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Sans lendemain

mardi, 07.05.2013 / 23 h 50 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Sans lendemain

OTTAWA – Les Canadiens ont maintenant le dos acculé au mur. Mais ils n’abandonneront pas sans livrer bataille.

Si la rencontre de mardi a été beaucoup, beaucoup, beaucoup plus calme que celle de dimanche, plusieurs événements étranges ont ponctué la rencontre : un but douteux poussé avec le patin, un dégagement refusé discutable, une mise en jeu du mauvais côté de la patinoire, un gardien qui se blesse sur le dernier jeu d’une période. Toutefois, au terme de la défaite de 3 à 2 en prolongation, l’heure n’était pas aux excuses.

« C’est ça le hockey. On ne va pas s’asseoir ici et dire qu’on s’est fait voler un match », de dire Josh Gorges. « Ça ne nous aide en rien. Nous tirons de l’arrière 3 à 1, peu importe la façon qu’on voudrait l’expliquer. Ça importe peu. Notre dos est acculé au mur. Nous n’avons aucun autre choix que de sauter sur la glace et de foncer. »

Forts d’une avance de 2 à 0 après cinquante minutes de jeu, les Canadiens ont vu les Sénateurs redoubler d’ardeur pour finalement créer l’égalité avec 23 secondes à faire en temps réglementaire.

« Nous avons probablement trop joué sur les talons en troisième période », a convenu Gorges. « Nous avons tenté de protéger une avance au lieu d’aller jouer. Nous nous sommes assis sur l’avance. Nous avons fait de bonnes choses, nous mettions la rondelle où nous en avions besoin. C’est dommage que nous leur ayons permis d’entrer dans notre zone trop facilement et puis ce fut un jeu avec une rondelle libre.»

Les Canadiens avaient pourtant dominé dans presque toutes les facettes du jeu. Encore une fois, dans les séries, il est nécessaire de dominer une seule catégorie.

« Nous avons terminé du mauvais côté donc c’est difficile de dire que nous avons été la meilleure équipe », d’admettre Gorges, qui disputait mardi son 50e match en séries de sa carrière. « Ce sport se mesure seulement avec des victoires et des défaites. Rien d’autre n’importe. »

Mercredi matin, de retour à la maison, la troupe de Michel Therrien n’a qu’une chose à faire.

« On va faire ce qu’on fait toujours : se regrouper », d’expliquer l’entraîneur-chef du Tricolore. « Ça fait trois bons matchs sur quatre qu’on joue. On joue du hockey solide dans ces séries-là.

« Je peux dire une chose : je suis fier de ces gars-là. Ils ont travaillé ce soir », de poursuivre Therrien. « Ils sont venus ici pour jouer au hockey. C’était un match vraiment important. Il fallait se concentrer à jouer. Il fallait jouer du bon hockey et c’est ce qu’on a fait.  On méritait définitivement un meilleur sort. »

Si la pente est abrupte – seules 23 équipes dans l’histoire de la LNH sont parvenues à effacer un déficit de 3 à 1 dans une série pour finalement l’emporter en sept matchs – il y a suffisamment de joueurs dans le vestiaire du Tricolore qui savent que tout est possible, en parlant de leur propre expérience.

Sept  joueurs de la formation actuelle ont contribué au retour spectaculaire lors du printemps 2010 contre les Capitals de Washington. De plus, Francis Bouillon, Michael Ryder et Andrei Markov ont permis de surprendre les Bruins de Boston en sept matchs en 2004 alors que la formation montréalaise tirait de l’arrière 3 à 1 dans la série.

« Personne ici ne veut retourner à la maison. Personne ici ne veut arrêter de jouer », de conclure Gorges, qui avait fait plus que sa part lors de la remontée en 2010. « Il n’y plus de lendemain pour nous. Nous devons jouer de cette façon. »

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com

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