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jeudi, 02.02.2012 / 23 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Aucun r\u00E9pit

NEWARK – Les visages en disaient long sur le moral des troupes dans le vestiaire des Canadiens après la rencontre de jeudi soir au New Jersey.

Même si pour certains la rencontre ne représentait qu’une barre de plus à ajouter dans la colonne des défaites, pour plusieurs le déroulement du match ne représentait rien de moins que le reflet d’une saison plutôt difficile.

Randy Cunneyworth parle aux médias

«C’est une année particulière parce qu’on est là, on joue bien, puis pour une raison que je ne peux expliquer, quelque chose arrive et on se fait avoir », a expliqué Mathieu Darche qui a connu une soirée de travail plutôt chargée avec plus de 18 minutes de temps de jeu, dont plus de quatre en désavantage numérique.

«On n’a pas joué un mauvais match », a renchéri celui qui a marqué le troisième but des siens en désavantage numérique à la suite d’une belle montée de Plekanec. «C’est ce qui est tellement frustrant cette année. Si je pouvais l’expliquer, on ne serait pas où on est. On est dans la partie, on contrôle, on joue bien, puis il y a toujours quelque chose qui arrive. Je ne veux pas blâmer la chance parce qu’il faut que tu puisses créer ta chance. »

Josh Gorges abonde un peu dans le même sens que Darche, s’expliquant mal la situation dans laquelle le Tricolore se retrouve en ce moment.

«Je vais devoir regarder le match et revoir quelques jeux pour essayer de mieux comprendre ce qui s’est passé, mais j’ai l’impression que nous avons fait beaucoup de bonnes choses. Nous avons fait ce que nous voulions dans plusieurs domaines. Quand on regarde le but gagnant… je n’ai aucune idée de ce qui s’est passé », a confessé Gorges, visiblement estomaqué par le résultat de la rencontre. «Davey a travaillé comme un forcené pour revenir et plonger. La rondelle frappe son bâton et aboutit sur la palette d’un gars des Devils. Il a donné tout ce qu’il pouvait et malgré tout, c’est eux qui ont la rondelle. Il n’y a rien que Price aurait pu faire. C’est tellement difficile parce que nous avons besoin de ces points.»

Lorsque l’entraîneur-chef Randy Cunneyworth a rencontré les médias au terme de la rencontre, il n’a pas mâché ses mots à l’endroit des arbitres, qui ont, selon lui, connu une soirée qu’on pourrait qualifier de plutôt difficile.

«C’est assez dur comme ça d’affronter cette équipe-là directement, mais quand les infractions ne sont pas appelées, spécialement sur le but qui fait la différence, c’est encore plus dur », a mentionné Cunneyworth au sujet du but gagnant de Parise. «Cole était accroché et ne pouvait pas se battre pour sortir la rondelle du territoire. C’est inconcevable pour moi.»

Même si sa formation quitte le New Jersey bredouille, le pilote du Tricolore n’est pas insatisfait du travail démontré par son équipe.

«Nous avons travaillé dur toute la soirée. Ce qui a fait la différence, ce sont les pénalités », a-t-il insisté. «C’est difficile de jouer comme ça contre une bonne équipe quand il te manque tout le temps un joueur. Nous avons eu un bon départ, comme nous le voulions. Mais c’est dur à avaler.»

Le Tricolore a aussi perdu les services de Mike Blunden après un coup porté par-derrière par Patrick Elias en fin de première période. Bien qu’Elias ait été pénalisé pour deux minutes, Randy Cunneyworth croit que le jugement aurait pu être bien plus sévère.

«Nous avons perdu un gars après un coup par-derrière et le joueur des Devils n’est pénalisé que pour deux minutes. Si ça, c’est un deux minutes, ça devient compliqué de suivre les arbitres. Les gars sont probablement aussi confus », a conclu Cunneyworth. «Une soirée comme ça, alors que nous croyons mériter un meilleur sort, c’est difficile pour les gars. C’est certain que d’autres soirs, les pénalités peuvent aller de l’autre côté, mais une chose est certaine, il faut que ce soit un peu plus équitable.»

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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