Lorsqu'un domino tombe...

mercredi, 17.04.2013 / 23 h 10 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Lorsqu\'un domino tombe...
PITTSBURGH - Les plus petites choses peuvent faire la plus grande des différences.

Il y a à peine une semaine, tout allait sur des roulettes pour les Canadiens, s’assurant d’une place en séries après avoir terminé au 15e rang de la Conférence de l'Est la saison précédente. Trois revers plus tard par des marques de 5 à 1, 7 à 3 et 6 à 4, de nombreux points d'interrogation se sont pointés à l'horizon. L'explication de cette séquence, la première difficile du calendrier, n'est pas nécessairement évidente à trouver.

« Je ne peux pas l'expliquer. Si on pouvait identifier une ou deux choses pour changer la situation, on le ferait», d'admettre Lars Eller, qui a néanmoins terminé sa soirée de travail avec deux mentions d'aide.  « Toutes les petites choses que nous faisions si bien en début de saison, nous ne les faisons pas. Si nous étions plus proches les uns des autres dans notre zone, sachant ce que le gars à côté de toi va faire, alors tu vas à la bonne place. Les gars hésitent, ne sachant pas quoi faire. Ce sont les petites choses. Lorsqu'un domino tombe, tout tombe. Nous ne sommes pas la même équipe que lors des 40 premiers matchs.»

Faits saillants de la rencontre
Tandis que les Canadiens n'avaient concédé que 16 buts en première période lors des 40 premiers matchs du calendrier, l'histoire est tout autre depuis trois matchs alors que l'adversaire en a profité pour enfiler neuf buts. De son côté, la formation montréalaise n'a délié les cordages qu'à deux reprises.

«C'est vrai qu'à un certain moment c'était la  deuxième période qui faisait défaut, maintenant c'est un peu plus la première,», d'avouer David Desharnais, qui a également ajouté deux passes à sa fiche mercredi contre les Penguins. « Il faut partir mieux. Il faut trouver une façon de revenir à la base. On l'a fait toute l'année, ce n'est pas trois matchs, mais en même temps, il faut retrouver le chemin de la victoire.»

Eller abondait dans le même sens. Les Canadiens ne sont pas parvenus à donner le coup de massue à leurs adversaires tôt dans la rencontre.

« Lorsque nous gagnions, nous avions des bons débuts et prenions le momentum. Présentement, nous n'avons pas des bons départs et ça joue contre nous et tout s'écroule après ça», d'ajouter Eller.

«Aujourd'hui, il y a eu un nombre exceptionnel de punitions. Je ne crois pas que ce match était la norme du genre de matchs que l'on joue», d'enchaîner le Danois. «Nous devons faire les petites choses qui nous ont permis d'avoir du succès en début de saison. Lorsque nous passerons à travers cette adversité, nous serons toute une équipe. Nous devons trouver une façon de nous en sortir.»

Tout aussi philosophe, Josh Gorges reconnaît que le Tricolore a plus d'un adversaire sur la glace.

«Lorsque tu accuses un retard tôt dans la rencontre dans la situation où nous sommes, tu ne joues pas ton match, en plus tu te bats contre toi-même», d'admettre Gorges, le défenseur le plus utilisé par son entraîneur au cours de la rencontre.  «Tu te bats contre tes propres batailles mentales. Et lorsque ces choses arrivent, tu dois demeurer fort. Tu dois trouver une façon de passer à travers les temps difficiles et obtenir une "laide" victoire.»

Les Canadiens pourront rapidement tenter d'obtenir cette victoire sans lustre dès jeudi soir au Centre Bell contre le Lightning.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com.

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