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Seulement dans Slapshot

jeudi, 22.03.2012 / 14 h 10 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Seulement dans Slapshot

BROSSARD – Le respect entre les joueurs dans la LNH a souvent été au cœur des discussions au cours des dernières années : plaquage par derrière, coup à la tête, alouette.

Avec le scandale qui éclabousse la NFL et les Saints de la Nouvelle-Orléans en raison de son « programme de primes à la blessure », il est difficile de ne pas avoir une petite pensée pour Reggie Dunlop, le célèbre joueur-entraîneur des Chiefs de Charlestown du film culte « Slapshot », qui avait mis la tête à prix d’un adversaire, Tim McCraken pour ne pas le nommer, afin de revigorer ses troupes. Heureusement, c’était… dans un film. La réalité n'a pas dépassé la fiction.

« Ce genre de choses n’arrive pas à notre niveau », a tenu à expliquer l’entraîneur-chef des Canadiens Randy Cunneyworth. « Je ne crois pas que notre sport est allé là, à cet extrême. Je ne crois pas, non plus, avoir entendu même des rumeurs que cela se produisait. Les joueurs ont peut-être du plaisir avec cela, mais jamais ils ne passent à l’acte. »

Le hockey étant un sport robuste, les joueurs ne font évidemment pas toujours dans la dentelle. Des contacts se produiront. Des blessures surviendront. L’intention de blesser, elle, reste au vestiaire.

« Je ne sais pas si tu sautes sur la glace et que tu fais peux aller consciemment faire mal à un adversaire », de poursuivre Cunneyworth, qui a disputé 866 matchs dans la LNH. « C’est certain que si tu joues de façon robuste contre un adversaire, le risque augmente surtout si tu sais que ce joueur à quelque chose, qu’il soit blessé ou endolori. Je crois que c’est la pensée globale. »

Souvent au cœur de l’action, le défenseur P.K. Subban n’avait jamais entendu de parler d’une chose semblable.

« Je suis un fan des Cowboys alors c’est là que je porte mon attention », de lancer d’entrée de jeu, Subban, pour clarifier ses allégeances. « Depuis mon arrivée dans la Ligue nationale, durant cette courte période, je n’ai jamais entendu quelque chose du genre. Habituellement, ce qui se dit dans un vestiaire reste dans un vestiaire, mais je n’ai jamais vu ou entendu quelque chose comme ça. »

Le Far West n’a pas encore atteint les vestiaires du circuit Bettman. Aucune affiche n’est placardée que le sont les frères Dalton dans les aventures de Lucky Luke.

« Le sport professionnel est le sport professionnel », de poursuivre le volubile défenseur de 22 ans. « Tu travailles avec ardeur, tout le monde se bat pour un poste ou pour participer aux séries. Il y a des jeunes gars qui veulent se faire un nom, mais tu n’entends jamais quelqu’un cibler un autre joueur. Sur la glace, il y a un code que nous allons soutenir nos coéquipiers, mais tu ne vois personne mettre la tête d’un adversaire à prix »

Ayant évolué dans la East Coast Hockey League à ses débuts dans les rangs professionnels, une ligue qui a été jadis comparée à la fictive Ligue fédérale, David Desharnais, à son tour, n’avait jamais eu vent qu’un tel programme est mis en place par un entraîneur. Et encore là, le joueur est toujours responsable de ses actes.

« C’est un cas assez particulier. Ce n’est pas vraiment le bienvenu dans le sport », d’admettre Desharnais. « Peu importe ce que les entraîneurs disent, c’est nous qui allons sur la glace et qui devons le faire. Ça revient au respect entre les joueurs. C’est certain que les entraîneurs ont une certaine ligne à ne pas franchir. »

Si certains joueurs des Saints ont pu s’en mettre plein les poches, ce n’est pas dans la ECHL qu’un joueur aurait pu se renflouer les coffres.

« De lui donner 10$ pour aller blesser quelqu’un? », de conclure Desharnais, tout sourire.

Autre ligue, autres mœurs.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com.

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