Le P.K. nouveau

mardi, 07.05.2013 / 13 h 46 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Le P.K. nouveau

OTTAWA – Le P.K. Subban 2013 a été reconnu comme un grand cru alors que le jeune joueur des Canadiens est en nomination pour le trophée Norris remis au meilleur défenseur dans la LNH.

Dès son arrivée à la barre de l’équipe, l’entraîneur-chef des Canadiens Michel Therrien en avait fait son projet. Le résultat est plus que probant tandis que les journalistes couvrant la LNH ont considéré Subban comme l’un des trois meilleurs arrières du circuit en 2012-2013, en compagnie de Ryan Suter du Wild et Kristopher Letang des Penguins.

Revoyez l'un des buts de Subban

« C’est un jeune défenseur qui s’est grandement amélioré et il n’a que 23 ans. Il a eu une belle progression », d’indiquer Therrien à propos de Subban, qui a égalé sa marque personnelle de 38 points en seulement 42 matchs. « Nous aimons la façon dont il joue pour nous. Il est beaucoup plus fiable qu’il y a quelques années. C’est un bon signe. Il devient de meilleur en meilleur. C’est un honneur bien mérité. »

Appréciant déjà son talent brut, Therrien a surtout vu un aspect s’améliorer en flèche au cours des derniers mois.

« Sa maturité; il comprend mieux le jeu », de poursuivre Therrien. « Il est concentré. Il est un jeune homme fort. Il a un bon lancer. Il a une vision d’où il veut être dans un an ou deux ans. C’était un défi pour moi en tant qu’entraîneur lorsque je suis arrivé. J’ai vu le potentiel dans ce jeune homme. Pour un entraîneur, c’est plaisant de travailler avec un jeune homme comme lui qui a un tel potentiel.»

Cette maturité, les journalistes ont pu la constater mardi matin.

Alors que la meute de reporters réunie autour de son casier se faisait insistante pour discuter de cette annonce, une première mention individuelle depuis le début de la carrière du jeune arrière, Subban n’a pas dérogé de sa routine habituelle le jour d’un match, en réservant ses commentaires pour la fin de la rencontre.

Si sa réponse, ou plutôt sa non-réponse, en a surpris quelques-uns, ses coéquipiers, eux, n’étaient toutefois pas surpris. Subban, comme le reste de la formation, a pleinement acheté le concept d’équipe, et il n’était pas question que le numéro 76 sorte de sa bulle qui lui a permis de connaître tant de succès cette saison, surtout à quelques heures du crucial match numéro 4 que s’apprête à disputer la formation montréalaise.

« Il a beaucoup changé. C’est quelque chose qui vient avec l’expérience et la maturité », d’indiquer Josh Gorges, qui était le partenaire régulier de Subban en début de saison. « Skillsy [Hal Gill ] et moi lui parlions beaucoup. Tu n’as pas besoin de tout faire. Tu n’as pas besoin d’écraser un adversaire, déjouer tous les gars, faire un spinorama, de passer la rondelle entre tes jambes. Si tu fais une de ces choses à la fois, c’est bien. Et il l’a appris. Prends de vitesse le premier attaquant en échec-avant, bouge tes pieds et trouve ton coéquipier qui est découvert. S’il peut appuyer l’attaque, il l’appuie. S’il doit pivoter pour protéger la rondelle, il le fait. Il n’en fait pas trop et il ne se met pas en position pour mettre ses coéquipiers en danger. »

Subban fait des choses sur la glace que peu d’autres joueurs peuvent accomplir, dont ses fameuses sorties de zone où il fonce à toute allure en tenant son bâton d’une seule main. Un jeu risqué? Pas tant que ça.

« Si tu me demandes de le faire, oui, c’est un jeu risqué. Mais je ne peux pas faire ce qu’il fait. Si tu lui demandes, non », d’ajouter Gorges, le sourire bien fendu. « Il a cette habileté de garder la rondelle sur son bâton d’une main, d’aller sur son revers, d’aller sur son côté fort, et il utilise sa main libre pour garder l’adversaire à distance. J’aimerais faire ce genre de choses. »

Hué presque dans tous les arénas de la LNH, dont à la Place Banque Scotia où les partisans des Sénateurs l’ont rapidement pris à parti lors du troisième match de la série, Subban ne laisse personne indifférent.

« Il a une personnalité colorée », avait mentionné le directeur-gérant du Tricolore Marc Bergevin, lors d’une entrevue au magazine CANADIENS au mois d’avril. « Il a un petit quelque chose. Les gens aiment le détester, mais s’il fait partie de votre équipe, vous adorez l’avoir sur votre club. C’est une relation amour-haine. »

Premier défenseur des Canadiens en nomination pour le Norris depuis Chris Chelios en 1989, Subban avait eu une bonne discussion avec son DG après avoir paraphé son contrat alors que la saison était déjà entamée depuis quelques jours.

« Tout ce que je lui ai dit est: “Moins est mieux” », s’est rappelé Bergevin. « Je ne veux pas le changer : il est qui il est et je veux qu’il reste la même personne. ‘Sois toi-même, sois un bon coéquipier et tout ira bien’. »

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com

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