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La fusée Cole

vendredi, 23.03.2012 / 23 h 45 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com

MONTRÉAL – Oubliez le train Cole. Appelez-le plutôt la fusée Cole.

Signé à titre d’agent libre le 1er juillet dernier, Erik Cole était le prototype de l’attaquant de puissance que les partisans montréalais attendaient depuis des lunes. Alors que le rideau s’apprête à tomber sur la saison 2011-2012, Cole a rempli toutes les attentes et plus encore.

N’ayant besoin que trois buts pour atteindre le plateau des trente buts pour la deuxième fois de sa carrière, Cole est sorti des blocs de départ comme seul Usain Bolt sait le faire en marquant dès la 29e seconde de jeu. Le 28e but était dans la poche.

Puis, quatre minutes et 25 secondes plus tard, Cole faisait scintiller la lumière rouge une 29e fois. Le gardien des Sénateurs Craig Anderson prenait le chemin des douches tandis que Cole prenait un rendez-vous avec l’histoire et allait forcer une réimpression du livre des records des Canadiens, moins d’une minute plus tard.

Les trois buts d'Erik Cole

À 5 :41, Cole semait la frénésie dans le Centre Bell en enfilant son troisième but de la soirée en déjouant Ben Bishop, fraîchement débarqué dans la mêlée.

« J’étais excité de marquer ce troisième but », d’indiquer le numéro 72 du Tricolore, qui inscrivait ainsi son sixième tour du chapeau en carrière. « Mais ça ne change pas notre position au classement. »

Tandis qu’aucun joueur originaire des États-Unis n’avait marqué 30 buts lors des 102 premières saisons dans l’histoire des Canadiens, la campagne 2011-2012 en aura vu deux atteindre cet important plateau; Max Pacioretty ayant atteint le cap de la trentaine le 8 mars à Edmonton. David Desharnais peut certainement prendre une part du crédit.

« C’est plaisant. Ç’a été vite en plus, en cinq minutes. Je suis content pour les deux », d’indiquer Desharnais qui a passé presque la totalité de la saison au centre de Pacioretty et Cole. « Je parlais avec des gars sur le banc et je leur demandais si c’était un record. Faire un tour du chapeau en cinq minutes en partant le match, c’est sûrement déjà arrivé, il doit être parmi les meilleurs c’est sûr. »

Mon cher David, ce l’est : le tour du chapeau le plus rapide pour débuter un match dans l’histoire des Canadiens et le plus rapide dans la LNH depuis Brian MacLellan des Flames de Calgary le 14 janvier 1990 contre les Blackhawks de Chicago.

Ironiquement, les Canadiens sont la première formation à aligner deux marqueurs de 30 buts d’origine américaine depuis les Devils en 2005-2006. Les deux marqueurs? Brian Gionta qui avait délié les cordages à 48 reprises et Scott Gomez en 33 occasions cette année-là.

Malgré la déception collective, Cole a néanmoins fait son Capitaine Bonhomme cette saison en confondant les sceptiques. De la cuvée des joueurs autonomes de l’été 2011, seul Michael Ryder, qui a abouti à Dallas, à trouver le fond du filet plus souvent que l’ancien attaquant des Hurricanes qui avait marqué 30 buts pour la première en 2005-2006.

La soirée de travail d'Erik Cole

« Je ne suis pas vraiment inquiet à propos de ce que les gens pensent à propos de ce que je suis capable d’accomplir », de poursuivre Cole, qui compte désormais 55 points à sa fiche « Je sais ce que je suis capable de faire. Mais avec la frustration de la saison, ça n’a peut d’importance. »

Si Cole a joué la carte de l’humilité après son exploit, son entraîneur-chef a donné une lecture différente de son vétéran.

« Il laisse son jeu parler. Il n’est pas aussi muet que vous pouvez le dire », d’expliquer Randy Cunneyworth aux journalistes lors de son point de presse. « Il est un gars silencieux, qui va nord-sud, fonce au filet. La personne humble dont vous parlez n’est pas si humble dans le vestiaire. Il joue de la façon dont on s’attendait qu’il joue dès le premier jour. »

Profitant rapidement d’un coussin confortable, Carey Price, en particulier, était fort réjoui du double exploit de Cole.

« Erik était évidemment en feu. Il attire toutes les caméras vers lui », de lancer Price, abandonné à lui-même ou presque lorsque la vedette de la soirée s’est présenté dans le vestiaire après la rencontre. « Il a bien joué. Il a eu besoin de chance, mais c’est ce dont tu as besoin lorsque tu es un marqueur. C’était bien pour lui d’atteindre le plateau des 30 buts. »

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com.

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