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Les deux font la paire

vendredi, 29.06.2012 / 20 h 18 / Canadiens de Montréal - Magazine CANADIENS
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Les deux font la paire

Cet article aparaît dans le numéro de Juillet/Août 2012 du magazine CANADIENS. Abonnez-vous dès maintenant!

Les deux font la paire

par Alexandre Harvey

Ensemble. Un simple mot de huit lettres qui sera au coeur de la nouvelle philosophie des Canadiens de Montréal. Alors que le soleil se lève sur l'ère Bergevin-Therrien.

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Après l’une des plus décevantes saisons du Tricolore depuis des lunes, l’heure était aux grands changements. Après avoir remercié de ses services le directeur-gérant Pierre Gauthier à la fin mars, le propriétaire, chef de la direction et président de l’équipe Geoff Molson a amorcé sa quête afin de trouver l’homme qui incarnerait ce vent de changement et permettrait de rebâtir la culture de la victoire que commandent les partisans, l’histoire et la tradition de cette équipe. Cet homme, il l’a trouvé en Marc Bergevin.

Dans son cheminement de carrière, Bergevin était loin de penser qu’il s’installerait un jour au septième étage du Centre Bell, encore moins aussi rapidement qu’en mai 2012, lui qui avait passé les sept dernières campagnes dans l’organisation des Blackhawks de Chicago au terme de sa carrière de joueur.

« Ça fait 28 ans que j’ai quitté Montréal. J’ai été élevé ici, dans le quartier juste en bas du Forum », a expliqué le natif de Pointe-St-Charles, maintenant âgé de 46 ans. « Honnêtement, je n’avais jamais pensé revenir à Montréal. Ça fait tellement longtemps que je suis parti. Après ma carrière de joueur, je suis allé dans l’organisation des Blackhawks et j’y étais bien. On avait une bonne équipe. C’est arrivé un peu vite, mais ça fait du bien de revenir à la maison. »

Bergevin a ensuite entamé sa propre quête, s’entourant de Rick Dudley au poste d’adjoint au directeur général et Scott Mellanby à titre de directeur du personnel des joueurs, avant d’arrêter son choix sur l’entraîneur-chef, son entraîneur-chef qui correspond point par point à la liste de critères dont il ne souhaitait pas déroger. Cet homme, c’est Michel Therrien.

« Je voulais un entraîneur qui avait une personnalité forte. Je crois, qu’en tant que joueur, quand tu rentres dans une chambre de hockey, il faut que lorsque l’entraîneur entre, tu sais que le ‘boss’ est arrivé », affirme le vétéran de 20 saisons dans la LNH. « Je ne voulais pas un gars où les joueurs attachent leurs patins, l’entraîneur entre et c’est comme-ci c’était n’importe quelle autre personne qui était entrée. Je voulais quelqu’un qui commande le respect et quelqu’un qui rend ses joueurs redevables de ce qu’ils font.»

Le fait que Therrien avait déjà dirigé la formation montréalaise au début des années 2000 est loin d’avoir joué en sa défaveur. Bien au contraire.

« On peut dire ce qu’on veut de la pression, Montréal n’est pas une place facile. Michel est passé par là », d’indiquer Bergevin. « Que ce soit les choses qu’il a faites qui l’ont aidé ou les choses qu’il aurait pu faire différemment ou son expérience avec les jeunes à Pittsburgh. Il y a eu beaucoup de choses qui sont entrées en ligne de compte. Avec l’équipe que nous avons, avec des jeunes qui montent, les jeunes qui sont déjà là, Michel a touché à tout ça. Ça me prenait un gars d’expérience qui était en mesure de gérer toutes ces personnalités. Michel avait des crochets dans toutes les cases dans ma liste de critères.

« J’ai parlé à beaucoup de monde et je leur disais : « Donnez-moi du négatif », de poursuivre Bergevin à propos du processus d’embauche de Therrien. « Qu’il boive du Coke Diet, ce n’est pas du négatif! »

Sous cette pluie de compliments de la part de son nouveau patron, Therrien ne pouvait que rougir.

« C’est un gros avantage de travailler avec quelqu’un qui m’a choisi », d’admettre celui qui dirigera son 500e match dans la LNH en levée de rideau de la saison 2012-2013. « Ça nous permet d’apprendre à nous connaître. Une chose est sûre, c’est un travail d’équipe. J’ai toujours travaillé en équipe. Je veux le succès de Marc. Je veux le succès de mes joueurs. Tout cela s’enchaîne. C’est un effet boule de neige. C’est ce qui fait qu’une équipe a des liens serrés, qu’elle tire dans la même direction. C’est primordial. La préparation, le fait d’être là en début d’été, c’est certain que lorsqu’on va arriver au camp d’entraînement, on va être prêt à entamer cette nouvelle saison qui se présente devant nous. »

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