La rédemption

jeudi, 23.05.2013 / 15 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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La r\u00E9demption

MONTRÉAL – « Je dois me relever et avoir une grosse saison en 2012-2013 », avait déclaré Rene Bourque l’été dernier.

Le vétéran de 31 ans peut dire mission accomplie.

Littéralement parachuté à Montréal au cours de la campagne 2011-2012, Bourque avait connu certaines embûches pour s’intégrer à l’équipe, qui connaissait déjà sa part de difficultés. Reconnaissant que son intégration a été plutôt difficile, l’ailier droit s’était juré de rebondir et c’est exactement ce qu’il a fait, amorçant la saison sur les chapeaux de roues.

Bourque fonce au filet

« J’ai été heureux avec mon début de saison », a avoué Bourque, qui a accumulé 10 points, dont cinq buts, à ses 17 premiers matchs. « Puis, il y a eu la commotion cérébrale. Ça m’a pris un bon moment pour être complètement rétabli. Puis j’ai commencé à mieux me sentir à la fin de la saison et dans les séries. Mais ça a été une saison tellement courte que c’est difficile de revenir d’une commotion cérébrale qui te coûte presque la moitié de ta saison.»

Au total, Rene Bourque a raté 21 rencontres en raison de la commotion cérébrale qu’il a subie. Pour un joueur en pleine possession de ses moyens, le coup a été difficile à prendre.

« Je jouais bien et j’essayais de bâtir là-dessus. En espérant que l’an prochain je pourrai être en bonne santé pour les 82 matchs », a espéré Bourque, qui n’a disputé que 65 matchs avec le Tricolore depuis son tout premier à Montréal, le 15 janvier 2012.

Toutefois, la commotion cérébrale n’a pas empêché le solide attaquant de se faire valoir sur la glace, notamment en séries éliminatoires. En cinq rencontres, il a marqué deux buts, en plus de distribuer un total de 12 mises en échec.

Arrivé à mi-chemin d’un contrat de six ans qu’il avait signé avec les Flames de Calgary, il compte bien écouler les trois années qu’il lui reste dans la Ville aux cent clochers, une ville qu’il apprend à apprécier un peu plus chaque jour.

« Je sais à quoi m’attendre de Montréal, des partisans et des médias. Je n’ai peut-être joué qu’une soixantaine de matchs, mais ça fait quand même un an et demi que je suis ici. Ça a été deux années bizarres, avec le lock-out. Mais j’aime ça ici et j’ai hâte à l’an prochain », a confessé Bourque qui voit dans les récents succès de l’équipe un incitatif pour les joueurs autonomes. « Je crois que tout le monde veut jouer ici. Montréal est le genre d’endroit où tout le monde veut jouer au moins un match avec un chandail des Canadiens sur le dos. Les gars sont contents quand ils sont échangés ici. C’est la Mecque du hockey. Avec les succès qu’on a connus et la direction que cette équipe prend, je suis convaincu qu’on va attirer encore plus de joueurs. »

Non seulement Bourque fait-il l’éloge de la ville, mais il fait également l’éloge de son équipe qui, juge-t-il, a pris une direction bien différente de celle qui prévalait lorsqu’il est arrivé.

« Depuis le Jour 1, il y a une mentalité bien différente. L’attitude de l’équipe en général était bien meilleure. D’avoir de la jeunesse dans l’alignement, en plus de Prusty [Brandon Prust]. Les gars qui étaient de retour savaient qu’un changement était nécessaire. Et on l’a vu dans le visage des gars sur la glace », de conclure Bourque. « Tu voyais que tout le monde était content d’être là et que tout le monde voulait gagner. »

Et c’est avec cette même soif de victoire que les partisans souhaitent le revoir dès septembre.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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