Tout donner

jeudi, 01.03.2012 / 13 h 10 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Tout donner

MONTRÉAL – Cherchant à mettre fin à une séquence de cinq défaites de suite, les Canadiens savent qu’ils devront tout donner.

Présentant une fiche ponctuée de matchs extrêmement serrés, les joueurs savent très bien qu’ils devront laisser leur cœur sur la glace soir après soir, s’ils veulent que la balance penche en leur faveur.

«Quand tu connais des difficultés, ce qui nous arrive en ce moment, il faut que tu donnes tout ce que tu as pour remporter des matchs. Si tu joues à 90, 95 % de tes capacités, ce n’est pas assez et c’est ce qui arrive souvent», a expliqué Lars Eller, faisant notamment référence aux 28 matchs des Canadiens qui se sont décidés par une marge d’un seul but. «On ne se fait presque jamais dominer – nous perdons par un but ou ils en ajoutent un dans un filet désert. Il faut donner notre meilleur effort et c’est sur ça que nous travaillons. »

S’étant entretenu pendant quelques minutes avec l’entraîneur-chef sur la glace sur Centre Bell après l’entraînement, Lars Eller sait ce que l’entraîneur s’attend non seulement de lui, mais des 20 joueurs qui seront en uniforme pour affronter le Wild jeudi soir.

Brad Staubitz parle de son premier
match contre le Wild.

«Il s’attend à ce que nous soyons meilleurs en tant qu’équipe, en tant que trios et en tant qu’individus. Nous avons eu un bel effort à Tampa Bay, mais tout le monde peut en donner un peu plus », a renchéri Eller.

Pour le pilote du Tricolore, les concepts de fierté et de sacrifice sont maintenant plus que jamais au cœur du discours.

«Il faut donner tout ce qu’on a dans chaque rencontre. Il faut se sacrifier pour ses coéquipiers, jeter son corps devant les rondelles – c’est ça qui rend le hockey excitant», a expliqué Randy Cunneyworth, ajoutant qu’il s’attend à beaucoup plus de tirs au but de la part de ses joueurs.

«Nous avons eu 24 tirs contre Tampa. Selon moi, nous aurions eu de la place pour 10 ou même 15 tirs “inoffensifs“ de plus. Par tirs “inoffensifs, “ je veux dire ceux qui proviennent d’angles difficiles. Tu tires en sachant que le gardien va faire l’arrêt, mais il va peut-être frapper la rondelle pour un rebond et c’est ça que tu veux », a expliqué Cunneyworth. «C’est ce qu’on veut voir plus fréquemment. Ces 24 tirs auraient pu en être 34 – dont au moins un sinon deux auraient pu résulter en un but.»

Avec une récolte de seulement cinq buts à ses cinq derniers matchs, la troupe montréalaise sait très bien qu’il faudra faire scintiller la lumière plus souvent si elle veut remporter ses matchs. Et pour y arriver, la tactique risque de changer un peu.

«Dans la LNH maintenant, c’est fou comment il n’y a plus beaucoup de buts spectaculaires. À part Malkin, il n’y a pas beaucoup de buts de haute voltige. Tout le monde compte des buts un peu de la même façon. C’est à force de travailler au tour du filet qu’on marque », a fait remarquer le défenseur P.K. Subban. «Quand on regarde les faits saillants soir après soir, la plupart des buts ne sont pas de beaux buts. Il faut aller dans les endroits où on va se faire frapper. Il faut tirer sur des protège-tibias, des épaules et avoir un bon bond. Mais ces occasions, elles proviennent d’un travail acharné.»

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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