Faire partie de l’équation

dimanche, 27.11.2011 / 10 h 00 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com

MONTRÉAL – Vivre le rêve américain… ou plutôt le rêve Canadiens, c’est ce que recherchait Raphael Diaz en s’amenant à Montréal. Et ce rêve devient réalité.


Aidé notamment par les nombreuses blessures dans la brigade défensive du Tricolore, Raphael Diaz s’est frayé un chemin à travers les étapes pour finalement faire partie du noyau à la ligne bleue. Et ce, en seulement deux mois.

«De pouvoir jouer dans la LNH, pour les Canadiens de Montréal en plus, ça me rend fier. J’ai beaucoup appris au cours des 20 premiers matchs. C’est intéressant aussi de voyager, de me promener de ville en ville. C’est du nouveau pour moi, j’aime ça», mentionne Diaz, qui comptait huit ans d’expérience en hockey professionnel en Suisse, avant de traverser l’Atlantique.

«L’organisation est tellement incroyable. Quand tu arrives à l’hôtel, il y a des boissons, de la nourriture. Tout est pris en charge. C’est beaucoup de voyages, mais ce sont de bons voyages. Tu peux dormir et relaxer dans l’avion », a expliqué Diaz.

Le régime de voyage dans son pays d’origine est bien différent de celui qui prévaut ici.

«En Suisse, nous partions à deux heures de l’après-midi en autobus pour aller jouer un match le soir même », a poursuivi Diaz. « Ici, c’est toujours un jour à l’avance. C’est beaucoup mieux pour se préparer pour les rencontres.»

Et il faut croire que ce temps de préparation avant les rencontres, que ce soit sur la route ou à domicile, Raphael Diaz le met à profit, puisque le jeune défenseur présente des choses convaincantes par rapport aux attentes de certains… même des siennes.

«Au début, il y avait le camp, puis le premier match, puis tous les autres qui ont suivi. Je n’ai fait que suivre la parade et maintenant j’en fais partie», a renchéri Diaz. «Je veux aider l’équipe, tu veux qu’elle performe. Ce qui m’importe, c’est ce qui se passe maintenant, ce qui se passe à l’entraînement, ce qui se passe dans les matchs.»

Preuve notamment que Diaz fait pleinement partie de la troupe de Jacques Martin est qu’il a pris à bras le corps certaines habitudes bien montréalaises, notamment au chapitre des tirs bloqués. Le défenseur est au troisième rang chez les Canadiens, tout juste derrière les spécialistes de cette discipline, Josh Gorges et Hal Gill. En fait, Diaz est en train de faire sa marque non seulement avec les Canadiens, mais dans la LNH en entier, se retrouvant au deuxième rang pour les tirs bloqués par une recrue.

«J’essaie d’être toujours où est la rondelle, que ce soit avec mon bâton ou avec mon corps. Les gars ici sont gros et ils bloquent la vue du gardien. Alors c’est à nous de bloquer ces rondelles. C’est bien si je peux aider de cette façon», a-t-il laissé savoir, avouant au passage que même les ecchymoses sont peut-être un peu plus nombreuses qu’avant, la technique reste la même. «C’est certain que les tirs sont un peu plus puissants dans la LNH que dans la Ligue de Suisse, mais d’une façon ou d’une autre, le truc est vraiment d’aller au-devant du tir et de t’y préparer.»

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com

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