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Magazine Canadiens

Le dernier mot : Jamie Bell

jeudi, 15.12.2011 / 10 h 30 / Canadiens de Montréal - Magazine CANADIENS
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Le dernier mot : Jamie Bell
Au hockey comme au cinéma, il y a des rôles qui sont difficiles à combler. C’est pour cette raison que lorsque Steven Spielberg et Peter Jackson ont décidé d’adapter Tintin au grand écran, ils ont choisi un acteur aussi distingué et expérimenté que ce personnage légendaire. De passage à Montréal à l’occasion de la première nord-américaine de Les aventures de Tintin, nous avons rencontré Jamie Bell – connu pour ses rôles dans Billy Elliot, Rébellion et L’Aigle de la 9e légion – pour découvrir un peu plus l’acteur qui a donné vie au célèbre reporter.

Tu as visité Montréal pour la première fois; quelles ont été tes impressions de la ville?
JAMIE BELL :
Honnêtement, je n’ai presque pas eu de temps libre. Je suis allé à un excellent restaurant français, L’Express. J’ai bien aimé l’atmosphère du style bistro français qui y régnait. Étant Européen, c’est plaisant d’être en Amérique du Nord et de pouvoir baigner dans une culture et une langue différentes.

Es-tu un partisan de hockey? Y as-tu déjà joué?
JB :
Dès l’âge de trois ans, j’étais sur mes patins et je jouais au hockey, mais je n’étais pas très doué et ça n’a pas duré très longtemps! J’ai toujours aimé le hockey et j’ai toujours pensé que c’était un des sports les plus gracieux qui existe. Tu dois être athlétique, très agile et posséder une vision incroyable pour y jouer. Un peu comme au soccer, mais le côté physique et la vitesse du soccer sont loin d’être au même niveau qu’au hockey. J’aime bien le banc où les joueurs vont s’asseoir lorsqu’ils ont été méchants sur la glace; ça me rappelle lorsque mes parents me mettaient en punition quand j’étais enfant. (rires)

As-tu déjà assisté à un match de la LNH?
JB :
J’ai été à un match des Maple Leafs lorsque j’étais à Toronto pour faire la promotion de Tintin. Ils jouaient très bien lorsque j’étais dans les estrades, mais dès que j’ai quitté puisque je devais aller à un visionnement, ils se sont fait démolir! Je me suis senti un peu mal, je me suis dit qu’ils auraient peut-être mieux paru si j’étais resté!

Tout comme le faisait Thierry Henry avec Arsenal, Jamie affiche fièrement son chandail #14 des Canadiens.
Ne te sens pas mal pour une défaite des Leafs! Revenons plutôt au soccer, tu es un grand partisan d’Arsenal, n’est-ce pas?
JB :
J’adore le soccer et je suis un fan fini des Gunners, même s’ils ne connaissent pas une très bonne saison jusqu’à présent. Je les appuie depuis que j’ai six ans. Je me faisais taquiner à l’école parce que je n’avais aucune allégeance envers une équipe. J’ai donc demandé à ma mère de m’acheter un chandail. Ne sachant pas vraiment lequel prendre, elle en a pris un d’Arsenal et je suis derrière eux depuis ce jour.

Tes chiffres favoris sont le 8 et le 14. Y a-t-il un lien avec le sport ou est-ce qu’il y a une signification personnelle?
JB :
J’ai toujours eu quelque chose pour le huit. Mais le 14 est définitivement pour Thierry Henry qui était le joueur vedette d’Arsenal pendant plusieurs années.

Étant un acteur qui a déjà dansé devant les caméras dans ton premier grand rôle dans Billy Elliot, qui est d’après toi le meilleur danseur dans l’histoire du cinéma?
JB :
Fred Astaire et Gene Kelly étaient très bons. Ils ne font malheureusement plus ce genre de films de nos jours.

Si le golf est considéré comme un sport, est-ce que la danse devrait l’être également? Ton cardio doit être à son meilleur et ta coordination doit l’être aussi.
JB :
C’est intéressant parce que certaines personnes ne considèrent pas certains sports comme une forme d’art. D’après moi, le soccer est de l’art. Pour être honnête, tous les sports sont du théâtre à un certain degré. C’est du drame aucunement planifié et c’est ça qui le rend si excitant. La pression est la même.

As-tu été surpris d’apprendre que la première nord-américaine de Les aventures de Tintin aurait lieu à Montréal plutôt qu’à Los Angeles ou New York?
JB
: La faire à Montréal avait du sens puisque cela poursuivait le thème que nous avions abordé. La première mondiale a été présentée à Bruxelles puisque c’est de là qu’est originaire Tintin. Le film a été très bien reçu. Recevoir cette approbation du public était très important pour nous. Poursuivre cette ligne de pensée en allant dans une ville francophone en Amérique du Nord avait donc du sens. Steven [Spielberg] l’a demandé et c’était la bonne chose à faire.

Affichant une certaine ressemblance avec le célèbre reporter, Jamie a donné vie à Tintin dans le film de Steven Spielberg.
Dans Tintin, tu as travaillé en compagnie de personnes incroyablement talentueuses. Étais-tu impressionné de recevoir des directives de la part de Steven Spielberg?
JB :
Absolument, il est le meilleur! Quand j’étais enfant, je l’admirais beaucoup. Il a créé plusieurs moments qu’en tant que jeune, tu ne peux pas oublier. Comme dans Les aventuriers de l’arche perdue quand Indiana Jones s’étire pour reprendre son chapeau alors que le mur se referme. Il est derrière toutes ces scènes légendaires qui nous ont marqués dans notre jeunesse. Lorsque tu es sur un plateau avec lui et que tu le vois faire la même chose pour ton personnage, c’est incroyable. Il est comme un enfant lorsqu’il fait des films.  Il a une passion sans égal pour le cinéma.

Dans ta jeunesse, quel était ton film favori de Spielberg?
JB :
C’est tellement difficile de choisir. E.T. est un classique aux États-Unis, mais je dirais Rencontres du troisième type. Ce film le représente tellement.

Avide lecteur de Tintin dans sa jeunesse, Jamie aimait particulièrement Tintin au Tibet.
Étais-tu un avide lecteur de Tintin dans ta jeunesse? Quel était ton livre préféré?
JB :
Définitivement. Étant Européen et particulièrement Anglais, c’était une très grande partie de ma jeunesse. Tu ne pouvais pas t’en sauver. Mon livre préféré était Tintin au Tibet en raison des enjeux très élevés auxquels étaient confrontés Tintin et le Capitaine Haddock. Vous aviez le sentiment que l’un d’eux pourrait mourir; ils mettaient leur vie en péril l’un pour l’autre, contrairement aux autres livres où tu avais le sentiment que les choses allaient s’arranger et que tout finirait bien. Dans ce livre, on a le pressentiment que ça pourrait se terminer très mal.

Explique-nous la technologie utilisée pour filmer Tintin en 100 mots ou moins?
JB :
Lorsque vous irez voir ce film, vous pourrez voir que sans mon travail et celui des autres acteurs que nous avons fait avec les figurines digitales, ces figurines ne bougeraient pas, ne parleraient pas et ne ressentiraient rien. Ce serait simplement une poupée numérique sans vie. Le rôle de l’acteur avec cette technologie est de lui donner vie, d’où vient l’importance de notre performance. Lorsqu’on analyse le tout, c’est comme si nous avions participé à un film conventionnel.

Il y avait une équipe toute étoile du Royaume-Uni derrière Tintin. Comment était-ce de collaborer avec des compatriotes comme les génies de l’humour Simon Pegg, Nick Frost et Edgar Wright de même qu’avec James Bond lui-même, Daniel Craig?
JB :
C’était incroyable. Nous voulions donner au groupe une touche européenne. Il y a une sensibilité derrière Tintin typiquement européenne que nous voulions conserver. Ils sont tous très talentueux et ils ont fait un excellent travail pour s’imprégner et se perdre dans leurs personnages. Vous ne voyez aucunement que James Bond est dans ce film!

Travaillant aux côtés de James Bond lui-même, Jamie a adoré l'expérience de côtoyer Daniel Craig.
Tu t’es inscrit sur Twitter il y a quelques mois. Même si tu as la réputation de jouer des rôles plutôt sérieux, tu suis des personnes drôles comme Jonah Hill, Sarah Silverman et Seth MacFarlane. Alors, à quand le jour où nous verrons Jamie Bell dans une comédie délirante au cinéma?
JB :
Je me le suis fait demander à quelques reprises, mais être drôle à l’écran est difficile. C’est difficile parce que lorsque je sais qu’une blague s’en vient, je me mets beaucoup de pression parce que je sais que ça doit faire rire le public. Je vais mettre beaucoup d’emphase sur cette réplique et je vais perdre le fil en bout de ligne. Ce devra être un projet où je pourrai être moi-même, mais ça va être difficile. J’ai beaucoup de respect pour les humoristes parce qu’il est difficile de faire rire les gens. Ils sont hilarants et c’est pour ça que je les suis sur Twitter.

Ton nom d’utilisateur est « @1jamiebell », mais on dirait que le propriétaire de
«@jamiebell» est un gars de la Colombie-Britannique. As-tu déjà considéré faire un détour durant ta tournée canadienne pour reprendre ce qui t’appartient?
JB :
J’ai vu ça! (rires) Honnêtement, je suis heureux de lui laisser. C’est plutôt comique que quelqu’un d’autre ait pris exactement le même nom.

Nous te suivrons sur Twitter si tu nous suis, d’accord?
JB
: C’est certain! J’ai lu quelque part que les Canadiens sont l’une des équipes sportives les plus suivies sur Twitter. Et même si j’ai assisté à un match des Leafs, «Go Habs Go!».

Pour plus d’informations sur Les aventures de Tintin : Le secret de la licorne, dirigez-vous au www.us.movie.tintin.com. Pour demeurer à l’affut des faits et gestes de Jamie, suivez-le sur Twitter au twitter.com/1jamiebell.

Cet article, écrit par Hugo Fontaine, est publié dans le numéro 26.2 du magazine CANADIENS.