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L’école Eller-mentaire

vendredi, 07.09.2012 / 10 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com

MONTRÉAL – Après un long été loin des livres, les étudiants de partout dans le monde amorcent leur nouvelle année scolaire en revenant sur la matière qu’ils avaient vue l’année précédente. De retour du Danemark et prêt à sauter sur la glace, Lars Eller n’aura pas besoin de faire du rattrapage pour revenir sur les leçons apprises en 2011-2012.

Cent cinquante jours se sont écoulés depuis que les Canadiens ont conclu leur saison par une victoire de 4 à 1 sur les Leafs au Centre Bell, le 7 avril dernier. Après avoir passé la saison morte à s’entraîner, la 28e position de son équipe demeure encore fraîche dans la mémoire d’Eller.

« Vous en apprenez davantage sur vos coéquipiers et sur vous-même lorsque vous perdez que lorsque vous gagnez », admet le joueur de centre de 23 ans. « Lorsque vous gagnez et que vous connaissez de bons moments, la vie est facile; c’est lorsque ça se corse que vous voyez de quoi vous êtes faits. Perdre n’est jamais une bonne chose, mais vous en apprenez beaucoup, pas de doute là-dessus. »

Faits saillants: Lars Eller

Pour tout jeune employé sur le marché du travail, la capacité d’apprendre sur le terrain est la clé du succès. Lorsque votre emploi fait que vous devez travailler devant 21 273 personnes à chaque soir, c’est plus facile à dire qu’à faire.

« C’était une année difficile pour chacun d’entre nous et nous n’avons aucune intention de répéter ça », explique Eller, qui a établi des nouvelles marques avec 16 buts et 28 points à sa deuxième saison complète dans la LNH. « Mais ce que vous pouvez en retenir est que la prochaine fois que vous serez de nouveau dans une situation identique et que les choses ne tourneront pas rond pendant une longue période, vous saurez quoi faire pour éviter de tomber dans ce cercle vicieux. »

Les leçons ont continué de se frayer un chemin vers le jeune centre bien après que la saison ait pris fin. Avant de retourner chez lui pour se préparer pour la prochaine saison, Eller a fait un arrêt en Suède où il a terminé en tête des pointeurs de son pays au dernier Championnat du monde. L’un des trois joueurs évoluant dans la LNH au sein de l’équipe nationale du Danemark, le natif de Rodovre avait des allures de vétéran aguerri durant ses quelques semaines à Stockholm.

« Je n’étais pas l’un des plus âgés mais j’étais l’un des joueurs les plus expérimentés et j’avais un rôle de leader autant sur la glace qu’à l’extérieur », partage Eller qui a enfilé trois buts et récolté cinq points à sa troisième participation au Championnat du monde. « Il y avait beaucoup de jeunes au sein de l’équipe qui se tournent vers les joueurs de la LNH, j’étais heureux de pouvoir aider. J’aurais bien sûr préféré être des séries éliminatoires à Montréal, mais c’est tout de même amusant de jouer au hockey et c’est un honneur de représenter son pays. »

Après avoir passé deux des trois derniers étés à davantage guérir des blessures qu’à augmenter sa masse musculaire, Eller était plus qu’heureux d’être cette fois en santé et de pouvoir aller au gymnase à son retour à la maison. Alors qu’il devrait atteindre le plateau des 200 matchs en carrière cette saison, il est prêt à démontrer qu’il sera plus fort, plus rapide et plus agile au cours de la prochaine année.

« Je crois que j’étais un meilleur joueur lorsque la saison a pris fin qu’au début. J’ai grandi en obtenant plus de responsabilités et en jouant davantage de minutes qu’à ma première saison. Je sentais que j’avais effectué un pas dans la bonne direction », mentionne-t-il après avoir vu son temps de jeu passer de 11:08 en 2010-2011 à 15:18 la saison dernière. « En raison des deux opérations aux épaules que j’ai subies, je n’ai pas pu profiter au maximum de ma préparation estivale au cours des dernières années. Mais cette année j’ai eu beaucoup de temps pour augmenter ma force musculaire comparativement aux dernières années. »

Ayant déjà évolué pour trois entraîneurs différents au cours de sa jeune carrière dans la LNH, Eller est devenu un expert dans l’art de faire une bonne première impression – quelque chose qui lui sera fort utile lorsqu’il se présentera à son quatrième entraîneur cet automne.

« C’est excitant de voir de nouveaux visages et d’entendre de nouvelles voix. Ce sera un défi cette saison mais nous sommes tous impatients de commencer », décrit Eller au sujet du tout nouveau personnel d’entraîneurs qu’il côtoiera cette saison. « Vous devez regarder cette situation comme une opportunité. Je ne veux pas dire que ce sera un nouveau départ mais ce le sera d’une manière; pas nécessairement sur le plan individuel mais pour l’équipe en l’ensemble. Nous sommes revigorés et ce sera une nouvelle saison et une occasion de faire nos preuves. »

Si on se fie aux antécédents de Michel Therrien, la meilleure façon pour Eller de gagner des points auprès de son nouvel entraîneur sera d’être physique et d’être solide dans les deux sens de la patinoire. Heureusement pour lui, le jeune Danois a déjà appris du meilleur modèle à sa position depuis deux ans.

« Pleky (Tomas Plekanec) est le genre de joueur sur lequel je moule mon jeu et il a le type de rôle que j’aimerais bien remplir éventuellement », explique-t-il. « Je veux devenir un joueur qui peut être utilisé dans toutes les situations; que ce soit lorsque nous tirons de l’arrière par un but avec une minute à jouer ou lorsque nous devons protéger une avance. Je veux être un gars sur lequel on peut se fier pour avoir un plus grand rôle et qui peut remplir encore plus de responsabilités que j’avais la saison dernière. J’ai juste hâte que ça commence. »

Voilà ce que tout professeur aimerait entendre.

Shauna Denis écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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