne lui ai pas parlé avant de prendre ma décision, mais je lui ai souvent parlé de Montréal. Je connais son point de vue sur l’équipe, la ville et tout ce qui est autour. C’est très positif», a soutenu Murray, qui est autant au fait du présent, que du passé historique de l’équipe. «Pour moi, l’Histoire c’est très important. Mon grand-père fait partie de l’Histoire du hockey en Suède. Enfant, je le suivais et j’allais le voir jouer avec l’équipe nationale en plus de l’équipe la plus titrée, Tuvorgen. J’ai aussi eu de bonnes discussions avec Marc Bergevin sur mon utilisation. Ce sont autant de facteurs qui m’ont fait choisir Montréal.»

Ayant été utilisé en moyenne près de trois minutes en désavantage numérique au cours de la saison 2012-2013, soit juste un peu moins que le défenseur des Canadiens le plus utilisé en pareille circonstance, Gorges, Murray pourrait ajouter une nouvelle dimension lorsque le Tricolore sera à court d’un homme.

«J’ai beaucoup d’expérience dans cette situation et j’ai joué dans plusieurs systèmes. Tu as besoin de bons joueurs en désavantage, des gars qui veulent bloquer des tirs. J’en suis un. Le succès vient du travail en unité », soutient Murray, visiblement déjà sur la même longueur d'onde que son entraîneur, Michel Therrien. «J’aime fermer la porte à l’opposition. Peut-être parce que je n’ai jamais vraiment été un marqueur. Mais j’en retire de la fierté. Il faut que tu sois prêt à sacrifier ton corps et comprendre ce qu’il est nécessaire de faire pour avoir du succès en désavantage numérique.»

À entendre parler le vétéran, Michel Therrien n’aura pas beaucoup de chemin à faire pour inculquer la mentalité d’équipe à Murray.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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