Sentiment d’urgence

jeudi, 20.10.2011 / 22 h 51 / Canadiens de Montréal - Nouvelles
canadiens.com

PITTSBURGH – La déception pouvait se lire dans le visage des joueurs des Canadiens après la défaite contre les Penguins.

Non seulement, la troupe de Jacques Martin a baissé pavillon dans une quatrième rencontre d’affilée, mais elle est a également perdu Scott Gomez au combat, le joueur de centre quittant tôt en première période, victime d’une blessure au haut du corps.

«Nous savons que nous avons les bons effectifs. Ce n’est pas ça le problème. Nous devons être préparés et être tous à la même page. Il faut trouver le moyen d’être à la même page», a lancé le capitaine du Tricolore, Brian Gionta.

«C’est certain que Scott est une grosse partie de l’équipe, mais eux aussi, il leur manquait de gros joueurs. Ce n’est pas une excuse», a renchéri celui qui a marqué le seul but des Canadiens avec moins de deux minutes à faire en troisième période.

Complice sur le but de Gionta, Mathieu Darche n’a certainement pas mâché ses mots lorsqu’appelé à commenter la rencontre.

«On s’embarrasse nous-mêmes. Sans Carey ce soir, ça aurait pu être plus désastreux. Il faut qu’on se réveille. On est souvent deux ou trois gars sur la glace sur la même page, alors qu’il faut être cinq », a lancé Darche, qui a connu quelques bonnes séquences au cours de la soirée, obtenant trois tirs au but en plus de décerner quatre mises en échec.

«J’aurais bien aimé ça compter en désavantage numérique. Il a fait un bel arrêt. Mais il faut arrêter les «si». C’est ça le hockey. Il y a des moments où ça va fonctionner et quand ça ne va pas, il ne faut pas s’écraser. C’est ce qu’on fait maintenant, on joue chacun à notre façon au lieu de jouer en équipe», a terminé Darche.

De retour dans l’alignement après avoir raté trois rencontres, Michael Cammalleri a joué un peu plus de 19 minutes. Le franc-tireur du Tricolore qui a regardé ces trois rencontres de la galerie de presse a analysé la prestation de sa formation avec philosophie.

«Notre sentiment d’urgence se manifeste par le fait que tout le monde veut gagner, tout le monde essaie, mais au final, c’est l’exécution qui fait défaut. Quand il est question de batailles à un-contre-un, si tu fais quelques bonnes passes et que tu patines avec la rondelle, c’est facile de gagner cette bataille. Tu te mets dans une position où c’est facile de gagner tes batailles et de se supporter », a expliqué Cammalleri. «À ce moment, tout le monde paraît bien. Quand tu ne fais pas ça, des gars sont laissés hauts dans la zone, seuls et tout le monde paraît mal. »

Avec un effort de 29 arrêt, dont un particulièrement spectaculaire aux dépens de Steve Sullivan en première période, Carey Price y est allé d’une pointe d’optimisme.

«On ne peut que s’améliorer. D’y repenser va seulement rendre les choses pires qu’elles ne le sont déjà. La seule chose qu’on peut faire, c’est de mettre ce match derrière nous et de nous concentrer sur la rencontre de samedi », a offert le gardien de 24 ans. «Nous avons que quelques bons matchs, mais on dirait que si une chose va bien, alors les autres iront mal. Il faut juste mettre la gomme et une fois qu’on va le faire, je crois qu’on va connaître une bonne séquence. Mais en attendant, il faut nous concentrer sur les détails et ça devrait rentrer en ordre. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

VOIR AUSSI
Faits saillants
Le jeu des chiffres
Sommaire
Le carnet de route
Plein feu sur... Cammalleri
Match historique pour le défenseur Hal Gill