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Histoire de famille

vendredi, 17.02.2012 / 17 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Histoire de famille

MONTRÉAL – Blake Geoffrion sait très bien ce qui l’attend.

Il est assez commun pour de jeunes partisans du Tricolore d’entendre leurs parents leur raconter des histoires à propos des légendes qui ont revêtu l’uniforme au cours des années. Des souvenirs de parades de la coupe Stanley et des grandes dynasties qui définissent l’histoire de l’organisation ont été partagés autour de la table à manger pour des générations. Ce n’était pas différent dans la maison de Blake Geoffrion – sauf que ces histoires avaient un peu plus d’impact.

Tour du chapeau de Blake Geoffrion

Son grand-père, membre du temple de la renommée, Bernard «Boom Boom » Geoffrion a passé 14 saisons à impressionner les partisans au Forum de Montréal, remportant six coupes Stanley, deux trophées Art Ross, ainsi qu’un Hart et un Calder. Son arrière grand-père, Howie Morenz, est considéré comme la première superstar dans l’histoire de la LNH, remportant trois coupes Stanley, ainsi que trois trophées Hart durant ses années à Montréal.

«Aucune pression», a blagué Geoffrion, qui a été échangé des Predators aux Canadiens le 17 février dernier. «On m’a retiré de la glace ce matin et on m’a dit de m’accrocher. Je ne savais pas si j’avais été échangé, mais quand ils m’ont annoncé que je me joignais aux Canadiens de Montréal, j’avais de la difficulté à le croire. Je croyais que c’était une blague. Je suis très excité, j’ai hâte.»

Sans surprise, un des premiers appels du jeune homme de 24 ans après avoir appris la nouvelle est allé en direction de son père Daniel, qui a également joué 32 matchs avec les Canadiens en 1979-1980.

«Je l’ai appelé et je lui ai demandé s’il était assis. C’est drôle puisqu’il est présentement à Atlanta pour rendre visite à ma grand-mère [veuve de Boom Boom Geoffrion, Marlene]. Il m’a répondu que oui. Je lui ai dit la nouvelle et il a rit en me disant "très drôle. Je suis au cinéma avec Nana en ce moment, je te téléphone après."»

«J’ai dû le convaincre que je lui disais la vérité», a rigolé Geoffrion, qui sera donc la quatrième génération de sa famille à jouer pour les Canadiens s’il reçoit l’appel. «Il a fini par me croire et m’a dit "VOYONS DONC !". Il a donné le téléphone à ma grand-mère et elle criait en français qu’elle était excitée et qu’elle ne le croyait pas.»

Ayant passé son enfance à Nashville au Tennessee, Geoffrion n’a pas grandi en regardant les Canadiens à la télévision. Il est peut-être seulement venu une fois à Montréal dans sa vie, mais cette seule visite lui a donné une bonne idée de ce que pouvait avoir l’air l’ambiance au Centre Bell.

«La première fois que je suis venu à Montréal, c’était en 2006 alors que le chandail de mon grand-père a été retiré. J’ai donc pu voir de quoi ça avait l’air. C’était incroyable », a décrit le rapide joueur de centre à propos de la cérémonie plutôt émotive qui a eu lieu le 11 mars 2006, la même date où son grand-père a succombé des suites d’un cancer. «J’ai pleuré durant tout la cérémonie. Je savais à quel point les Canadiens comptaient pour mon grand-père. Ils avaient de bonnes relations avec l’équipe et ses coéquipiers.»

«Ce qui me frappe le plus quand je repense à cette soirée, c’est toutes les histoires que j’avais entendues à propos du talent de Papi et de l’important qu’il avait dans une ville comme Montréal », a-t-il ajouté. «C’était vraiment une vedette ici. Nous sommes allés dans des restaurants et mon père essayait de payer avec sa carte. Le serveur voyait le nom sur la carte et disait "Nous ne voulons pas de votre argent ici". Les gens l’aimaient et ils les aimaient en retour.»

Geoffrion aura maintenant l'occasion de s'aligner avec les Canadiens, lui qui a été rappelé des Bulldogs le 27 février en vue d'un match contre le Lightning de Tampa Bay. Le nouveau numéro 57 des Canadiens pourra démontrer de quoi il est capable.

«Je retire une certaine fierté du fait que je sois un bon joueur dans les deux sens de la patinoire qui travaille dur tous les soirs. Je n’ai pas un boulet de canon comme celui de mon grand-père par contre », a ajouté Geoffrion, dissimulant un rire. «Je travaille toujours là-dessus.»

Shauna Denis écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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