Les robustes Canadiens

mardi, 10.01.2012 / 13 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com
X
Partagez avec vos amis


Les robustes Canadiens

BROSSARD – Sans le savoir, l’entraîneur des Canadiens, Randy Cunneyworth préparait sa troupe depuis déjà quelques matchs à la rencontre de mardi soir.

Depuis son arrivée en poste le 17 décembre dernier, l’entraîneur-chef des Canadiens a lentement imposé son style de jeu, ce qui passe notamment par une dimension physique accrue.

Alexei Emelin est reconnu pour son style de jeu robuste.

«Quand je regarde notre jeu au cours des derniers matchs, je crois que notre implication physique est plus grande », a expliqué Cunneyworth dont l’équipe a passé d’une moyenne de 20 mises en échec par match à 22,11 mises en échec depuis son arrivée en poste et affiche une moyenne de 29 mises en échec à ses trois derniers matchs. «Nous jouons de façon plus robuste en échec avant et nous ressortons avec la rondelle pour cette raison. Ça a été efficace pour nous et nous espérons continuer dans la même veine.»

Reconnus comme étant une formation plutôt robuste, les Blues représentent exactement le genre de défi que Cunneyworth voulait pour ses joueurs.

«Pour avoir du succès, je crois qu’il faut jouer de façon robuste. Je crois que St Louis l’a démontré au cours de la saison», a renchéri Cunneyworth en parlant des Blues qui occupent actuellement le quatrième rang dans l’Ouest. «C’est une équipe physique qui travaille dur, qui n’a pas peur de brasser un peu et qui en retire de bons résultats.»

L’attaquant Mathieu Darche abonde dans le même sens que son entraîneur. Comptant 49 mises en échec à sa fiche, ce qui le place au troisième rang des attaquants du Tricolore à ce chapitre derrière Erik Cole et Travis Moen, le vétéran ailier voit dans cette rencontre une bonne occasion de se mesurer à plus gros.

«On a qu’à regarder leur première ligne. Ils ont Backes et Stewart qui sont deux gars qui ont un style assez physique » explique Darche à propos de deux des poids lourds des Blues. «C’est une équipe agressive en échec avant. Les équipes de Ken Hitchcock ne donnent généralement pas grand-chose à leurs adversaires défensivement. C’est pour ça qu’ils ont du succès depuis qu’il est là. Ils jouent en unité de cinq, ne donnent pas beaucoup de chances. On ne peut pas commencer à tricher. Si les chances ne sont pas là, il faut rester patient. Avec le talent qu’ils ont, ils peuvent nous faire mal sur le jeu de transition. »

Alors que les Blues peuvent compter sur quelques gros éléments, les Canadiens ont une arme secrète qui en est pour beaucoup dans cette robustesse soudaine, Alexei Emelin. Le défenseur russe trône au sommet des recrues de la LNH pour le nombre de mises en échec. Il en distribue en moyenne 3,8 par rencontre. Dans les deux plus récentes victoires du Tricolore, il a donné en moyenne six coups d’épaules.

Et il ne s’agit que d’un joueur qui sera opposé aux Blues mardi soir. Il y en aura 19 autres en uniforme.

En rafale :

- L’entraînement de mardi matin était optionnel. Tout le monde était présent à l’exception de Michael Cammalleri, Andrei Kostitsyn, Tomas Plekanec et Tomas Kaberle. Ils devraient tous être en uniforme pour affronter les Blues.

- Max Pacioretty était de l’entraînement, lui qui a raté celui d’hier aux prises avec la grippe. Sa participation à la rencontre sera déterminée avant le match.

- L’entraîneur Randy Cunneyworth a avoué qu’il y avait une grande possibilité qu’il fasse encore une fois appel à 11 attaquants et sept défenseurs.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

VOIR AUSSI
En vrac
Face à face: Canadiens - Blues
Un visage connu 
Les retrouvailles de Max 

Sortir la tête de l’eau

La LNH annule le réalignement