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À ne pas inviter au même souper

samedi, 09.02.2013 / 23 h 40 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
MONTRÉAL – Dans une rencontre où les Maple Leafs sont repartis avec une convaincante victoire de 6 à 0 sur les Canadiens, plusieurs éléments ont retenu l’attention.

Un départ à oublier : Voulant faire oublier leur défaite subie aux mains de ces mêmes Leafs lors du match d’ouverture, le Tricolore a été incapable, dès les premiers instants du match, d’imposer son rythme et de démontrer qu’il était une équipe différente d’il y a trois semaines. C’est plutôt tout le contraire qui s’est passé alors que les visiteurs ont inscrit deux filets dans les sept premières minutes de jeu, dont un après 59 secondes d’écoulées.

« Nous avons connu un très, très lent départ. Ils nous ont battus avec leur vitesse et ils étaient prêts à jouer. Nous ne l’étions pas », admet l’entraîneur-chef Michel Therrien, de qui l’équipe subissait du coup un troisième revers d’affilée. « Nous avons tenté de revenir en deuxième période en effectuant 20 lancers, mais nous n’étions pas autour du filet. C’était juste une mauvaise soirée. »

Bien qu’il ait cédé à six reprises sur les 28 lancers dirigés vers lui, Carey Price n’y pouvait rien à quelques reprises sur certains de ces buts. Alors que son entraîneur admet avoir jonglé avec l’idée de le retirer de la rencontre, il a préféré le laisser devant le filet pour une raison bien simple.

« Nous y avons pensé, pas parce qu’il jouait mal, mais nous avons cru que la meilleure décision était de le laisser dans le match », poursuit Therrien. « Il y a des soirs où vous gagnez en équipe, et d’autres où vous perdez en équipe. »

Des gestes qui font jaser : Plus d’une échauffourée a eu lieu durant le match de samedi soir. Trois combats ont éclaté, cinq joueurs ont écopé de punition d’inconduite de match et les arbitres ont décerné au total 116 minutes de pénalité.

Mais au travers de ce cirque, deux événements survenus au cours de la troisième période ont mis les joueurs du Tricolore hors d’eux. Mikhail Grabovski a visiblement mordu le bras de Max Pacioretty lors d’une escarmouche et Colton Orr, qui est passé bien près de porter un coup bas à Tomas Plekanec, a jeté les gants face à Brian Gionta, qui est loin d’être considéré comme un pugiliste.

« Que pouvez-vous dire là-dessus? Des gestes comme celui-là n’ont pas leur place dans notre sport, n’ont pas leur place au hockey », a lancé un Josh Gorges encore très frustré au terme de la partie. « Si vous allez dans la mêlée, soyez responsables de vos actes, soyez un homme et jetez les gants. Vous faites ça, vous gagnerez le respect. Vous allez mordre quelqu’un? Ça n’a pas sa place dans notre Ligue. »

Le vétéran défenseur a appliqué ce qu’il a déclaré en laissant tomber les gants au cours de la séquence où Gionta devait se défendre contre Orr. Alors qu’il est loin d’être reconnu pour ses talents de pugiliste, Gorges a tout de même affronté Frazer McLaren, admettant que c’était davantage parce qu’il n’était plus capable de se contrôler en raison de l’allure du match en général.

« Ce soir j’étais très frustré en fin de match. Aucun doute là-dessus, encore plus face au pointage du match », confesse Gorges, qui compte maintenant huit combats à son actif en huit saisons dans la LNH. « En plus, le fait qu’Orr s’en prenne à Brian, le plus petit joueur sur la glace, ça ne rend personne heureux. »

Pas froid aux yeux : Absent lors du premier match de la saison face à Toronto, Brendan Gallagher a passé toute la soirée à rendre ses adversaires dingues. Allant constamment au filet et ne reculant devant aucune intimidation malgré ses 5-pieds-9, le jeune ailier de 20 ans a notamment été impliqué dans le premier combat de sa carrière en troisième période

« C’est simplement le style de jeu que je pratique. Ça va arriver à l’occasion », raconte Gallagher, qui concédait 32 livres à son adversaire Michael Kostka lors de son duel. « Je ne suis pas très doué à ça, mais à l’occasion faut y aller. »

Gallagher a pu constater que malgré la dégelée que lui et ses coéquipiers subissaient au pointage, ils ne se laissaient pas marcher sur les pieds et que tout le monde s’appuyait du côté du Tricolore. Avec encore deux matchs prévus face à Toronto d’ici la fin de la saison et beaucoup de hockey encore au programme, l’esprit d’équipe se doit d’être à son meilleur si les Canadiens veulent aller loin.

« On ne le ressent pas tout de suite, mais ces choses sont immenses pour l’équipe », confirme Gallagher qui a passé neuf minutes au cachot samedi. « Je crois que c’est la seule bonne chose que nous pouvons retirer de ce match. Mais notre effort n’y était pas en début de rencontre. Ça va nous rester pendant un bout de temps. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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Faits saillants : Maple Leafs-Canadiens
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