Faire tourner les têtes

jeudi, 14.06.2012 / 13 h 50 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
X
Partagez avec vos amis


Faire tourner les t\u00EAtes

BROSSARD – Parfois une transaction peut amener son lot de surprises. Patrick Holland en est la preuve.

Repêché en septième ronde par les Calgary en 2010, Holland a toujours fait partie des négligés qui travaillent fort pour tirer leur épingle du jeu et finissent par voir leur nom aboutir sur toutes les lèvres. C’est pour cette raison que le jeune attaquant a fait partie de l’échange amenant Rene Bourque à Montréal en contrepartie de Michael Cammalleri, au mois de janvier dernier.

Patrick Holland rencontre les médias

«Je me suis toujours considéré comme tel. J’ai été repêché par Tri City en sixième ronde, alors que je n’avais que 16 ans et que j’étais plutôt petit. Chaque année, je suis devenu meilleur et je crois que si on regarde mes statistiques, ma progression a été constante », explique Holland qui a terminé la plus récente saison avec une impressionnante récolte de 109 points en 72 matchs. «Ces chiffres ne parlent pas tant que ça puisqu’à mesure que tu vieillis tu as plus de temps de glace, mais je sens quand même que j’ai fait des pas de géant dans mon développement. »

À quelques semaines du repêchage de la LNH, Holland avoue qu’il n’aimerait pas être dans les souliers de ceux qui auront à prendre les décisions.

«C’est difficile de faire un choix quand tu es aussi jeune. Tu as 17 ans et tu joues avec des gars de 20 ans. La plupart du temps, les gars qui excellent sont ceux qui se sont développés plus rapidement. Dans mon cas, j’avais beaucoup de place pour grandir et grossir. Tu n’arrives pas à maturité avant au moins 18 ou 19 ans », explique celui qui mesure aujourd’hui 6-pieds et pèse environ 175 livres. «C’est tellement difficile de faire un choix. Tu ne sais jamais. Tu peux repêcher un bon joueur comme Pavel Datsyuk en sixième ronde ou tu peux choisir un citron en première ronde. C’est un coup de dé.»

Pour le jeune homme qui a paraphé une entente de trois ans avec les Canadiens le 7 mars dernier, le camp de perfectionnement a une importance beaucoup plus grande qu’un simple camp d’apprentissage. C’est le moment de faire connaissance.

«Il y a des gars comme Bournival, Ellis, Gallagher, Tinordi et tous les autres qui pourraient être à Hamilton l’an prochain alors c’est un excellent moment de forger une relation. C’est certain que tu te bats pour un poste, mais en même temps, tu veux les voir performer », explique Holland, qui avoue qu’il a déjà quelques préférences concernant ses compagnons de trio. «On verra ce qui arrive, mais j’aimerais bien être sur un trio avec Bournival ou Gallagher l’an prochain – si je leur donne la rondelle, ils vont me permettre d’amasser des passes », a blagué l’ailier droit de 20 ans.

Pour l’instant, c’est plutôt avec le dur à cuire Ian Schultz que Holland passe le plus clair de son temps, Schultz étant son cochambreur pour le camp de perfectionnement.

«Je lui pose un tas de questions à propos de Hamilton, du style de vie et de ce que ça prend pour faire une bonne transition. Nous vivons tous loin de la maison depuis un moment alors ce n’est pas un trop gros choc», explique celui qui devra toutefois troquer le confort de sa famille d’accueil. «Avec ces responsabilités, tu dois arrêter d’agir comme un enfant, mais en même temps, tu dois rester jeune à l’intérieur si tu veux avoir du plaisir à jouer au hockey.»

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

VOIR AUSSI
Toutes les vidéos du jour
Le compteur s’emballe
Entente de trois ans pour Patrick Holland
Le vent souffle encore
Sylvain Lefebvre nommé entraîneur-chef des Bulldogs de Hamilton
Martin Lapointe et Patrice Brisebois se joignent aux Canadiens