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Le dernier mot : Brett Lawrie

mardi, 28.08.2012 / 15 h 12 / Canadiens de Montréal - Magazine CANADIENS
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Le dernier mot : Brett Lawrie

Peu de joueurs de baseball ont fait leur entrée dans les Ligues majeures avec autant d’anticipation que Brett Lawrie, de Langley en Colombie-Britannique. Après avoir dominé dans les mineures, l’athlète de 22 ans n’a pas perdu de temps pour faire sentir sa présence avec les Blue Jays en exécutant des doubles jeux et en produisant des points à profusion. Maintenant à sa première saison complète à Toronto, le joueur de troisième but d’origine canadienne veut aider les Jays à ramener un titre de la Série mondiale au pays, pour la première fois en deux décennies. Nous avons discuté avec le redoutable frappeur pour découvrir à quel point ses prouesses s’inspirent de notre sport national.

La LNH a ramené les Jets à Winnipeg après une absence de 16 ans. Est-ce qu’il est temps pour le baseball majeur d’implanter une autre équipe au Canada?
BRETT LAWRIE :
Je crois que c’est définitivement possible. Le baseball continue de grandir au Canada et je le répète souvent: la croissance du baseball est due au hockey. Prenons la Colombie-Britannique d’où je viens; si vous regardez à quel point les Canucks sont devenus bons, je crois que la qualité du baseball dans la province s’est améliorée grâce à eux. Vancouver est une meilleure ville de sports en raison de leurs succès.

À quel point est-ce spécial d’être Canadien et d’évoluer pour la seule équipe canadienne du baseball majeur?
BL :
C’est très spécial. J’ai toujours voulu avoir l’opportunité de jouer dans les ligues majeures. J’ai obtenu ma chance avec les Blue Jays et je suis sur un nuage depuis. Je suis très reconnaissant de pouvoir porter la feuille d’érable tous les jours et de représenter mon pays et la ville de Toronto.

Bien qu'il soit un partisan des Canucks, Lawrie a affiché fièrement le logo du Tricolore lors de son passage au Centre Bell.

Tu es originaire de Langley, nous assumons que tu es un partisan des Canucks?
BL :
Je ne suis pas un fan fini des Canucks; ils n’étaient pas très bons quand j’étais plus jeune? ! (rires) Mais au fil des années, Vancouver est devenue davantage une ville de hockey et ça m’a incité à m’impliquer un peu plus.

Malgré cela, à quel point la défaite des Canucks en finale de la couple Stanley en 2011 t’a abattu?
BL :
J’ai regardé tous les matchs de la finale parce que j’étais blessé et ce, même si j’étais en Floride. Leur défaite m’a vraiment fait mal.

Tu as été repêché comme receveur, on t’a converti en joueur de deuxième but dans l’organisation des Brewers de Milwaukee et maintenant tu évolues au troisième but. Qui a vraiment la tâche la plus difficile au champ intérieur?
BL :
Dur à dire. Chaque position a ses bons côtés. Tu dois apprendre chaque position; tu ne l’apprends pas du jour au lendemain. Cela nécessite beaucoup de pratique. C’est difficile à dire, mais je joue au coin chaud maintenant. Ils ne l’appellent pas comme ça pour rien.

Joe Carter est le joueur préféré dans l'histoire des Jays de Lawrie.

Qui est ton joueur préféré dans l’histoire des Blue Jays?
BL :
Joe Carter. Simplement pour ce qu’il a accompli, l’engouement qu’il a amené à la ville et pour la façon dont il jouait. C’était spécial, même si je n’avais que trois ans à l’époque? !

Plus jeune, admirais-tu l’ancienne vedette des Expos, également natif de la Colombie-Britannique, Larry Walker?
BL :
Pas vraiment parce que je suis né un peu après son époque et il en était à ses dernières saisons au baseball. J’étais un peu trop jeune et je ne portais pas autant attention au baseball à la télévision durant ses meilleures années. J’observais davantage Justin Morneau, Russell Martin et Joey Votto. Ces gars étaient mes idoles en grandissant.

Est-ce décourageant d’évoluer dans la même division que des puissances comme les Yankees et les Red Sox ou voyez-vous plutôt cela comme un défi?
BL :
Pour moi, lorsque je regardais Derek Jeter et tous ces autres joueurs dans ma jeunesse et soudainement je me retrouve au deuxième but près d’eux, c’est plutôt cool. J’ai toujours voulu avoir l’opportunité de rivaliser avec les meilleurs, jour après jour. Tout compétiteur et tout athlète devraient penser de la sorte. Tous les gars de notre équipe ont cette mentalité.

Originaire lui aussi de la Colombie-Britannique, Lawrie était cependant trop jeune lorsque Larry Walker faisait la pluie et le beau temps avec les Expos.

Bien que tu n’en sois qu’à ta première saison complète au baseball majeur, tu es déjà l’un des joueurs de baseball les plus suivis sur Twitter. À quoi dois-tu ta popularité dans le monde virtuel?
BL :
(rires) Je n’en sais rien! Je crois que ça part du fait que je suis Canadien et que j’évolue pour les Blue Jays de Toronto. Beaucoup d’entre nous sont sur Twitter et nous tentons également d’enrôler les autres.

Est-ce que les gens à Toronto ont tenté de te convertir en partisan des Maple Leafs depuis que tu joues pour les Jays?
BL :
(rires) Pas convertir mais je vois à l’occasion des gars comme Tyler Bozak et Cody Franson des Leafs. J’ai développé une excellente amitié avec ces gars et nous avons beaucoup de plaisir ensemble.

Suivez tous les faits et gestes de Brett sur Twitter ou rendez-vous au bluejays.com pour suivre les activités des Blue Jays durant toute la saison.

Cet article, écrit par Hugo Fontaine, est publié dans le numéro 26.6 du magazine CANADIENS.