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Magazine Canadiens

Le dernier mot : William Shatner

mercredi, 18.04.2012 / 15 h 30 / Canadiens de Montréal - Magazine CANADIENS
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Le dernier mot : William Shatner
Le lancement d’un nouveau livre, une collaboration avec des dizaines de légendes du rock sur l’enregistrement d’un album, la première d’un documentaire original et le début d’une tournée pour un «one-man-show» sont des faits d’armes impressionnants pour la plupart des artistes. Dans le cas de William Shatner, c’était un mois bien ordinaire. Mieux connu pour ses rôles de capitaine James T. Kirk, T.J. Hooker et Denny Crane, l’icône canadienne récipiendaire de prix Emmy a laissé une marque indélébile sur la culture populaire au cours de ses 60 années de carrière. Nous avons discuté avec l’homme originaire du quartier Notre-Dame-de-Grâce pour en découvrir davantage sur ses racines montréalaises et ce qui se prépare pour celui qui a déjà tout fait.

Après avoir passé tellement de temps à l’extérieur de la ville, quelle est la première chose que vous faites lorsque vous rentrez à Montréal?
WILLIAM SHATNER :
Je vais manger chez Schwartz. Il y avait même une file d’attente quand nous y sommes allés. Je n’arrivais pas à y croire. Cela a valu la peine toutefois. Chaque fois que je suis de retour, c’est la première chose que je fais.

Revenez-vous souvent à la maison?
WS
: Mes sœurs vivent ici et la grande famille des Shatner habite encore ici alors j’aimerais venir davantage, mais je n’ai pas l’occasion de le faire autant que j’aimerais. S’ils m’invitent pour animer un autre gala Juste pour Rire ou dans le cadre du Festival de Jazz, je serai très heureux de venir. Ce serait des vacances d’été de rêve. Il n’y a pas d’endroit comme Montréal en été.

Shatner était un grand fan du Rocket dans sa jeunesse.
Vous avez grandi à Montréal – à quel point étiez-vous partisan des Canadiens?
WS :
J’étais un grand partisan. Le «Rocket» Richard était l’homme de la situation. Nous étions gâtés avec le «Rocket», le «Pocket Rocket» et Jean Béliveau ainsi que tous les grands. Nous avons vu beaucoup de hockey de qualité et plusieurs défilés de champions au fil des ans.

Comment vous débrouilliez-vous sur la patinoire? Jouiez-vous au hockey plus jeune?
WS :
Pas vraiment. Je faisais du ski en hiver et nous n’avions pas le temps de faire les deux activités. Je n’ai jamais vraiment patiné, mais je prenais le train vers Saint-Sauveur, Saint-Hyacinthe ou Tremblant et nous skiions presque chaque fin de semaine.

Vous avez déjà dit être plus versé dans la vie culturelle comme étudiant à McGill que dans vos études à l’époque – avez-vous souvenir de vos endroits ou de vos activités favorites pour vos temps libres sur le campus?
WS :
(rires) J’ai passé la plupart de mon temps sous les escaliers de l’ancien bâtiment du conseil étudiant. C’était là où se trouvaient les bureaux du « Red, White & Blue », notre groupe musical étudiant. J’écrivais, j’étais directeur et j’étais sur scène au cours de ces années. C’était une grande partie de mon expérience à McGill. La radio, le théâtre et les comédies musicales : c’était ça mon éducation! 

Si McGill peut officiellement considérer la structure située au 3480 McTavish comme le Centre universitaire, son nom officiel est l’« Édifice Shatner ». Es-tu davantage flatté ou amusé par la passion avec laquelle les étudiants utilisent encore ce surnom?
WS :
Je suis flatté! Vous penseriez que c’est le genre de chose qui se dit une année ou deux par les étudiants, mais c’est le cas depuis plusieurs années. J’ai entendu une rumeur à ce sujet quand ç’a démarré et quand j’ai pris la parole à la collation des grades l’été dernier à McGill, j’ai vu l’édifice en me promenant sur le campus

Vous avez récemment participé au bien cuit de Charlie Sheen sur les ondes de Comedy Central et vous avez été l’étoile de votre propre bien cuit il y a quelques années. Est-ce que c’est possible de profiter d’une telle soirée?
WS :
Je décrirais cela comme le principe de plaisir dans la douleur – c’est comme une morsure d’amour. De façon étrange, c’est un compliment. Ils n’organisent des biens cuits que pour certaines personnes. Même quand vous n’êtes pas la personne visée, c’est une expérience dangereuse à laquelle participer, c’est comme un feu de forêt, si tu es trop près, tu te fais brûler. Mon bien cuit a reçu une nomination pour un prix Emmy. Celui de Charlie était très drôle; je l’ai perçu comme une intervention.

Dans votre livre Shatner Rules : Your Guide to Understanding the Shatnerverse and the World at Large, vous indiquez une série de règles personnelles que vous respectez. Faites-nous un résumé de la plus importante règle pour être plus «Shatneresque»?
WS :
La règle la plus importante est qu’il faut lire le livre! C’est très drôle et les gens y trouveront possiblement des leçons qu’ils peuvent eux-mêmes appliquer. L’histoire de ma mère au début est un exemple de façon de voir la vie : s’il est possible d’avoir du gâteau gratuitement, prenez-le. Nous méritons tous du gâteau gratuit.

Shatner voue un grand respect pour Zakk Wylde.
Nous avons écouté des chansons en ligne de votre nouvel album Seeking Major Tom, et les commentaires du public étaient partagés en deux camps : la moitié croit que c’est un projet sérieux et l’autre moitié croit que c’est une parodie. Est-ce que la vérité se trouve entre les deux positions?
WS :
J’ai remporté un prix Headbanger du magazine Revolver. Je ne badine pas, j’essaie vraiment de faire du heavy metal avec Zakk Wylde. C’est tout un compliment de pouvoir le faire.

De toutes les chansons de l’album, laquelle a été la plus plaisante à chanter?
WS :
J’essaie d’approcher chaque chanson comme un acteur sur une scène accompagné de musique. Chacune raconte son histoire.

Qui fait la meilleure imitation de William Shatner?
WS :
C’est moi. Je suis excellent dans cette imitation. Je ne sais jamais ce que les gens font quand ils essaient de m’imiter. Je ne trouve jamais que cela me ressemble!

Quelle est votre rencontre la plus folle ou la plus mémorable que vous ayez eue avec un admirateur?
WS :
Je le mentionne dans mon livre, mais je dois dire que c’est la fille qui a volé mes sous-vêtements dans ma chambre d’hôtel. Je les voulais alors la seule façon qu’elle me les redonnerait était à condition que je signe mon autographe sur sa poitrine. C’était un échange en quelque sorte.

Quelle citation vous est le plus souvent répétée et laquelle préféreriez-vous ne plus jamais entendre?
WS :
C’est une question complexe. Je sais que vous pensez à «Beam me up, Scotty» ou au nom «Denny Crane», mais ce n’est pas aussi simple. J’ai tiré des leçons sur «Beam me up, Scotty!» dans le cadre du documentaire The Captains que j’ai réalisé et c’était beaucoup plus qu’une phrase qui accroche. Toutes les fois que quelqu’un m’approche pour me citer, je le prends comme un compliment.

Selon Shatner, Jean-Luc Picard se ferait donner une correction par James Kirk s'ils devaient s'affronter.
Si Kirk et Jean-Luc Picard devaient s’affronter, qui l’emporterait? Nous accorderions un avantage à Kirk…
WS :
Un avantage? Ce serait plus qu’un avantage! C’est un tsunami – Kirk l’emporterait sans l’ombre d’un doute.

Définissez le mot Trekkie.
WS :
La plupart des gens pensent qu’un Trekkie est une personne étrange avec un intérêt débordant pour Star Trek. Ce que j’ai appris en réalisant le documentaire à propos des gens qui se rendent dans ces congrès est qu’ils participent à un rite mythologique qui a une signification beaucoup plus profonde. Même eux pourraient ne pas le savoir, mais puisque chaque culture a besoin d’une mythologie, c’est possible que Star Trek soit la nôtre.

Honnêtement – quand vous prenez des notes ou que vous inscrivez quelque chose à votre agenda, vous arrive-t-il parfois d’échapper un «Stardate» au début?
WS
: (rires) Vous voulez que je sois vraiment honnête? Je n’ai pas d’agenda.

Une autre de vos contributions de longue date à la culture populaire est le fait qu’un masque du capitaine Kirk a été modifié pour devenir celui qui a été porté par Michael Myers dans les films Halloween. Voyez-vous une ressemblance?
WS :
Il y a une douceur de peau qui est impossible à imiter… Ils ont pris le masque d’un épisode de Star Trek qui était vendu en magasin et un membre de l’équipe de production d’Halloween l’a acheté. J’ai vraiment porté ce masque pour passer l’Halloween.


Le masque de Kirk ou la version adaptée de Michael Myers?
WS :
Oh non, le masque de Kirk. Ç’a fonctionné à merveille!

Vous avez célébré votre 80e anniversaire de naissance l’année dernière. À cette étape de votre carrière et de votre vie, y a-t-il encore un endroit où vous aimeriez « foncer avec audace là où vous n’avez jamais mis les pieds »?
WS :
Certainement, dans ma chambre au deuxième! Vous savez, j’ai encore le désir de faire plein de choses.

Suivez Bill sur Twitter ou rendez-vous sur williamshatner.com pour commander votre copie de The Captains, Seeking Major Tom ou Shatner Rules. Rendez-vous sur sa chaîne YouTube officielle pour un regard unique sur tout ce qui le concerne.


Cet article, écrit par Shauna Denis, est publié dans le numéro 26.4 du magazine CANADIENS.