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Ma Coupe Canada : Claude Lemieux

mercredi, 05.09.2012 / 10 h 20 / Canadiens de Montréal - Coupe Canada 1987
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Ma Coupe Canada : Claude Lemieux

MONTRÉAL – Habituellement, la majorité des joueurs de la LNH commencent à prendre leur envol après quelques années. Pour Claude Lemieux, ses deux premières saisons chez les professionnels ont été assez convaincantes pour lui ouvrir les portes de l’équipe canadienne.

L’âge n’est peut-être seulement qu’un chiffre, mais les chiffres sur la patinoire ne mentent pas. Malgré le fait qu’il était l’un des plus jeunes joueurs invités au camp de sélection d’Équipe Canada en 1987, « Pépé » a forcé la main des dirigeants, qui ont décidé de le garder au détriment de vétérans aguerris.

Claude Lemieux (au centre) n'en revenait pas qu'à un si jeune, il évoluerait aux côtés des meilleurs au monde dont Mario Lemieux (deuxième à gauche).

« Pour moi, je n’en revenais pas d’être si jeune à l’époque et d’avoir été sélectionné pour représenter le Canada et de me retrouver dans la même chambre que Wayne Gretzky, Mario Lemieux, Mark Messier et Paul Coffey », admet Lemieux qui venait tout juste d’avoir 22 ans quelques semaines avant le début de la compétition.

Bien que son entraîneur avec le Tricolore faisait partie du personnel d’entraîneurs de l’équipe nationale, ce dernier n’a pas eu à vendre la candidature de Lemieux puisque son curriculum vitae parlait de lui-même malgré son jeune âge.

« Claude Lemieux est un gamer. C’est un gars des grandes occasions », confirme Jean Perron qui était un des entraîneurs adjoints de l’équipe canadienne lors du tournoi de Coupe Canada. « Tout le monde l’avait réalisé en 1986, il avait été extrêmement important dans la conquête de la coupe Stanley. Il avait terminé juste derrière Patrick Roy dans la course au trophée Conn-Smythe. Il ne recule devant personne et il avait en plus tellement bien fait à Rendez-vous ’87. »

Contrairement à d’autres joueurs qui étaient trop sûrs d’eux et qui en faisaient un peu trop dans l’espoir de se tailler un poste avec l’équipe, Lemieux ne déplaçait pas d’air, demeurait à sa place et faisait ce qu’on lui demandait. Utilisé majoritairement sur un trio dont la mission première était de freiner les élans de leurs adversaires, l’ailier droit originaire de Buckingham connaissait son rôle. Avec autant de vedettes au sein de la formation canadienne, il ne voulait surtout pas mal paraître.

« C’était un peu intimidant au début d’être autour d’aussi gros noms. Mais après un petit bout de temps, surtout après que la sélection finale eut été effectuée, les vétérans étaient super corrects avec les jeunes », explique Lemieux qui a marqué un but et obtenu une mention d’aide au cours de ce tournoi. « Nous avions un groupe vraiment spécial. C’était une superbe expérience.

« La chimie s’est créée toute seule, nous sommes devenus une équipe très rapidement », précise-t-il. « Tous les joueurs qui étaient là et qui avaient la chance de porter le chandail du Canada savaient que c’était tout un honneur. Tout le monde était sur la même longueur d’onde, tout le monde se respectait et nous avions tous le même but : remporter la Coupe Canada. »

Les prouesses offensives des gros canons de l’équipe canadienne ont peut-être retenu l’attention, mais l’apport des employés de soutien comme Lemieux, Brent Sutter et Rick Tocchet a été indispensable aux succès de la troupe de Mike Keenan, qui est demeurée invaincue lors de la ronde préliminaire.

Se frottant à la Tchécoslovaquie en demi-finale au Forum de Montréal, l’équipe locale a poursuivi sur sa lancée en l’emportant par la marque de 5 à 3. Mais cette victoire a été coûteuse pour le Canada. Fidèle à lui-même en pratiquant un style de jeu physique et sacrifiant son corps à chaque présence, Lemieux est tombé au combat et a vu son tournoi prendre fin de manière abrupte.

« Je n’ai malheureusement pas pu prendre part à la grande finale parce que je m’étais déchiré des ligaments de la cheville en demi-finale du tournoi. J’étais demeuré à Montréal pour amorcer ma réhabilitation et j’ai regardé ces matchs à la maison », raconte Lemieux qui a été dans l’impossibilité de se déplacer à Hamilton pour les dernières rencontres. « De voir jouer Lemieux et Gretzky ensemble en finale était quelque chose.

« C’est un des plus beaux tournois auquel j’ai participé dans toute ma carrière, c’est dommage qu’il n’existe plus de nos jours », ajoute le quadruple champion de la coupe Stanley. « Le fait d’être Québécois, d’avoir grandi au Québec et au Canada, de jouer pour l’équipe canadienne et de remporter les grands honneurs est assez dur à battre. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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