Un brillant avenir

lundi, 13.05.2013 / 14 h 48 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Un brillant avenir

BROSSARD – C’est la tête haute que Marc Bergevin s’est présenté devant les médias montréalais pour effectuer son bilan de fin de saison lundi midi.

Au cours de cette séance de questions/réponses de près d’une heure, le directeur général a répondu à toutes les questions avec franchise, mettant l’accent sur l’année à venir et le futur brillant qui s’annonce pour les Canadiens.

Ayant été engagé à la fin de la saison 2011-2012, mais quelques semaines avant le repêchage, on peut dire que l’an 1 de Marc Bergevin à la direction de l’équipe est terminé et avec sa venue, un changement global dans la culture de l’équipe s’est opéré, avec les résultats qu’on connaît.

«Un changement de culture dans une organisation commence par l’embauche de nouveaux entraîneurs. Quand on dit changement de culture, ça ne veut pas dire que mon opinion est meilleure que les autres. Ça veut dire que c’est celle dans laquelle je crois. Je crois dans le fait d’être responsable de ses actes », a mentionné Bergevin, qui a procédé à l’embauche de plus d’une dizaine de nouveaux visages pour l’entourer au niveau du personnel hockey dans les semaines qui ont suivi son embauche. « Comme Michel [Therrien] l’a dit, il n’y a pas d’excuses. Nous pourrions parler toute la journée des joueurs que nous avons perdus, mais ce n’est pas assez bon pour moi. Dès le jour 1, nous avons clairement dit que les joueurs qui ont leur propre agenda ne feront pas partie de cette équipe et ça ne changera pas. »

Conférence de Marc Bergevin (Partie 1)

Au terme des séries 2013 des Canadiens, beaucoup d’analystes et de partisans ont pointé du doigt la petite taille des joueurs du Tricolore pour expliquer la défaite en cinq rencontres aux mains des Sénateurs d’Ottawa. Mais pour Bergevin, qui a amené Brandon Prust, Colby Armstrong et Francis Bouillon à Montréal, la clé est d’abord et avant tout d’avoir une équipe équilibrée.

« Nous avons une équipe plus petite, mais nous sommes jeunes et rapides. Tu ne peux pas changer le visage d’une équipe du jouer au lendemain. Ça prend du temps pour changer ça. Il y a 29 autres équipes qui veulent être grosses, rapides et fortes. C’est plus facile à dire qu’à faire », a clamé Bergevin. « L’équilibre, c’est la clé. Tu ne peux pas gagner avec seulement de petits joueurs ou des gros joueurs. Et il y a aussi la passion. Sans passion, tu ne gagneras pas. C’est mon travail de trouver cet équilibre. »

Au terme d’un lock-out qui aura duré une demi-saison, Bergevin a fait le pari de laisser quelques jeunes de l’organisation démontrer ce dont ils étaient capables. Quarante-huit matchs plus tard, Brendan Gallagher est en nomination pour le trophée Calder et Alex Galchenyuk a brillé, avec ses 27 points et son différentiel de plus-14. Et c’est sans compter sur les progressions des P.K. Subban, Lars Eller, Jarred Tinordi et quelques autres.

« Moi ce que je dis aux jeunes c’est que s’il n’y a pas de place pour eux, je vais en faire. Je leur dis qu’ils doivent me faire prendre une décision par rapport à eux », a soutenu Bergevin qui met l’emphase sur l’importance du repêchage et l’importance de développer les jeunes joueurs plutôt que de se tourner du côté du marché des joueurs autonomes ou des échanges. « Je ne donnerai jamais nos jeunes avec beaucoup de potentiel pour amener un joueur qui sera ici pour une courte période de temps. J’ai dit depuis le début que je bâtirais pour l’avenir. L’avenir c’est le repêchage et le développement des jeunes. Beaucoup de jeunes ont fait d’énormes pas vers l’avant cette année et on va poursuivre dans le même état d’esprit.»

Conférence de Marc Bergevin (Partie 2)

Les Canadiens possédant six choix disponibles dans les 90 premiers joueurs sélectionnés, le prochain mois sera d’une importance capitale pour Bergevin, qui devra préparer son deuxième repêchage en tant que directeur général des Canadiens.

«Des vacances? Il n’y a pas de vacances. Il y a la coupe Memorial qui s’en vient, le Combine à Toronto, puis le repêchage. Nous avons des rencontres avec nos dépisteurs amateurs. Le travail n’arrête pas. C’est un défi pour moi. Je l’ai toujours dit, pour moi ce n’est pas un travail. J’aime ce que je fais et j’ai hâte à la prochaine étape», mentionne celui qui a également pu renouer avec sa ville natale et avec les partisans montréalais au cours de la plus récente campagne.

«Une chose que je savais, mais que je n’avais pas vécut, c’est de voir à quel point les gens de Montréal sont fiers. Si les Canadiens performent bien, les gens sont heureux. Ça, je ne l’avais pas vécu et c’est spécial, très spécial. J’ai apprécié les partisans, pas seulement au Centre Bell, mais un peu partout dans la rue. Ils sont très gentils, très respectueux et ils apprécient beaucoup le Club de hockey Canadien de Montréal. En tant que Montréalais, je suis fier de ça», a ajouté Bergevin, qui a grandi dans le quartier Pointe-St.-Charles avant de s’exiler pour faire carrière dans la LNH.

Au cours de sa première année, Bergevin a démontré au monde du hockey de quoi il était capable, se voyant mis en nomination pour le titre de directeur général de l’année. Même s’il est flatté d’un tel honneur, il sait très bien qu’il n’aurait jamais pu y arriver sans l’appui des joueurs et du personnel d’entraîneurs, en qui il voue une confiance absolue.

«Il a fallu que je sois DG pour être en nomination pour un prix parce qu’en tant que joueur…C’est flatteur, mais le crédit va au joueur et à Michel Therrien et son groupe d’instructeurs. Sans eux, je ne serais pas en nomination. On a fait de gros pas vers l’avant cette année. On n’est pas encore là, mais on va dans la bonne direction. On va continuer à aller dans cette direction», a poursuivi l’homme de 47 ans qui sait que la saison 2013-2014 risque d’être loin d’une balade dans le parc. «L’an prochain, on ne tient rien pour acquis. Ça va être difficile. Très difficile.»

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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