La cuvée 2012

samedi, 23.06.2012 / 14 h 28 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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La cuv\u00E9e 2012

PITTSBURGH – Classé au troisième rang chez les Européens par la centrale de repêchage de la LNH, peu de gens s’attendaient à ce que Sebastian Collberg soit encore disponible lorsque les Canadiens allaient prendre la parole au 33e rang. Mais il l’était, au grand plaisir de Trevor Timmins.

«Ça a été un peu difficile pour moi  vendredi. J’avais le sentiment que j’allais être pris en première ronde, mais je suis très content d’avoir été choisi par Montréal », a confié Collberg quelques instants après avoir rencontré l’État-major des Canadiens. «Ma saison en Suède n’a pas été la meilleure. Je jouais dans une ligue très compétitive en Suède avec des hommes alors ça a été une année difficile pour moi. Jouer pour l’équipe nationale m’a beaucoup aidé par contre.»

Collberg rencontre les médias

En 2012, Collberg s’est illustré au Championnat du monde junior en obtenant sept points en six matchs.

«Ça a été tout un tournoi pour moi et c’était toute une expérience de jouer en sachant que beaucoup de personnes regardaient et que je jouais contre les meilleures de la planète », a offert Collberg qui a mis la main sur la médaille d’or.

«Je crois que je dois devenir un peu plus fort. Je ne suis pas le plus gros », a poursuivi l’attaquant qui a disputé un total de 41 matchs dans la Ligue Élite de Suède au cours de la plus récente saison avec le Frolunda HC. Il a également disputé 21 matchs avec la filiale junior de la même équipe accumulant au passage 21 points en 17 matchs. «Je dois être plus solide le long des bandes et devant le filet. Je veux être plus lourd et plus fort l’an prochain.»

Avec un deuxième choix en deuxième ronde, Marc Bergevin a ajouté un atout de poids en choisissant le défenseur des Blades de Saskatoon, Dalton Thrower.

«Je ne savais pas à quoi m’attendre. Je suis venu au repêchage avec l’esprit ouvert et je suis très heureux de l’équipe qui m’a choisi », a expliqué Thrower, qui a déjà entendu quelques commentaires à propos de Montréal de la part de son coéquipier Darren Dietz, également  un espoir du Tricolore. «Je n’ai entendu que de bonnes choses à propos de l’organisation. C’est tout un sentiment et tout un honneur.»

Surtout reconnu pour sa capacité à rendre la vie difficile aux attaquants adverses, Thrower a amélioré son jeu à l’autre bout de la patinoire cette saison.

«Je peux apporter beaucoup de robustesse et d’offensive. Je me considère comme un bon défenseur dans les deux sens de la patinoire. Je ne vais pas éviter les contacts, mais je sais aussi manier la rondelle et faire des passes », a expliqué le natif de North Vancouver qui a plus que doublé son total de points, passant de 20 en 2010-2011 à 54 en 2011-2012. «Je dirais que la différence est la confiance. Jouer dans la WHL en si bas âge, tu n’as pas la même confiance et tout dépend de ton désir à passer à un autre niveau. Je savais que si je voulais être repêché, je devais amener mon jeu plus loin. »

Tim Bozon épate la galerie

Au 64e rang, le Tricolore s’est tourné de nouveau vers la WHL, repêchant un joueur qui lui, vient plutôt de l’Est. D’origine française, Tim Bozon a décidé de faire le saut du Vieux-Continent vers l’Amérique, s’alignant avec les Blazers de Kamloops au cours de la saison 2011-2012. Et son arrivée dans l’Ouest canadien a été plutôt réussie, lui qui a accumulé un total de 71 points en autant de matchs.

«D’être repêché par Montréal, c’est tout un sentiment. Je viens de la France où il y a bon nombre de partisans des Canadiens. C’est excitant », a lancé Bozon dont le père Philippe a joué dans la LNH durant quatre saisons. «Je l’écoute et il m’aide beaucoup. Il a beaucoup d’expérience et il a joué dans la LHJMQ. Il connaît bien Montréal. Il a aussi joué dans la LNH pour les Blues. C’est bien d’avoir un père qui connaît le hockey et qui peut te donner des conseils.

«Quand je jouais dans les ligues junior, il a été mon entraîneur jusqu’à l’âge de 14 ou 15 ans. Mais il était plus dur avec moi qu’avec les autres joueurs – il ne m’a jamais dit les choses positives », a poursuivi Bozon à la blague. «Il m’a beaucoup aidé. Il m’a toujours épaulé. Il regarde toujours mes matchs et me donne ses commentaires et souligne où je dois être meilleur.»

Les Canadiens ont continué leur magasinage dans l’allée des attaquants travaillants au 94e rang, mettant la main sur un jeune homme originaire de Palm City en Floride, Brady Vail.

«Je n’étais pas certain où j’allais être repêché. J’attendais de voir où on allait me choisir. Il y avait un peu de nervosité, mais lorsque ça compte, ça importe peu », a expliqué le centre de 18 ans. «Tout dépend de ce que tu fais après avoir été repêché. C’est un honneur d’avoir été choisi par Montréal. C’est la première étape d’une carrière qui je l’espère sera longue.»

Palm City n’est peut-être pas un endroit reconnu pour être une pépinière de joueurs de hockey, mais en grandissant avec les Panthers dans sa cour arrière a ses avantages.

«J’ai grandi en regardant Roberto Luongo et Pavel Bure en Floride », a mentionné Vail, qui a déménagé à Detroit à l’âge de 12 ans pour jouer au niveau AAA. «Mon oncle m’a acheté un bâton de hockey pour Noël à 4 ans et je ne pouvais le lâcher. J’ai joué au roller-hockey. J’ai commencé à jouer sur glace à l’âge de neuf ans et j’ai adoré ça. »

«Mon style est surtout défensif. J’arrête les meilleures lignes de l’adversaire, mais j’ai également quelques aspects offensifs», a ajouté le polyvalent attaquant qui a cumulé 52 points en 68 matchs en 2011-2012. «En espérant que ça n’arrête pas là à ce niveau. »

Repêché au 122e rang par les Canadiens, Charles Hudon a reçu le plus beau des cadeaux d’anniversaire, un chandail et une casquette du Tricolore. Le jeune ailier gauche des Saguenéens de Chicoutimi a été nommé recrue de l’année dans la LHJMQ en 2010-2011. Au cours de la plus récente saison, il a cumulé 66 points, dont 25 buts en 59 matchs. En deux saisons dans la LHJMQ il a disputé 22 matchs de séries éliminatoires, cumulant 14 points au passage.

«Je crois que c’est le plus cadeau de ma vie », a lancé d’entrée de jeu l’attaquant originaire d’Alma, qui avait déjà une histoire d’amour avec le Tricolore. «J’allais toujours aux matchs des Canadiens. Mon père avait des billets de saison. Je me suis toujours dit que j’allais un jour jouer dans cet aréna. C’était la même chose à Chicoutimi et j’y joue. J’espère que ça sera la même chose à Montréal.»

Avec leur dernier choix du repêchage 2012, les Canadiens ont décidé de se tourner de nouveau vers la Suède en mettant la main sur Erik Nystrom, un ailier gauche de 5-pieds-11, faisant osciller la balance à 176 livres. Au cours de la saison 2011-2012, Nystrom a évolué dans la Ligue élite de Suède avec Modo Hockey Ornskoldsvik. En 19 matchs il a récolté deux mentions d’aide. Il a également disputé 32 matchs dans la ligue SuperElit, toujours avec Modo. Il a alors obtenu 28 points au cours de ces rencontres, dont 19 mentions d’aide.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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