Guerrier jusqu’au bout

vendredi, 16.03.2012 / 22 h 45 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
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OTTAWA – Peu importe la situation dans laquelle son équipe se trouve, Josh Gorges est un vrai guerrier et il l’a encore prouvé vendredi soir.

Chaque fois que le sifflet de l’arbitre se faisait entendre, qu’un des joueurs du Tricolore prenait le chemin du cachot et que l’unité de désavantage numérique sautait sur la glace, Josh Gorges y était. Et c’est arrivé souvent.

Un total de 10 pénalités mineures ont été décernées à la troupe de Randy Cunneyworth au cours de la soirée.

«Ce soir était toute une bataille», a lancé d’entrée de jeu le principal intéressé qui a disputé un peu plus de 11 minutes en désavantage numérique seulement. «C’est le genre de soirée où une véritable guerre de tranchées s’installe en avant du filet et autour des bandes. Ces matchs sont plaisants à disputer alors c’est certain qu’on est déçus du résultat.»

C’est bien connu que lorsqu’il est question de tirs bloqués, personne n’arrive à la cheville du défenseur originaire de Kelowna. Ses 10 tirs bloqués au cours de la soirée représentent un sommet personnel pour Gorges qui s’approche rapidement du record des Canadiens établi par Mike Komisarek en 2007-2008 alors qu’il en avait accumulé 227. Avec encore 10 matchs à faire en 2011-2012 le numéro 26 en dénombre déjà 212.

«Quand tu es sur la glace pour tuer autant de pénalités, c’est facile d’avoir autant de tirs bloqués », affirme celui qui domine la LNH pour le nombre de tirs bloqués depuis un bon moment déjà et qui s’est aussi imposé physiquement avec six mises en échec au cours du duel.

Généralement habitué de voir un peu plus d’action, David Desharnais n’avait que de bons mots pour le travail de Gorges et de toute l’unité de désavantage numérique.

«Notre désavantage numérique a été tout simplement incroyable ce soir. On a eu dix punitions et des gars comme Gorges ont fait le travail. Emelin la même chose », a lancé Desharnais qui a vu son trio absent de la feuille de pointage pour la première fois depuis la rencontre du 24 février.

«Je le dis tout le temps, mais je le répète. Quand tu mets ce chandail-là, il faut que tu te donnes, que tu sois prêt à aller à la guerre. Je pense que tout le monde ici le fait dernièrement.», a professé Desharnais avant d’embarquer dans l’autobus qui ramène tout le monde à Montréal en vue de la rencontre de samedi contre les Islanders.

Pour Gorges, tout comme le reste de l’unité défensive du Tricolore, quelques sacs de glace sont à prévoir. Mais une chose est certaine, tous seront prêts à recommencer dans moins de 24 heures.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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