Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
Magazine Canadiens

Le dernier mot : Aleksandra Wozniak

lundi, 06.08.2012 / 10 h 47 / Canadiens de Montréal - Magazine CANADIENS
canadiens.com
X
Partagez avec vos amis


Le dernier mot : Aleksandra Wozniak

L’orgueil de Blainville au Québec, Aleksandra Wozniak a presque réussi à elle seule à ramener le Canada sur l’échiquier mondial du tennis, un service et un coup de revers à la fois. En plus du Polonais, sa langue maternelle, cette polyglotte s’exprime en cinq autres langues et elle n’était âgée que de trois ans quand son père (et entraîneur) lui a placé une raquette dans les mains pour la première fois. Quatrième joueuse la mieux classée de l’histoire canadienne, Wozniak est une fière Québécoise qui aime ses Canadiens, si bien qu’elle est souvent de passage au Centre Bell pour encourager son équipe.

À quel point es-tu une partisane des Canadiens?
Aleksandra Wozniak :
Je suis assez accroc. Mon père est un grand partisan alors c’est là que tout a commencé pour moi. Rien ne se compare à une soirée au Centre Bell pour ressentir l’énergie de la foule.

Qui est ton joueur favori de l’édition actuelle du Tricolore?
AW :
Je dirais Tomas Plekanec. J’aime sa vitesse et sa façon de jouer. Son possible départ m’a inquiétée, mais je suis heureuse qu’il soit resté à Montréal.

Le partenaire de double idéal de Wozniak : Tomas Plekanec

Quel joueur des Canadiens prendrais-tu pour t’accompagner dans un match en double mixte? Qui pourrait se débrouiller sur le court?
AW :
Je tenterais ma chance avec Pleky. Je joue en double avec la Tchèque Lucie Safarova, une de mes meilleures amies sur le circuit. Après tout, les Tchèques sont toujours très bons au tennis.

As-tu déjà pensé porter du rouge et du bleu en compétition?
AW :
Bonne idée ! Pour le moment, mon ensemble Lacoste est orange, une couleur que j’aime bien. Je porte le rouge quand je m’entraîne et j’ai aussi plein de vêtements à l’effigie des Canadiens. Seulement, je ne le fais jamais pour un match.

Quel a été ton plus beau moment en carrière : atteindre la quatrième ronde à Roland Garros en 2009 ou battre Serena Williams en route vers ta victoire à la Classique Bank of the West en 2008?
AW :
La victoire sur Serena en demi-finale était plutôt spéciale, surtout que j’ai ensuite gagné mon premier tournoi de la WTA. C’était une semaine merveilleuse à vivre. Mon parcours en France a aussi été spécial.

Après que tu aies battu Serena pour remporter ton premier titre, Blainville, ta ville de résidence, a été rebaptisée « Wozniakville » pendant 24 heures. As-tu pu profiter de tes nouveaux pouvoirs pendant une journée?
AW :
(rires) Ouais, Wozniakville! Quelle journée! J’ai même reçu les clefs de la ville des mains du maire. J’ai célébré, mais à bien y penser, j’aurais peut-être pu en tirer davantage profit!

À quel point est-ce que Serena est intimidante en personne?
AW :
(rires) Si vous saviez à quel point elle est agréable à l’extérieur du terrain. Comprenez-moi bien : elle reste une personne hyper intense. Elle est tellement forte, pas seulement physiquement, mais aussi mentalement et c’est ce qui la rend aussi intimidante.

Wozniak avait éliminé Serena Williams lors de son parcours vers le titre de la Classique Bank of the West en 2008.

Sois honnête, à quel point c’est fatiguant d’entendre des joueuses crier?
AW :
J’essaie de l’ignorer, mais c’est une question de style pour certaines joueuses. Je dois admettre qu’il y en a qui pousse la note un peu trop à mon goût.

Quel mets québécois te manque le plus en déplacement : Poutine? Viande fumée?
AW :
Tout cela est bien bon, mais je m’ennuie surtout de ma famille et de mes amis. La vie sur la route peut être difficile par moment. Si je devais choisir par contre, je dirais la poutine. Rien n’accote une vraie poutine du Québec! (rires)

Quelle a été ta rencontre la plus mémorable avec un partisan à ce jour?
AW :
La plus grosse farce pour moi sur le circuit est que les partisans me confondent avec Caroline Wozniacki puisque nous sommes toutes deux Polonaises et nous avons presque le même nom. Les partisans se mélangent toujours. Au moins, mes cheveux sont plus foncés maintenant alors cela devrait faciliter les choses pour tout le monde. (rires)

Tu es habituée aux foules bruyantes du Centre Bell, préfèrerais-tu parfois que les matchs de tennis ne soient pas aussi silencieux?
AW :
Ça serait bien si nos foules avaient la permission de se défouler un peu plus, pas de doute là-dessus. Ça nous encouragerait, mais le tennis est loin de cela.

Qui étaient tes joueuses favorites quand tu étais enfant?
AW :
Ma joueuse favorite était Monica Seles. Elle était une féroce compétitrice. J’ai eu l’occasion de jouer en double avec elle dans un événement récemment et elle m’a autographié son livre. C’était vraiment palpitant de la rencontrer.

Wozniak et Caroline Wozniacki se font souvent confondre sur le circuit de la WTA.

Est-ce vrai que Roger Federer est bon à se rendre malade? Est-ce que c’est pire pour ses adversaires qu’il soit un aussi bon gars?
AW :
Il est tellement timide et gentil, c’est probablement pourquoi les gars le haïssent tellement. Ça et le fait qu’ils n’arrivent pas à le battre! (rires) C’est une légende vivante. J’aime le voir jouer, mais ce serait bien pour les autres d’avoir la chance de gagner, pour mettre un peu de piquant.

Comment les joueuses s’entendent-elles sur le circuit? Est-ce que l’atmosphère est conviviale ou plutôt mesquine entre vous?
AW :
Les filles sont tellement méchantes entre elles! (rires) C’est bizarre comment les gars sont plus décontractés et blaguent entre eux alors que dans notre cas, on a toujours l’impression que la bagarre va éclater. Je suis sociable et je parle à tout le monde, mais chez les filles, tout le monde est à son affaire.

Suivez les progrès d’Aleksandra au aleksandrawozniak.com et suivez sa progression au niveau mondial au www.sonyericssonwtatour.com.

Cet article, écrit par Manny Almela, est publié dans le numéro 24.7 du magazine CANADIENS.