Le souci du détail

lundi, 14.01.2013 / 16 h 03 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Le souci du d\u00E9tail

BROSSARD – Dans un camp d’entraînement aussi court, ce sont souvent les détails qui vont faire la différence.

Dans les derniers instants de l’entraînement sur glace, Brandon Prust et Ryan White se sont rencontrés au milieu de la glace, ont laissé tomber les gants, puis se sont empoignés. Ceux qui ont cru que deux des meilleurs pugilistes de l’équipe avaient des comptes à régler ne pouvaient pas être plus loin de la vérité.

Un conseil de vétéran est toujours bien apprécié par un jeune joueur sur la glace. Bien que cette règle s’applique généralement à des aspects plus techniques du jeu, elle peut aussi bien s’appliquer à un combat, ce que Prust était heureux de démontrer.

«Il est fort et il a le désir de gagner », a expliqué Prust au sujet de ses échanges avec White, qui ont tout couvert les aspects, de l’attrapage de chandail jusqu’aux mouvements de la tête. «Si je peux lui enseigner un ou deux trucs, ça pourra l’aider.»

Voyez tous les échos de vestiaire

De l’autre côté du vestiaire, White, qui n’a jamais reculé devant un adversaire pour défendre un coéquipier, était visiblement heureux de ses nouveaux amis.

«Avec la saison dernière, d’ajouter des gars comme ça, c’est génial », a lancé White qui a pour sa part laissé tomber les gants à sept reprises en 2011-2012, et ce, en seulement 20 matchs. «Non seulement ce sont des gars qui jouent dur, mais ils ont de la présence dans le vestiaire. Bouillon, Armstrong et Prust vont tous pouvoir nous aider, que ce soit sur la glace ou en dehors.»

Alors que White apprenait quelques petits trucs de la part de Prust, l’entraîneur des gardiens Pierre Groulx s’affairait à installer une caméra dans un coin de patinoire, histoire de filmer les moindres faits et gestes de Carey Price lors d’une séance de tirs de barrage.

«C’est nouveau cette année. On a installé un iPad sur un trépied pour m’aider. Je ne peux pas me voir sur la glace, alors j’aime avoir un autre appui visuel sur lequel je peux compter quand je reviens au vestiaire, au même titre que les vidéos d’entraînement », a expliqué Price au terme de l’entraînement. «Demain on va pouvoir revoir ce que j’ai fait aujourd’hui. Je crois que ça simplifie beaucoup les explications de ce que je dois faire quand je suis devant les buts.»

Pour Price, ce genre de support visuel est un atout de plus dans l’arsenal de préparation d’un gardien de but.

«Je crois que c’est la façon que l’entraînement des gardiens évolue», a poursuivi le gardien de 25 ans. «C’est la progression de la technologie. C’est dur pour un entraîneur de gardien d’expliquer quelque chose, alors que c’est très simple pour lui de le montrer sur une vidéo.»

Là où ce genre de technologie risque de s’avérer utile, c’est notamment pour les tirs de barrage, discipline où Alex Galchenyuk a démontré qu’il excellait lors d’une petite compétition amicale entre les Rouges et les Blancs. Le jeune homme de 18 ans y est allé de feintes plutôt impressionnantes, dont une en particulier devant Peter Budaj qui lui a attiré des «Wow!» de la part notamment de tous les médias présents sur la galerie de presse, de même que de ses coéquipiers.

«Disons que j’ai pas mal de tirs de barrage à mon actif dans ma carrière. J’essaie toujours de faire des choses différentes, de voir ce que les gardiens font. Il faut croire que j’ai été chanceux aujourd’hui», a humblement mentionné Galchenyuk. «De revenir à la ligne et de voir tous les gars qui sont heureux pour toi, ça fait du bien.»

Un autre joueur qui a démontré d’excellentes capacités en tirs de barrage, Lars Eller, y est allé de ce commentaire par rapport à l’exécution du premier choix des Canadiens au repêchage de 2012.

«Nous savions tous qu’il est bourré de talent. Je suis certain qu’il a beaucoup d’autres tours dans son sac», admet Eller, qui tient quand même à rassurer son gardien de but. «Peter Budaj nous connaît pas mal tous, mais il n’avait probablement jamais vu les feintes de Galchenyuk avant. Il y sera peut-être mieux préparé la prochaine fois.»

Une chose est certaine, c’est que Peter Budaj aura l’occasion de se reprendre devant Galchenyuk et ce, plus tôt que tard.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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