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Magazine Canadiens

Le dernier mot : Seann William Scott

lundi, 20.02.2012 / 15 h 55 / Canadiens de Montréal - Magazine CANADIENS
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Le dernier mot : Seann William Scott
Reconnu pour ses légendaires frasques dans la trilogie Folies de graduation, Seann William Scott a utilisé son franc-parler et sa volonté de toujours pousser la note pour amener les comédies à un autre niveau. Après avoir joué l’idiot adorable dans Deux épais en cavale, Des gars modèles et côtoyé Jessica Simpson dans Shérif, fais-moi peur, l’acteur de 35 ans laissera bientôt parler ses poings dans Goon : Dur à cuire. Nous avons discuté avec l’homme originaire de Cottage Grove au Minnesota pour découvrir à quel point les coups de Doug Glatt seront aussi percutants que les répliques de Steve Stifler.

Tu as grandi à Cottage Grove (MN) qui est tout près de l’un des plus grands marchés de hockey aux États-Unis. Étais-tu un amateur de hockey dans ta jeunesse?
SEANN WILLIAM SCOTT :
Je jouais au baseball, au football et au basket-ball quand j’étais plus jeune. Mais la seule raison pour laquelle je jouais au basket durant l’hiver est que j’étais terrible au hockey! (rires) Je jouais à l’occasion à l’aréna local et sur des patinoires extérieures, mais j’étais atroce. Alors, je me suis contenté d’assister aux matchs de mes amis et bien sûr, les joueurs de hockey attiraient les filles. Au Minnesota, elles ne vont pas aux matchs de basket-ball secondaire, elles aiment les joueurs de hockey.

As-tu été surpris d’être approché pour ce rôle dans Goon?
SWS :
Je l’ai été en raison des personnes impliquées dans ce projet. C’était une expérience différente parce que je n’ai pas auditionné pour ce rôle. Alors que je travaillais sur Des gars modèles en 2008, Paul Rudd m’a dit qu’il venait de parler au téléphone avec Evan Goldberg (scénariste de Goon) et ce dernier voulait me parler d’un film de hockey/bataille qu’il écrivait avec Jay Baruchel et il pensait qu’il avait un personnage sur mesure pour moi. Alors, j’ai contacté Evan et il m’a dit que ce rôle serait parfait pour moi. J’étais excité, sachant que les réalisateurs me voulaient vraiment et que je n’étais pas leur dixième choix. Ils croyaient vraiment en moi; c’était excellent pour ma confiance avant d’amorcer le tournage.

Seann incarnera le rôle du dur à cuire Doug Glatt dans Goon.
As-tu fait toutes les scènes de patinage du film ou a-t-on eu à utiliser une doublure pour les scènes de hockey?
SWS :
C’est certain que j’ai fait toutes les scènes! Mais comme tout le monde dans le film, nous avions chacun une doublure. Nous avions tellement une belle équipe qui travaillait avec nous à Winnipeg. Mon personnage ne patine pas vraiment. Dieu merci parce que j’en suis incapable! Je me suis pratiqué durant un mois avec un entraîneur et ça m’a beaucoup aidé. Mais je ne me suis pas rendu au niveau où je pouvais freiner tout seul. Je devais toujours foncer dans quelqu’un ou sur la bande.

Excluant Goon, quel est le meilleur film de hockey de tous les temps : Slap Shot, Miracle sur glace, Jeu de puissance ou Youngblood?
SWS :
Slap Shot c’est sûr. Ce qui est drôle c’est que je l’ai vu il y a des années et je m’y connaissais à peine en hockey. Ce film te fait vouloir en apprendre davantage sur ce sport. Je ne veux pas le comparer à Goon par contre. Comme Slap Shot, vous ne devez pas tout connaître sur le hockey pour aimer Goon.

As-tu reçu des conseils de l’ancien homme fort des Canadiens Georges Laraque pour tes combats durant le tournage?
SWS :
Mon Dieu! Laisser tomber les gants contre lui était terrifiant! Il était hilarant. Je l’adore. Il est sans prétention dans le sens que tu ne réalisais pas que tu parlais à un des meilleurs durs à cuire de l’histoire. Il est tellement un gars doux et drôle. Dieu merci que j’aie pu me pratiquer avec The Rock dans Traquer avant d’affronter Georges Laraque. Je suis habitué de regarder d’en bas des géants, mais ce n’était pas pour le moins terrifiant. Lorsque vous verrez le film, notre combat a l’air convaincant, sérieux et violent. Il aurait pu me secouer comme une poupée s’il avait voulu. J’utilisais toute ma force juste pour me tenir à son chandail. Il est un monstre.

Seann a adoré côtoyer Georges Laraque durant le tournage de Goon.
Pourrais-tu t’imaginer affronter Laraque dans un vrai combat?
SWS :
Pas sans un Uzi! (rires) Je ne crois pas. Je ne peux vraiment pas l’imaginer!

La vie d’un homme fort de la LNH n’est pas des plus faciles. À quel point trouves-tu que leur travail n’est pas de tout repos?
SWS :
Oh c’est loin d’être amusant. Je n’en avais aucune idée avant que je ne visionne des vidéos. C’est un métier tellement physique et brutal. Certains d’entre eux doivent se protéger davantage, mais ils y vont quand même sans retenue. C’est incroyable. Le public ne comprend à quel point ces gars doivent être agressifs et athlétiques. C’est ce qui rend ce sport si beau.

Les batailles dans la LNH sont actuellement un des sujets chauds. Crois-tu qu’elles devraient être bannies ou sont-elles une partie importante du sport?
SWS :
Vous savez, je crois que je devrais en apprendre davantage sur le hockey et accroître mes connaissances avant de me prononcer. Les récentes tragédies doivent certainement être une source d’inquiétude majeure. Par contre, retirer les batailles serait bizarre. Il faut assurément que tout le monde soit en sécurité, mais cela changerait dramatiquement le hockey.

Tu incarnes un dur à cuire dans Goon. En réalité es-tu plus du type romantique ou batailleur?
SWS :
Oh, je suis définitivement un romantique! (rires)

Fan fini des Canadiens, Jay Baruchel a tenté de convertir Seann en partisan du Tricolore.
Ta co-vedette et l’un des réalisateurs du film, Jay Baruchel, est un partisan fini des Canadiens. A-t-il tenté de te convertir en fan du Tricolore durant le tournage?
SWS :
Oh que oui! Je ne crois pas qu’il aurait été approprié pour moi de parler d’une autre équipe de hockey. (rires) Il était vêtu de vêtements aux couleurs des Canadiens tout le temps. Jay est un vrai partisan. Je ne pouvais pas parler du Wild du Minnesota autour de lui, pas que je connaisse quelque chose du Wild!

2012 sera une année chargée pour toi. As-tu été difficile à convaincre pour interpréter Steve Stifler une autre fois dans le prochain Folies de graduation?
SWS :
Non puisque c’est moi qui ai présenté l’idée. C’est moi qui ai contacté le studio il y a deux ans et demi et qui ai pensé à ce que l’histoire pourrait être. Je pensais que l’idée de base d’une réunion du secondaire avec tout le monde de retour serait cool. C’était difficile de me faire à l’idée que c’était la bonne chose à faire. Mais ça m’était égal que ce n’était pas la meilleure chose pour ma carrière parce qu’il me semblait que ce serait tellement amusant d’incarner Stifler dans la trentaine, avec tout le monde de retour et avec une solide histoire qui aura du sens. Le défi était de faire un meilleur film, un bon film encore plus drôle. Lorsque le tout s’est enclenché, j’étais tellement excité et j’espérais que ça fonctionnerait.

Dans les films Folies de graduation, Eugene Levy jouait le rôle du père à ton ami. Était-ce bizarre qu’il incarne ton père dans Goon?
SWS :
Je suis un grand admirateur d’Eugene et c’était incroyable qu’il soit du film. Le seul point qui me préoccupait, et je suis sûr qu’il pensait la même chose, est que le public aurait de la difficulté à nous voir comme père et fils sans nous associer à Folies de graduation. C’était juste super de travailler avec lui. Dans Goon, mon personnage est très différent de Stifler, vous n’êtes donc pas confus.

Quelle phrase classique de Stifler entends-tu le plus souvent des admirateurs?
SWS :
Beaucoup de personnes me lancent simplement «Stifler!». Ce qui est bizarre est que j’entends parfois «La mère de Stifler!». Je me dis : «De quoi tu [censuré] parles?» Je crois que ça arrive aussi aux autres parce qu’Eddie Kaye Thomas qui incarne Finch reçoit la même chose. Il ne la comprend pas non plus!

Quelle a été la rencontre la plus drôle ou mémorable que tu as eu avec un admirateur?
SWS :
Je crois que c’était à Montréal. J’étais à l’aéroport et la femme à la sécurité m’a demandé : « Quelle est la capitale de la Thaïlande? » Je n’étais pas trop sûr, alors elle m’a lancé « Bangkok » en faisant le geste de me frapper dans l’entrejambe! J’étais confus initialement, mais je l’ai rapidement comprise et j’ai pensé : « Wow! C’est [censuré] bizarre, mais excellent! » J’étais honoré qu’elle me cite. Je suis certain que Brad Pitt ne reçoit pas ça. (rires)

Est-ce que c’est une bonne ou une mauvaise chose qu’un jour alors que tu seras avec tes petits-enfants, quelqu’un t’approchera et te dira « Hey Stifler!!! »?
SWS :
Si je suis avec mes enfants et que quelqu’un me dit : «Hey Stifler face de [censuré]», je crois que je lui ferai un high-five. Je m’en fous. Je dirais simplement à mes enfants de ne pas faire ça parce qu’ils pourraient se faire frapper. (rires) Si dans 30 ans quelqu’un m’approchait et me lançait : «Hey Stifler face de [censuré], je me souviens de la fois où tu as bu une bière avec du [censuré] dedans, c’était cool», je saurai à ce moment que j’ai réussi. Je saurai que je suis une véritable légende si quelqu’un me dit ça à 80 ans.

Découvrez les projets de Seann sur imdb.com. Pour plus d’informations sur Goon : Dur à cuire, en salle dès le 24 février, dirigez-vous au goonthemovie.com. Pour un aperçu du prochain Folies de graduation, visitez le americanpiereunion.com.

Cet article, écrit par Hugo Fontaine, est publié dans le numéro 26.3 du magazine CANADIENS.