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Des yeux attentifs

samedi, 02.06.2012 / 17 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
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Des yeux attentifs

TORONTO – Lorsque les jeunes espoirs étaient soumis à la multitude de tests physiques lors du combine de la LNH, un membre du Tricolore était un peu plus attentif que les autres.

S’il y a une personne qui sait à quel point sont exigeants les exercices physiques que la prochaine cuvée de vedettes de la LNH doivent passer, c’est bien l’entraîneur du conditionnement physique des Canadiens Pierre Allard.

Présent à Toronto avec le reste des dépisteurs de l’équipe dans le but de voir de quel bois se chauffent ces jeunes hommes, l’entraîneur de 39 ans surveillait attentivement les résultats tout en sachant que ces conclusions ne sont pas des indicateurs sans failles.

Entrevue avec Pierre Allard

« Ce n’est pas une science exacte et c’est ça qui rend les choses difficiles. C’est sûr qu’il y a certains tests comme celui du saut en longueur qui est un bon indicateur de puissance. Il faut en prendre et en laisser et essayer d’analyser ça sur l’ensemble », admet Allard qui vient de compléter sa deuxième saison avec le personnel du Tricolore.

« C’est un outil de plus qui aide les dépisteurs à faire un bon choix. Mais c’est certain que tu ne peux pas uniquement te fier à ces tests. Il faut d’autres données. »

Comme l’ont mentionné les joueurs vendredi et samedi après avoir survécus à la batterie de tests physiques, les épreuves sur les vélos étaient de loin les plus ardues au programme. Plusieurs d’entre eux ont notamment dû se reposer pendant quelques minutes avant de poursuivre leur itinéraire.

Jouer dans la LNH est très exigeant et il faut être au sommet de sa forme pour pouvoir se démarquer. Comme le mentionne le Montréalais, certains tests sont suivis un peu plus attentivement puisque c’est là que sont séparés les hommes des enfants.

« C’est sûr qu’on regarde le wingate, qui est un test de 30 secondes sur un vélo où l’on doit donner le maximum avec une résistance », explique Allard. « C’est très exigeant pour le corps et c’est assez indicateur du niveau de performance des individus. Après ça vient immédiatement le test V02 également sur vélo.

« C’est une fin de test très difficile pour les joueurs », renchérit-il. « Au début, on mesure la grandeur et le poids juste avant les tests de sauts plus explosifs. Mais vers la fin c’est plus de l’endurance et les systèmes anaérobiques. »

Avec plusieurs choix à leur disposition lors du prochain repêchage, l’état-major des Canadiens pourra ajouter de nombreux jeunes talentueux qui pourront peut-être devenir des joueurs importants à Montréal.

Un d’entre eux qui pourrait être disponible lorsque le Tricolore sélectionnera au troisième rang a attiré l’attention de l’entraîneur en préparation physique avec ses performances. Mais comme ce dernier l’a remarqué, les résultats ne sont pas le fruit du hasard.

« Le jeune Forsberg semblait en bonne condition physique », affirme Allard au sujet du meilleur espoir européen en vue du prochain repêchage. « Ce qui me surprend à chaque année est que les joueurs arrivent au Combine de plus en plus en forme. C’est le fun de voir qu’ils arrivent bien préparés.

« On dirait qu’ils ont pratiqué les tests avant d’arriver ici, contrairement à il y a quelques années où les jeunes étaient plus ou moins au courant des tests », ajoute-t-il. « Ils arrivaient ici et étaient surpris par certains tests. »

Alors que s’est terminée cette longue semaine d’analyses dans la ville reine, les dirigeants du Tricolore n’ont toutefois pas encore fini leur évaluation. Avec encore 20 jours à écouler avant le prochain encan amateur, Allard accueillera prochainement au Complexe sportif Bell d’autres espoirs pour les soumettre à leurs propres tests.

Ce camp du Tricolore permettra aux jeunes de démontrer leur savoir faire sur la glace en plus d’augmenter la banque de données des dirigeants à leur sujet.

« À Montréal, on va faire un test appelé Function movement screening. C’est un test qui mesure la mobilité des articulations et qui permet de voir le niveau d’amplitude des mouvements et si les joueurs sont capables de faire des mouvements complets », décrit Allard sur ce qui attend les jeunes plus tard en juin. « Ce test peut nous permettre de détecter des risques potentiels de blessures ou des blessures que nous n’avions pas encore détectées lors des tests de surface. Ça nous fourni des données de plus.

« Nous allons aussi faire nos propres tests de puissance qui nous donneront des meilleurs indicateurs », conclut-il. « Nous avons déjà nos données avec les pros. Nous pourrons donc comparer les résultats d’un Josh Gorges avec ceux des joueurs invités et ça devient très intéressant. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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