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Une question de pouces

mardi, 26.03.2013 / 23 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com

PITTSBURGH – La différence entre une victoire et une défaite ne tient parfois qu’à quelques pouces.

Pour un deuxième match d’affilée, les Canadiens ont mitraillé leur adversaire, n’obtenant toutefois pas les résultats escomptés. Un total de 65 tirs a été dirigé en direction du filet défendu dans un premier temps par Marc-André Fleury, puis par Tomas Vokoun en troisième période. Trente-sept d’entre eux se sont rendus jusqu’aux gardiens. Aucun n’a pénétré le filet.

«Cinq millimètres ont fait la différence dans le match ce soir », a lancé Carey Price, qui n’a cédé qu’à une seule reprise, sur un tir parfait du meilleur pointeur de la LNH, Sidney Crosby. «Il faut en retirer le positif. Si nous continuons de jouer de cette façon, nous n’allons pas perdre beaucoup de matchs, Il faut juste s’en tenir au plan de match. »

Michel Therrien


Ayant repoussé 24 des 25 tirs des Penguins, Carey Price a brillé à quelques reprises, notamment face à deux tirs coup sur coup de Pascal Dupuis en fin de première période. Malheureusement, c’est en offensive que la troupe de Michel Therrien a joué de malchance, Michael Ryder atteignant notamment la barre horizontale à deux reprises. Il s’agissait seulement de la deuxième fois de la saison où les Canadiens n’ont pas été en mesure de s’inscrire au pointage.

«Nous avons fourni un bel effort. Mais nous devons marquer. Nous n’étions pas capables d’obtenir ces deuxièmes et troisièmes chances», a lancé le capitaine Brian Gionta. «Les rondelles bondissaient devant le filet. Nous devions avoir plus une offensive en vague, avec un deuxième joueur qui se tient plus haut pour obtenir ces rebonds. Mais ce n’était pas un manque d’effort.»

Même s’il n’a pu savourer pleinement son retour à Pittsburgh avec une victoire, l’entraîneur Michel Therrien, qui a été chaleureusement applaudi par la foule du Consol Enregy Center, a pu apprécier l’effort déployé par sa troupe.

«On s’est fait avoir par un lancer de Sidney Crosby. C’est le meilleur joueur de la planète. Son lancer était parfait », reconnaît Therrien, qui connaît très bien le genre de tir que l’attaquant étoile peut décocher, l’ayant vu à l’œuvre pendant quelques années alors qu’il était entraîneur à Pittsburgh. «Je retire beaucoup de positif. De venir ici, contre une équipe qui domine de la sorte en ce moment et de faire autant de bonnes choses, on aurait mérité un meilleur sort. Il faut continuer à rester positifs et à s’attarder aux bonnes choses qu’on a faites. Si on continue comme ça les résultats vont aller de notre côté.»

Fidèle à sa philosophie qui laisse place à un apprentissage constant, Michel Therrien avoue toutefois qu’il reste quelques aspects du jeu à polir, notamment en avantage numérique, alors que le Tricolore n’a obtenu que trois maigres tirs en deux occasions.

«Le seul point négatif, c’est que notre avantage numérique n’a pas pu créer de momentum. Mais il faut leur donner du crédit, ils ont été excellents en désavantage numérique», a mentionné Therrien qui a d’ailleurs vu son ancienne équipe bloquer 16 tirs au cours de l’affrontement. «Ça fait deux matchs qu’on perd, mais on fait de bonnes choses. Il ne faut pas toujours regarder le résultat. Il faut regarder la manière et si on continue comme ça, le résultat va aller de notre bord. »

De toute façon, les Canadiens n’auront pas beaucoup de temps pour penser au résultat, se préparant déjà pour le prochain adversaire, les Bruins, à Boston, mercredi soir. Un autre beau défi en perspective.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com

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