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lundi, 14.11.2011 / 23 h 30 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
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Aucun r\u00E9pit

MONTRÉAL – La plus petite des erreurs peut faire la plus grande des différences. La rencontre de lundi l’a de nouveau prouvé.

Le baseball s’est souvent vanté d’être un jeu de pouces. Un pouce peut faire la différence entre une balle et une prise. Un coup de circuit ou un vulgaire ballon à la piste d’avertissement. Mais le hockey de la LNH ne laisse pas sa place et la moindre erreur peut vous coûter cher.

« La parité : c’est ce que cette Ligue offre à tous les matchs », a indiqué Brian Gionta, au terme du revers de 3 à 2 des siens en fusillade contre les Sabres. « Les équipes sont si près l’une de l’autre que les petites erreurs font une grande différence dans la partie.

« On s’est un peu éloigné de notre plan de match », a poursuivi Gionta. « Les Sabres étaient un peu plus affamés que nous l’étions. Nous n’étions pas suffisamment responsables avec la rondelle. Ils ont une bonne équipe avec leurs deux premiers trios. »

Avec une avance de 2 à 0 après 40 minutes de jeu, le Tricolore n’avait aucunement l’intention de s’asseoir sur ses lauriers, désirant ardemment gagner de précieux points et du terrain sur les Sabres, qui occupent désormais le sommet de la division Nord-Est. Sauf que ces derniers avaient un autre plan en tête.

« Lorsque tu te bats pour des points et des positions au classement, c’est important d’avoir le sentiment d’urgence pendant 60 minutes », a expliqué P.K. Subban, qui a passé 27 minutes et 37 secondes sur la patinoire, un sommet pour lui cette saison. « Dans la nouvelle Ligue nationale, le vent peut tourner rapidement. Ils avaient ce sentiment d’urgence en troisième période; nous ne l’avions pas. Mais il faut regarder le positif, nous sommes allés chercher un point, mais nous aurions dû terminer la soirée avec deux points. C’est certainement frustrant.»

Avec une défensive déjà éclopée par les absences prolongées des vétérans défenseurs d’Andrei Markov et Chris Campoli en plus de Hal Gill qui s’est rajouté à la liste ce lundi matin, Jacques Martin ne voulait sûrement pas qu’on lui glisse à l’oreille qu’un autre défenseur était tombé au combat. Pourtant, c’est ce qui est arrivé alors que Jaroslav Spacek a dû déclarer forfait en milieu de deuxième période en raison d’une blessure au haut du corps. Le pilote du Tricolore a donc dû terminer la rencontre avec cinq défenseurs, dont quatre qui sont loin d’avoir les tempes grises.

« Le plan n’est pas de s’asseoir sur l’avance », a indiqué Jacques Martin. « La meilleure défensive est l’attaque. Je ne crois pas que nous sommes assis sur notre avance, peut-être en troisième période lorsque les Sabres ont appliqué de la pression parce qu’ils accusaient un retard. Nous avons commis des erreurs qui ont résulté en des buts avec une jeune défensive. »

« Le plan n’est pas dire ‘Nous avons une avance de deux buts, nous pouvons relaxer’. Nous tentons de chercher le prochain but », a renchéri l’entraîneur-chef des Canadiens. « Lorsqu’une équipe exerce de la pression, elle va obtenir des opportunités et ce n’est pas arrivé. »

Le Tricolore a néanmoins grimpé quelques échelons, se hissant au troisième rang de sa division devant les Sénateurs et les Bruins.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com.

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