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L'ascension de Gallagher

jeudi, 28.03.2013 / 16 h 10 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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L\'ascension de Gallagher

MONTRÉAL – Un candidat au trophée Calder, l’une des belles surprises chez les Canadiens cette saison semble s’améliorer de match en match.

La taille n’a jamais empêché la recrue de 5-pieds-9 des Canadiens Brendan Gallagher de prendre des enjambées de géants sur la patinoire. Dites-lui le contraire et vous allez vous retrouver dans le rétroviseur avec tous ceux qui ont douté de l’attaquant de 20 ans alors que sa carrière dans la LNH commence son ascension.

Pour tous partisans des Canadiens qui ont vu le jeune attaquant atteindre des sommets dans la WHL et la Ligue américaine, sans oublier le camp d’entraînement des Canadiens en 2011 où il avait attiré bien des regards, il était clair que Gallagher n’était pas si loin de franchir l’ultime étape. Cela dit, peu de gens avaient prédit l’impact immédiat qu’aurait le natif d’Edmonton sur la formation montréalaise dès son arrivée, bien qu’il vous fournira une réponse sous un angle différent si vous lui posez la question.

Premier but de Gallagher dans la LNH

« Je ne sais pas si je suis vraiment là », a indiqué Gallagher, prêt à diminuer l’impact de sa contribution personnelle au profit du portait global. « En venant au camp d’entraînement, je ne tenais rien pour acquis. Je ne croyais pas que j’allais avoir la chance d’être ici présentement si je ne me présentais pas chaque jour, avoir un bon camp et travailler vraiment fort pendant tout ce temps.

« C’est mon état d’esprit présentement », a-t-il ajouté. « Je dois continuer de faire ces choses, continuer d’essayer d’impressionner les gens en espérant que si je parviens à faire cela pendant une longue période de temps, de bonnes choses vont éventuellement se produire. »

Les premiers buts de Brandon Prust et de Brendan Gallagher avec les Canadiens, le 27 janvier 2013 contre les Devils du New Jersey.

Tandis qu’il est facile d'imaginer que les performances de Gallagher vont continuer de s’améliorer au fur et à mesure qu’il prendra de l’expérience dans la LNH, il est difficile d’argumenter que de bonnes choses n’ont pas déjà commencé à arriver pour lui. Le seul choix de cinquième ronde de la cuvée du repêchage 2010 à évoluer dans la LNH, Gallagher s’est établi comme l’une des meilleures recrues du circuit Bettman en 2012-2013. Il occupe le troisième rang des pointeurs chez les joueurs de première année avec 19 points, n’étant devancé que par Jonathan Huberdeau des Panthers (20) et Cory Conacher de Tampa Bay (22), mais il est le seul parmi le groupe des cinq meilleurs pointeurs à présenter un différentiel plus/moins positif avec un impressionnant plus-8.

Toujours le sourire fendu jusqu’aux oreilles et avec une approche positive tout aussi contagieuse, Gallagher pratique un style de jeu qui vient avec un petit extra. Aucunement effrayé de frustrer la compétition en se positionnant dans la zone «Où ça fait mal» autour du filet adverse, fonçant dans les coins pour batailler avec des adversaires deux fois son poids ou encore de laisser tomber les gants si la situation l’exige, Gallagher ne réserve pas toujours son meilleur sourire pour ses adversaires.

« J’aime toujours ce que je fais, je suis toujours heureux, mais lorsque je saute sur la glace, je suis une personne très compétitive », a partagé Gallagher, qui détient les records pour le nombre de buts (136) et de points (280) des Giants de Vancouver, son ancien club junior. « J’ai toujours été comme ça et mes parents m’ont raconté quelques histoires à propos de mon enfance. Perdre est quelque chose que je déteste. Je crois que je déteste davantage perdre que j’aime gagner. C’est simplement quelque chose qui arrive lorsque tu sautes sur la glace et tu veux ressentir ce sentiment de victoire et tu vas faire tout en ton pouvoir pour aider ton équipe. »

But gagnant de Gallagher contre le Lightning

Selon l’attaquant recrue, si ce trait de caractère a été inculqué par sa famille dès son jeune âge, il a continué à se développer à Montréal, en partie avec celui qui lui tient compagnie depuis qu’il s’est joint aux Canadiens. Avec un heureux mélange d’une éthique de travail irréprochable et de toujours mettre l’équipe en premier lieu – tous des traits sur lesquelles l’identité des Canadiens 2012-2013 est basée – ce n’est pas très surprenant que Gallagher nomme Josh Gorges comme sa plus grande influence au sein de l’équipe.

« Évidemment, vivre chez lui et passer du temps avec lui en dehors de la glace veut dire beaucoup pour moi. Il a été très bon envers moi et il essaie vraiment de me préparer pour m’assurer que je comprenne ce que représente de jouer à Montréal », a indiqué Gallagher, sur le sujet de son locateur/coéquipier.

« Il n’a pas besoin de travailler trop fort pour m’empêcher de faire des erreurs parce que je crois qu’il me fait suffisamment confiance que je ne ferai pas quelque chose de stupide », a lancé Gallagher, à la blague. « Il s’assure que je fais les bonnes choses sur et en dehors de la glace. S’il voit quelque chose dans mon jeu, il n’est pas gêné de me le dire. J’apprends beaucoup en regardant la façon dont il se prépare parce qu’il est évidemment l’un des vrais meneurs de cette équipe et il est le bon gars à regarder pour s’assurer d’avoir la bonne attitude. »

Gallagher fonçant vers le filet du Lightning, en compagnie de la rondelle pour le but gagnant du 9 mars 2013.

Tandis que la présence de l’assistant-capitaine a joué un élément clé dans le développement des jeunes joueurs des Canadiens, en particulier Gallagher, Gorges serait surpris d’entendre jusqu’où remonte cette influence.

« Je ne sais pas s’il s’en souvient, mais à mon tout premier camp d’entraînement, nous faisions des exercices et il est venu me voir pour me donner des conseils », s’est rappelé Gallagher, à propos du camp d’entraînement en 2010-2011. « Il m’a dit qu’en tant que petit joueur tentant de gagner des batailles dans les coins, je ne devrais pas tenter de jouer trop physique, mais d’utiliser mon intelligence – utiliser cet aspect à mon avantage. C’est resté gravé depuis mon premier camp ici et j’ai été réellement en mesure de l’appliquer. J’essaie de baser mon jeu sur les joueurs intelligents et sur ce genre de hockey. »

Si sa première campagne dans la LNH est une quelconque indication du futur, on peut dire ce conseil a porté ses fruits. Figurant parmi la liste des candidats à la recrue de l’année, même s'il ne terminait pas le meilleur pointeur parmi les joueurs de première année, Gallagher se distingue des autres recrues par sa maturité sur la glace, apportant énergie et bien d’autres éléments intangibles sur la table.

Pour compléter le tout, lorsque questionné à savoir quel était son moment préféré depuis le début de sa carrière dans la LNH, le jeune homme de 20 ans a démontré qu’il avait ses priorités en ordre pour toute bonne personne gravitant autour des Canadiens.

« Probablement le match à Boston [du 3 mars] », s’est rappelé Gallagher, à propos de sa performance de deux points avec une fiche de plus-3 à Boston. « L’atmosphère était incroyable. J’aimais le niveau d’intensité et la façon dont la foule nous haïssait. C’était agréable d'en faire partie... et encore plus de gagner. »

Justin Fragapane écrit pour canadiens.com. Traduit par Alexandre Harvey.

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