Dans le calepin – 12 mars 2013

mardi, 12.03.2013 / 14 h 32 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Dans le calepin \u2013 12 mars 2013

BROSSARD – Dans le calepin aujourd’hui: une feinte qui fait tourner des têtes, le sang-froid de Ryan White et l’envers des statistiques avec Josh Gorges.

On ne peut qu’espérer – Depuis que les tirs de barrage ont été instaurés durant la saison 2005-2006, les partisans de toutes les équipes ont pu voir leur lot de feintes magistrales et parfois, de moments un peu loufoques. L’effort de Kaspars Daugavins des Sénateurs lors de leur affrontement avec les Bruins lundi soir se classe, disons-le, entre les deux. Lorsque Michel Therrien a vu l’attaquant letton déposer le bout de son bâton sur la rondelle, il s’est transposé dans la peau de son équivalent d’Ottawa, Paul MacLean.

Entraînement aux tirs de barrage

«J’espère qu’il va scorer!», a répondu Michel Therrien lorsque questionné à propos de sa réaction si un de ses joueurs lui faisait le coup. «Quand tu es rendu dans les tirs de barrage, le concept d’équipe prend le bord complètement. On parle vraiment de l’individu et de son talent brut. Le joueur se doit de s’y prendre de la façon qu’il croit qu’il peut marquer.»

Malheureusement pour Daugavins, la feinte n’a pas fonctionné. Peut-être qu’il y aura une prochaine fois, qui sait. Paul MacLean, lui, le sait.

Garder son sang-froidRyan White a usé d’un sang-froid incroyable lorsque le défenseur des Panthers de la Floride, Nolan Yonkman, a tenté de le provoquer lors de la rencontre de dimanche. Avec une avance de 2 à 0 et un momentum en faveur du Tricolore, White est resté tranquille, préférant recevoir quelques coups au profit d’un avantage numérique, plutôt que l’inverse. Et il a pu dire mission réussie, en voyant Yonkman quitter la glace en direction du banc des punitions pour quatre minutes. Sa capacité à garder son calme a impressionné ses coéquipiers et surtout, prouvé que le jeune attaquant avait bien compris le message de son entraîneur. Le joueur de centre admet toutefois qu’il ne reculera pas devant un combat… si le temps s’y prête.

«Mon temps de jeu a augmenté, je crois. Mes coéquipiers ont parlé en ma faveur », a expliqué White qui a disputé 18 rencontres avec les Canadiens cette année. «C’est ce qui est important. Ils étaient contents pour moi. Il y en a qui ont été surpris par ma façon de garder mon calme, mais nous étions au milieu de la rencontre, les séries approchent et nous avons besoin de points chaque soir. Si je dois recevoir un coup de poing en plein visage pour aider l’équipe à gagner, je le ferai.»

Avec le dur à cuire Brandon Prust sur la touche pour au moins une semaine encore, White sait qu’il devra fournir un petit extra, surtout au niveau de la robustesse.

«C’est dur de remplir le trou laissé par Brandon, autant sur la glace qu’en dehors », a lancé White. «Je n’ai que du bon à dire à propos de lui. C’est un leader dans le vestiaire. C’est tout un guerrier. Il joue avec son coeur. Je ne peux que continuer à jouer mon style et travailler dur. Mes compagnons de trio sont bons avec moi et nous essayons d’écouler du temps au cadran, tout en gardant la rondelle en zone adverse. Et nous souhaitons aussi en marquer quelques-uns également.»

Ce qui se cache derrière – Avec un peu plus de la moitié des matchs joués dans le calendrier régulier, c’est souvent l’heure d’un bilan de mi-saison pour la direction, les entraîneurs, mais également pour les joueurs. Généralement, on décortique les statistiques, des buts aux passes, en passant par les tirs bloqués, les mises en échec et plusieurs autres. Mais au-delà des statistiques, qu’est-ce qui impressionne chez l’équipe numéro 1 dans l’est?

«La force de caractère dans ce vestiaire. Ce jeu est d’abord mesuré en victoires et en défaites. Après, tu mesures en but, en points, en toutes sortes de statistiques, mais quand on regarde notre équipe à l’interne c’est différent », a confié Josh Gorges au sujet de sa vision de l’équipe. «Quelle est notre réponse après un mauvais match? Quelle est notre réponse après une mauvaise période? À quel moment écoulons-nous les pénalités? Est-ce qu’on marque au bon moment? Ce sont tous des éléments qui démontrent du caractère. Ce qui m’impressionne, c’est la façon dont on peut rebondir, même si nous sommes fatigués ou épuisés en troisième période. Le désir de faire le travail est de 100% tous les jours.»

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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