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L'aube rouge

dimanche, 05.02.2012 / 16 h 30 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com

MONTRÉAL – Si les joueurs des Canadiens ont pu rentrer à la maison pour regarder le Super Bowl dans une atmosphère de fête, c’est en partie grâce aux efforts d'Alexei Emelin.

Le Russe n’est peut-être pas encore tout à fait à l’aise dans la langue de Shakespeare, mais son sourire en disait beaucoup sur son état d’âme après la rencontre de dimanche après-midi.

Emelin était tout sourire après avoir marqué en deuxième période.

«C’est certain que j’étais content de marquer. Ça n’arrive pas souvent. J’étais vraiment heureux», a lancé d’entrée de jeu Emelin qui a rencontré la presse après sa performance, épaulé d’un journaliste russe pour assurer la traduction.

En marquant en désavantage numérique, Alexei Emelin devenait le premier défenseur à marquer à court d’un homme pour les Canadiens depuis Andrei Markov, le 6 octobre 2007 à Toronto. Toutefois, loin d’être impressionné par son propre exploit, Emelin n’a pas hésité à pointer du doigt celui qui était à l’origine de ce but.

«C’était une belle passe de Tomas Plekanec», a expliqué Emelin. «Quand tu reçois une passe comme celle-là, tu sais que la rondelle s’en va dans le but.»

Non seulement Emelin a apporté un côté offensif au jeu des Canadiens au cours de la deuxième tranche du week-end, mais il en a également profité pour faire ce qu’il sait le mieux faire: frapper l’adversaire.

Avec les six mises en échec accumulées au cours de la rencontre, Emelin s’est hissé au quatrième rang chez les défenseurs de la LNH à ce chapitre. Chez les recrues, toutes positions confondues, il domine avec 151 coups d’épaules. Et cette robustesse, Randy Cunneyworth n’hésite pas à la féliciter.

«Ses prises de décisions sont excellentes dernièrement. Il a moins d’hésitation. Et sa présence physique est exactement celle à laquelle nous nous attendions. Il n’a aucune hésitation lorsque vient le temps de frapper. C’est un gars qui aime ça», a expliqué l’entraîneur-chef des Canadiens.

Affichant également un style plus robuste depuis quelques rencontres, multipliant les grosses mises en échec, P.K. Subban semble maintenant faire partie du fan-club de Emelin, toujours aux dires de l’entraîneur.

«Peut-être qu’il y a une certaine compétition entre les deux. Je crois que P.K. a bien joué. Il était une cible, comme il l’est souvent, mais ça ne l’a pas dérangé. Il est resté concentré sur le travail à accomplir et il a fait du bon travail », a renchéri Cunneyworth à propos du travail de Subban qui n’a pas hésité à laisser tomber les gants devant Blake Wheeler en fin de deuxième période. «Si les deux sont en compétition pour les mises en échec, je les encourage.»

Et à voir le nombre de mises en échec percutantes que ces deux-là sont capables de distribuer, l’entraîneur ne sera probablement pas seul à les encourager.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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